Médicaments, effets secondaires :

la mort

John Virapen et Pr Even (2014)

 

Corruption des systèmes de santé

 

Pour lever tous les obstacles à son expansion, l'industrie pharmaceutique agit toujours par la corruption.

Dans un rapport, Transparency international écrit : " Alors qu'on attribue souvent les déséquilibres financiers du système de santé allemand à l'augmentation du nombre de personnes âgées, ce facteur ne joue en réalité qu'un rôle mineur à côté de la correction, l'incompétence et l'irresponsabilité." (La situation est la même en France ou aux Etats-Unis où le prix abyssal et sans justification des médicaments nouveaux, et, au nom d'un principe de précaution mal compris, les prescriptions hors de propos de médicaments inutiles, l'hospitalo-centrisme, le coût des dispositifs médicaux et des prothèses, les dysfonctionnements des hôpitaux de jour et des urgences, la multiplication des consultations et des examens biologiques et radiologiques inutiles et des gestes interventionnels et chirurgicaux souvent non justifiés sont de loin les principales causes d'augmentation des dépenses de santé.) Et Transparency International poursuit : "pour y faire face, il existe bien des bases légales, mais elles semblent paralysées par les comportements illégaux et non éthiques, les organisations véritablement mafieuses et les cartels mis en place par les grandes firmes pharmaceutiques : la fraude, le gaspillage et la corruption se sont infiltrés au niveau fédéral dans notre système de santé durant ces dernières décennies. Médecins, dentistes, pharmaciens et assurés sont entraînés, et se laissent entraîner, dans cette dérive qui joue maintenant sur des dizaines et des dizaines de milliards pour le plus grand bénéfice de l'industrie pharmaceutique, sans que le contrôle de l'Etat s'exerce comme il devrait, en grande partie à cause de la corruption." Et même son cloche avec le rapport sur l'industrie pharmaceutique de l'Assemblé générale des Nations unies en 2008, qui ajoute : "Les grandes firmes devraient assumer leur responsabilité à l'égard de la santé publique et pas seulement à l'égard de leurs actionnaires, et ce n'est pas aujourd'hui le cas, en particulier en ce qui concerne leur politique de recherche-développement, leur acceptation des politiques anticorruption et anti-lobbying et l'éthique des essais cliniques."

 

 

Drogue et armée

     

"Selon la commission des citoyens et des droits de l'homme américaine (rapport 2013), les militaires sont utilisés d'autorité pour les essais cliniques et les antidépresseurs, les anti-psychotiques, les anxiolytiques et les psychostimulants sont lourdement prescris pour renforcer l'agressivité au combat ou pour traiter, après coup, le très médiatisé PTSD, le "post-traumatic stress disorder". Cela avait commencé en 1914 avec l'alcool, puis en 1940 avec les amphétamines, orthédrine...remplacées aujourd'hui par des cocktails de 2,3 ou 4 psychotropes (et jusqu'à 25 pour un seul soldat !), source de dépersonnalisation, violences, maltraitances, meurtres et suicides. De 2005 à 2011, la consommation de psychotropes dans l'armée américaine a septuplé, un militaire sur six est traité et le nombre des suicides est supérieur à celui des tués au combat (349 en 2012, contre 311). Parallèlement, le budget des psychotropes dans l'armée est passé de 2 à 7 milliards de dollars et les ancien militaires se suicident au rythme de 9000 par an. En 2012, un soldat abat 7 personnes dans les rues de Kaboul, un autre 4 officiers  à Bagdad et, en 2013, un ancien sergent s'introduit au Pentagone et assassine 11 personnes.

Même chose dans les autres armées, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Russie, où les suicides sont plus fréquents que les blessures mortelles au combat ou que les accidents fatals, tandis que parallèlement, les généraux-psychiatres M. Friedman, C. Ritchie ou S. Xenakis multiplient les contrats personnels avec les grandes firmes productrices de psychotropes. Mais en France, au mali, en Centrafrique, aucune information."


 

Les médicaments

 

"Tant qu'il n'y aura pas un institut de médecine indépendant financé par les pouvoirs publics pour réguler le marché du médicament sur des bases objectives, biologiques et cliniques, rien ne changera, les pharmacies continueront à proposer 25 % de médicaments indispensables, 25% de médicaments occasionnellement utiles, 25% de médicaments à peu près complètement inefficaces et encore 25% totalement inefficaces, avec, au total, 25% de médicaments à l'origine d'effets secondaires au moins transitoirement gênants et invalidants et 5% d'accidents graves ou mortels, source de 20 000 morts par an identifiés et probablement 10 000 de plus échappant au recensement, faute de structures de pharmacovigilance efficaces au niveau des hôpitaux, des médecins et des caisses d'assurance. On ne sait pas quand on ne veut pas se donner les moyens de savoir."

 Dr. Even