Les secrets de la Réserve fédérale

Eustace Mulins

 

La Réserve Fédérale (banque centrale américaine)

 

     "Le témoignage du Gouverneur Eccles expose le coeur de la machine monétaire que Paul Warburg avait révélée à ses collègues banquiers incrédules, en 1910, à Jekyll Island. Pour tout commentaire, la plupart des Américains disent qu'ils sont incapables de comprendre comment opère le système de la Réserve Fédérale. C'est au-delà de leur compréhension, non pas parce que c'est trop complexe, mais parce que c'est si simple. Si un escroc vient vers vous et vous propose de vous faire une démonstration de sa machine merveilleuse à fabriquer l'argent, vous l'observez tandis qu'il place un morceau de papier blanc et produit un billet de 100 dollars. C'est le système de la Réserve Fédérale. Ensuite, vous proposez d'acheter cette machine merveilleuse à fabriquer l'argent, mais vous ne pouvez pas. Elle appartient aux actionnaires privés des banques de la Réserve Fédérale, dont les identités peuvent être rattachées partiellement mais pas complètement, à la "London Connection".

Le 6 juin 1960, lors des auditions de la Commission Bancaire et Monétaire, le député Wright Patman, son président, interrogea Carl E. Allen, le président de la Banque de Réserve Fédérale de Chicago.

 

PATMAN :

"Alors, M. Allen ! Lorsque la Commission sur le Marché ouvert de la Réserve Fédérale achète pour 1 million de dollars d'obligations vous créez de l'argent sur le crédit de la nation pour pouvoir payer cette obligation, n'est-ce pas?"

 

ALLEN :

"C'est exact".

 

PATMAN :

"Et dans ce cas, le crédit de la nation est représenté par les billets de banque de la Réserve Fédérale, n'est-ce pas? Si les banques veulent de l'argent réel, vous donnez des billets de banque de la Réserve Fédérale en paiement, non?"

 

ALLEN :

"Cela pourrait se faire, mais personne ne veut des billets de banque de la Réserve Fédérale."

 

PATMAN :

"Personne n'en veut car les banques préfèreraient avoir le crédit dans leur réserve."

 

C'est la partie la plus incroyable de l'opération de la Réserve fédérale et la plus difficile à comprendre. Comment une personne ordinaire peut-elle saisir le concept, selon lequel il y a des gens dans son pays qui ont le pouvoir d'entrer une écriture dans un registre stipulant que leur gouvernement leur doit désormais, par exemple, un milliard de dollars, et celui de collecter le principal et les intérêts de ce "prêt"?

[...]

Ainsi que le député Patman le formule : "Un dollar représente une dette d'un dollar due au Système de la Réserve Fédérale. Les banques de la Réserve Fédérale créent de la monnaie à partir du vent pour acheter au gouvernement de Etats-Unis des bons du Trésor, prêtant avec intérêt l'argent en circulation, en entrant dans les registres de la comptabilité nationale une ligne de crédit sur le compte du Trésor des Etats-Unis. Celui-ci rédige une obligation portant intérêt pour 1 milliard de dollars. La réserve Fédérale lui accorde alors un crédit d'un milliard de dollars en échange de cette obligation et crée à partir de rien une dette d'un milliard de dollars que le peuple américain est obligé de payer avec les intérêts."

Portman poursuit : "D'où le Système de la Réserve Fédérale sort-il l'argent avec lequel il crée les réserves bancaires?

Réponse : "Il n'obtient pas cet argent, il le crée. Lorsque la Réserve Fédérale rédige un chèque,  elle crée de l'argent. la Réserve Fédérale est entièrement une machine à fabriquer de l'argent. Elle peut battre monnaie ou émettre des chèques."

 

 

Hitler et la Banque

 

