La vie

La danse avec le Diable, Günther Schwab (1958)
La danse avec le Diable, Günther Schwab (1958)

Forêt

 

« La forêt est la gardienne de la vie. Avant tout, elle garantit la régularité du cycle de l’eau, l’équilibre du climat et la fertilité des sols cultivés.

 

Son toit de feuillage protège le sol du rayonnement solaire venu de l’extérieur et de la déperdition d’humidité venue de l’intérieur, équilibrant ainsi les différences de température. 27% des précipitations atmosphériques liquides sont retenues par le feuillage et s’évaporent de nouveau, pour former de nouvelles pluies.

 

L’espace parcouru par les racines des arbres forestiers retient, sur un seul mètre de profondeur deux mille tonnes d’eau à l’hectare. Lorsque la forêt est abattue, les mousses et les racines meurent, le sol perd la plus grande partie de sa capacité d’accumulation et sa plasticité. L’eau de pluie qui vient le frapper de plein fouet arrache la terre en s’écoulant. Le vent ne rencontrant plus d’obstacle, absorbe l’humidité, et l’action qu’exerce la forêt sur le climat des contrées environnantes disparaît. Ainsi sombrent la fertilité du pays et les rendements agricoles. La forêt est un organisme vivant. Grâce à la chute des feuilles au cours des millénaires, elle a créé la couche d’humus sur laquelle pousse le pain des hommes. La forêt es étroitement associée au bien-être biologique, social et spirituel des populations.

 

En outre, quatre cinquièmes des carburants du monde proviennent de sources qui ne se renouvellent pas et qui seront un jour épuisées : ce sont le charbon, le pétrole, le gaz naturel. Le bois est la seule matière première qui se renouvelle d’elle-même, il ne faut donc pas entraver sa croissance. »

 

La plus belle histoire du monde, Joël de Rosnay, Seuil (1995)
La plus belle histoire du monde, Joël de Rosnay, Seuil (1995)

 

La probabilité de vie sur terre

 

     "Considérons un soldat qui nous raconte un récit de guerre extraordinaire. Il était dans un appartement, un missile est tombé sur l'immeuble, il a été protégé par un lit. Au cours d'une mission, il a sauté en parachute, celui-ci s'est mis en vrille, mais notre homme est tombé dans un marécage qui a amorti sa chute. Si son histoire paraît inouïe, c'est tout simplement par ce qu'il est là pour nous la raconter. Il y a eu des millions d'histoires de soldats qui se sont, elles, terminées tragiquement mais, bien sûr,  ces derniers ne sont plus là pour les raconter. La vie c'est comme ça. Si elle nous paraît résulter d'une suite de coïncidences, c'est parce que nous oublions les millions de pistes qui n'ont pas abouti. Notre histoire est le seul récit que nous pouvons reconstituer. Voilà pourquoi elle nous semble si extraordinaire."

 

 

 

De la mer à la terre

 

     "Il y a des millions d'années, dans les océans, les espèces pullulent. La compétition règne. Il devient avantageux de s'aventurer sur la terre ferme pour y trouver la nourriture, tout en revenant dans l'océan pour y pondre ses oeufs. C'est un poisson bizarre nommé ichtyostéga qui a sans doute expérimenté cette formule le premier. Il possède de grosses nageoires, vit dans des petites lagunes et sort de temps en temps ses yeux globuleux hors de l'eau pour percevoir les petits insectes. Au fil des générations, les descendants de cette espèce se risquent plus longtemps sur la terre ferme, grâce à leurs branchies capables de capter l'oxygène de l'air, mais aussi grâce à leurs larmes : ils doivent en effet conserver leurs yeux humides pour voir aussi bien dans l'air que dans l'eau. Par sélection successives, l'espèce s'améliore : ses nageoires deviennent plus solides, une queue apparaît. Ses descendants seront les bactériens et les amphibiens. Nous ne serions pas là si ce poisson n'avait pas eu de larmes !"

 

 

 

Les dinosaures

 

"Les dinosaures disparaissent il y a 5 millions d'années. A la fin du Jurassique, une énorme météorite de 5 kilomètres de diamètres tombe dans le golfe du Mexique, près du Yucatan. Le choc est tel qu'il est répercuté de l'autre côté de la planète et provoque une résurgence du magma. Ce double bang crée un incendie mondial, les forêts s'embrasent, libèrent du gaz carbonique et des poussières qui recouvrent la Terre d'un immense voile. La planète s'obscurcit, un froid terrible en résulte, avec probablement par la suite, un effet de serre qui conduit à un réchauffement.

Seules quelques espèces survivent comme les lémuriens, qui sont mobiles, adaptables, munis de mains préhensibles. Ils se réfugient dans les anfractuosités des rochers et donnent naissances aux lignées qui conduiront aux mammifères. Ces derniers acquièrent un avantage pour assurer la survie de leur descendance : le fait de porter l'oeuf à l'intérieur de soi protège bien davantage que s'il est à l'extérieur."

 

 

 

Intelligence des végétaux

    

"Quand ils sont en présence d'animaux prédateurs qui veulent manger leur branches basses, certains arbres émettent des produits volatiles qui, transportés d'arbre en arbre, modifient la production de protéines et donnent aux feuilles un goût désagréable. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il faut parler à ses plantes d'appartement !"

Le guide David Icke de la conspiration mondiale, Macro Editions (2012)
Le guide David Icke de la conspiration mondiale, Macro Editions (2012)

 

    L' ADN

 

     "Le disque dur corporel se compose d'acide désoxyribonucléique (ADN) et de cellules. L'on établit que les deux brins en spiral de l'ADN dans les cellules servent de bibliothèque génétique du corps, qu'ils "téléchargent", via la procréation, les codes de nos caractéristiques physiques. Mais il ne s'agit que d'une partie de la fonction de l'ADN. Nous portons quelque deux cent milliards de kilomètres de tout cet attirail, capable de stocker plus de cent billiards de fois plus d'information que n'importe quel dispositif issu de la science humaine. Sachons-le bien : la science établie ne connaît pratiquement rien de l'ADN. Près de 95 à 97% sont classés en ADN génomique sans fonction codante : les chercheurs n'ont aucune idée de leurs fonctions. [...]

Il vous faut vous imprégner de l'idée que l'ADN, à travers toutes les formes de vie, de l'humain à la souris, de la fleur au poisson et au virus est fondamentalement le même. Tout l'ADN tient en quatre bases azotées, l'adénine, la guanine, la cytosine et la thymine, A, G, C et T. La seule différence entre une fleur et un être humain tient à l'ordre dans lequel ces quatre bases sont combinés : de petites différences de codage aboutissent à des différences massives des caractéristiques physiques."