La coupe est pleine

Claire Séverac et Sylvie Simon

 

La médecine

     

"Certes, les progrès de la technologie, particulièrement en chirurgie, ont été spectaculaires depuis les dernières décennies, mais les progrès de santé doivent être d'avantage attribués à l'hygiène, à de meilleurs conditions de vie et au recul de la pauvreté, plutôt qu'aux avancées de la médecine qui s'attribue pourtant l'exclusivité de cette amélioration. De même, l'avènement des antibiotiques a laissé espérer des miracles. On a alors évoqué des "progrès foudroyants" de la médecine qui permettait enfin de maîtriser toutes les maladies et les épidémies, mais il a fallu des années pour que nos pouvoirs sanitaires s'alarment de la diminution d'efficacité de cette "panacée" et conseillent, bien trop tard, de ne pas abuser.

Autrefois, sans avoir les moyens techniques actuels, notre bonne vielle médecine faisait de son mieux pour aider les malades à guérir, mais la commercialisation des produits thérapeutiques chimiques a transformé le malade en consommateur, et le médecin en représentant de commerce conditionné par les laboratoires pharmaceutiques et ignorant bien trop souvent les effets secondaires qu'il préconise.

Il est évident que dans cette optique, il reste peu de chose de la médecine d'Hippocrate et qu'il existe une collusion entre le médecin, la recherche médicale, les laboratoires et l'argent, tout cela au détriment des malades.

Avec la caution gouvernementale, les laboratoires dépensent en moyenne 12000 euros par an et par médecin pour orienter sa prescription et assurer sa "formation médicale continue". On peut ainsi juger de "l'objectivité" médicale de ces médecins qui vient de se révéler publiquement lors des scandales récents, particulièrement celui du Médiator. Il est certain que 90% de la population ignore ces pratiques.

Mais le système est bien installé et le poids grandissant de l'industrie pharmaceutique avec sa soif intarissable de profits financiers porte atteinte à la santé des citoyens, sous le prétexte que la maladie doit être éliminée à grands coups de chimie. Par le truchement des médias, on instille puis on entretient la peur de la maladie chez les citoyens, et cette peur assure la pérennité de cette dictature médicale.

Le Pr Didier Sicard, ancien chef de service à l'hôpital Cochin et ancien président du Comité consultatif national d'éthique, a bien analysé le problème : "S'il n'y avait que des vrais malades à soigner, la médecine serait en situation économiquement difficile. Il faut donc convaincre l'ensemble de la population qu'elle est potentiellement malade et vendre des médicaments à ceux qui n'en ont pas besoin."

Cette surmédication a non seulement une incidence fâcheuse sur le coût de notre chère Sécurité Sociale, mais elle est encore plus dramatique sur le plan de notre santé car elle entraîne chaque année 150000 hospitalisations dues à des accidents médicamenteux qui provoquent officiellement entre 15 et 18000 morts malgré une sous-notification considérable.

C'est cette peur et cette désinformation qui ont motivé la ruée vers le vaccin contre l'hépatite B, scandale que l'on a complètement occulté alors que les très nombreuses victimes attendent toujours d'être dédommagées et que l'on persiste à nous faire croire qu'il s'agit de quelques centaines de coïncidences fâcheuses. Ainsi, le fait que les scléroses en plaque soient passées de 20000 environ à près de 80000 après cette vaccination de masse n'a ébranlé personne, et il en est de même pour le vaccin des nouveau-nés. Puisque dans les populations à faible risque la plupart des contaminations se produisent entre 25 et 35 ans et par voie sexuelle, quel est l'intérêt de vacciner un bébé qui n'aura pas de vie sexuelle avant au moins 15 ans avec un vaccin dont la durée d'efficacité, en admettant qu'elle existe bien, n'est que de 5 ans ?"

 

 

     "Comme le signale le docteur Robert Mendelsohn si "plus de 90% de la médecine moderne, médecins, hôpitaux, médicaments et machines devaient disparaître de la surface de la Terre, l'effet sur notre santé serait immédiat et bénéfique".

Il a fait remarquer qu'en 1976, à Bogota, lorsque se produisit une grève des médecins durant 52 jours, la mortalité diminua de 35%. Le même phénomène se produisit lors d'une grève identique à Los Angeles avec une baisse de la mortalité de 18% et se renouvela en Israël en 1973, lorsque les médecins en grève diminuèrent la fréquence de leurs consultations qui passèrent de 65000 à 7000 en un mois, alors que les décès étaient réduits de moitié durant ce mois-là."