     "Non content d'avoir un ami à la Maison Blanche, la J.Henry Shroder Corporation, une banque, s'embarqua bientôt dans d'autres aventures internationales; rien de moins qu'un plan pour préparer la Deuxième Guerre Mondiale. Il s'agissait de fournir, au moment crucial, le financement de la prise de pouvoir en Allemagne par Hitler. Bien que l'on ait attribué la responsabilité du financement d'Hitler à d'inonbrables magnats, dont Fritz Thyssen, Henri Ford et J.P. Morgan, ceux-ci, avec d'autres, ont vraiment apporté des millions de dollars afin de financer ses campagnes politiques dans les années 20, exactement comme ils l'avaient fait pour d'autres candidats qui auraient eu une chance de remporter les élections, mais qui disparurent et dont on n'entendit plus jamais parler.  En Décembre 1932, il semblait inévitable à beaucoup d'observateurs de la scène politique allemande que Hitler fut lui aussi en passe de plonger rapidement dans l'oubli. Malgré le fait qu'il avait fait bonne figure dans les campagnes nationales, il avait dépensé la totalité de l'argent provenant de ses sources habituelles et se retrouvait face à de lourdes dettes. Dans son livre "Agression", Otto Lehmann-Russbelt nous raconte que "le 4 janvier 1933, Hitler fut convié à une réunion à la Shroder Bank de Berlin. Les industriels et les banquiers les plus importants d'Allemagne réglèrent ses difficultés financières et lui permirent de faire face à la dette énorme qu'il avait contractée en relation avec le maintien de son armée privée. En échange, Hitler promit de casser le pouvoir des syndicats. le 2 mai 1933, il remplit sa promesse."

  

     "Victor perlo écrit dans The Empire of High Finance : "Le gouvernement de Hitler a fait de la banque londonienne de Schroder son agent financier en Grande-Bretagne et en Amérique. le compte bancaire personnel de Hitler se trouvait à la J.M. Stein Bankhaus, la filiale allemande de la Banque Schroder. F.C. Tiarks, de la British J. Henry Schroder Compagny, était membre de la Fraternité Anglo-Germanique avec deux de ses associés, et cette société avait, elle aussi, la qualité collective de membre."

Cette histoire allait bien plus loin que ce que Perlo ne soupçonnait. J. Henry Schroder "ETAIT" la fraternité Anglo-Germanique, l'équivalent anglais du mouvement America first (l'Amérique d'abord), et atirait aussi des patriotes qui ne voulaient pas voir leur nation impliquée dans une guerre inutile contre l'Allemagne. Durant les années 1930, jusqu'au déclenchement de la Seconde guerre Mondiale, les Schroder versèrent beaucoup d'argent à la Fraternité Anglo- Germanique, ce qui eut pour conséquence de convaincre Hitler qu'il disposait d'une importante cinquième colonne pro-allemande en Angleterre, composée d'un grand nombre de politiciens et de financiers de premier plan. En Angleterre, dans les années 1930, les deux groupes politiques divergents étaient le Parti de la Guerre conduit par Winston Churchill, et le Parti de l'Apaisement conduit par NevilleChamberlain. Après Munich, Hitler pensa que le groupe de Chamberlain était le parti dominant en Angleterre et que Churchill n'était qu'un agitateur mineur. Grâce à ses propres soutiens financiers -les Schroder- Hitler pensait qu'il n'y aurait pas la guerre. Il ne soupçonna pas le piège que lui tendaient les soutiens du parti de l'Apaisement ; une fois que Chamberlain aurait rempli sa tâche consistant à le duper, ils mettraient Chamberlain de côté et feraient de Churchill le Premier ministre. Ce ne fut pas seulement Chamberlain, mais également Hitler, qui quittèrent Munich en s'imaginant qu'ils venaient signer la "paix de notre temps".

La réussite de la duperie de Hitler par les Schroder permet de répondre à plusieurs interrogations des plus troublantes concernant la Deuxième Guerre Mondiale.Pourquoi hitler permit-il à l'armée britannique de décamper de Dunkerque et de rentrer en Angleterre, alors qu'il aurait pu l'écraser ? Contre l'avis furibond de ses généraux, qui souhaitaient asséner le coup de grâce à l'armée anglaise, Hitler fit marche arrière parce qu'il ne souhaitait pas s'aliéner les nombreux partisans qu'ils croyait avoir en Angleterre. Pour la même raison il refusa d'envahir l'Angleterre durant une période où il disposait de la supériorité militaire, pensant que cela ne serait pas nécessaire, puisque le groupe de la fraternité Anglo-germanique était prêt à faire la paix avec lui. Le vol de Rudolf Hess vers l'Angleterre fut une tentative de confirmer que le groupe Schroder était prêt à faire la paix et à former une machine commune contre les Soviétiques. Aujourd'hui, Rudolf Hess* continue de se languir en prison de nombreuses années après la guerre, parce que s'il était libéré, il témoignerait qu'il s'était rendu en Angleterre afin de contacter les membres de la Fraternité Anglo-Germanique, c'est à dire le groupe de Schoder, en vue de mettre un plan destiné à mettre fin à la guerre."

*En 1987, après 46 ans de captivité, Rudolph Hess fut retrouvé pendu dans sa prison de Spandau, à Berlin Ouest.