Chronique en Diktacratie

Collectif Diktacratie.com (2015)

 

 

Ukraine


" Dès lors, la bataille pour l'Ukraine allait s'incarner à travers deux dossiers majeurs : d'un côté un projet d'Union douanière avec l'historique frère russe, offrant en prime une aide de 15 milliards de dollars et de substantielles faveurs gazières. De l'autre, un Accord d'association avec l'Union Européenne, proposant pour sa part une aide de 800 millions d'euros, sous conditions de mesures d'austérités drastiques à la sauce grecque...

A priori, le choix était aisé pour le nouveau président proche du Kremlin, même si les conséquences d'un refus du Pacs avec l'UE restait à craindre...

Ianoukovitch prit donc son temps, et finit par trancher en novembre 2013, enterrant la proposition européenne et sa carrière politique par la même occasion. Car, aussitôt la décision officielle, l'Oncle Sam et ses sbires ressortirent leur marmite à révolution, ajoutant à la recette originale une grande louche de chaos. "

 


Révolution française

 

« Qui connaît un peu l’Histoire de France, sait que les faits furent bien plus sordides : en effet, Sieyès, petit bourgeois et prêtre raté, rédigea à la veille de notre grande Révolution, un essai fustigeant les privilèges de la noblesse et du clergé. S’ensuivit son célèbre pamphlet Qu’est-ce que le Tiers-Etat ? dans lequel il démontra que l’ensemble de la population française ne représentait rien dans la matrice politique.

 

Mais, nulle trace d’un engouement pour le pouvoir du peuple. Le mot « démocratie » reste même mal défini. Pardi ! Notre abbé y était franchement opposé. En réalité, devenu parlementaire influent, il mit en place la nomination élective pour désigner les représentants des Français…

 

« Elective » encore un bien grand mot ! « Sélective » aurait été sans doute plus approprié, car seuls «  les actionnaires de la grande société » ou « citoyens actifs » - ceux capables de payer un impôt – bénéficiaient du droit d’élire les représentants du peuple. Peuple qui, pour sa part, était bien « trop inculte et occupé à travailler » pour interférer directement dans les affaires publiques. Autrement dit : seuls les riches pouvaient influer sur la vie politique par le truchement du vote, car ils étaient les seuls à même de contribuer à la bonne marche économique de leur pays.

 

La révolution de Sieyès instaura un régime représentatif, avatar d’une société commerçante ou furent reconnus comme citoyens seuls ceux aptes à produire et distribuer beaucoup de richesses. L’électeur n’est ainsi en rien un acteur de la démocratie, bien au contraire : il devient le promoteur et complice d’un gouvernement dont les fondations et la survie ne reposent que sur les intérêts bourgeois des maîtres et de leurs nouveaux serviteurs.

 

Il est aussi intéressant de souligner qu’à cette même époque s’est développée la presse, se faisant un intermédiaire supplémentaire entre le pouvoir et les électeurs. »