Les Sciences

"L'amour est immense, mais il n'est pas infini ; tandis que la science a des profondeurs sans limites."

Honoré de Balzac

Explorons l'infinité et le grandiose de l'Univers, les subtilités du vivant, l'adaptabilité de l'Homme à son milieu. Une initiation qui transcende les lois de la Nature :

            L'Univers                           La vie                               L'Homme

L'Univers

La plus belle histoire du monde, Hubert Reeves, Seuil (1995)
La plus belle histoire du monde, Hubert Reeves, Seuil (1995)

 

La plus belle histoire du monde, Hubert Reeves

 

     "La science cherche à comprendre le monde. Les religions (et les philosophies), elles, se sont généralement assignées pour mission de donner un sens à la vie. Elles peuvent s'éclairer mutuellement à condition de rester chacune sur son territoire. Chaque fois que l'Eglise a essayé d'imposer son explication du monde, il y a eu conflit. Rappelons-nous Galilée, qui disait à ses adversaires théologiens : "Dites-nous comment on va au ciel, et laissez-nous vous dire comment va le ciel." Et rappelons-nous l'opposition l'opposition des ecclésisastiques aux théories darwiniennes. La science s'intéresse aux faits visibles et perceptibles. Elle ne permet pas d'interpréter ce qu'il y a "au-delà" du visible. Contrairement à une opinion répandue, elle n'élimine pas Dieu. Elle ne peut prouver ni son existence ni son inexistence. Ce discours lui est étranger." 

 

 "Lucrèce, philosophe romain du 1er siècle avant Jésus-Christ, affirmait que l'univers était encore dans sa jeunesse. Pourquoi avait-il cette conviction très en avance sur son époque ? Il suivait un raisonnement astucieux. Depuis mon enfance, se disait-il, j'ai constaté que les techniques se sont perfectionnées autour de moi. On a amélioré les voilures de nos bateaux, on a inventé des armes de plus en plus efficaces, on a fabriqué des instruments de musique de plus en plus raffinés... Si l'Univers était éternel, tous ces progrès auraient eu le temps de se réaliser cent fois, mille fois, un million de fois ! Je devrais donc vivre dans un monde achevé, qui ne change plus. Puisque, au cours des quelques années de mon existence, j'ai pu voir autant d'améliorations, c'est donc bien que le monde n'existe pas depuis toujours..."     

 

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La vie

La danse avec le diable, Günther Schwab (1958)
La danse avec le diable, Günther Schwab (1958)

 

Forêt

 

« La forêt est la gardienne de la vie. Avant tout, elle garantit la régularité du cycle de l’eau, l’équilibre du climat et la fertilité des sols cultivés.

 

Son toit de feuillage protège le sol du rayonnement solaire venu de l’extérieur et de la déperdition d’humidité venue de l’intérieur, équilibrant ainsi les différences de température. 27% des précipitations atmosphériques liquides sont retenues par le feuillage et s’évaporent de nouveau, pour former de nouvelles pluies.

 

L’espace parcouru par les racines des arbres forestiers retient, sur un seul mètre de profondeur deux mille tonnes d’eau à l’hectare. Lorsque la forêt est abattue, les mousses et les racines meurent, le sol perd la plus grande partie de sa capacité d’accumulation et sa plasticité. L’eau de pluie qui vient le frapper de plein fouet arrache la terre en s’écoulant. Le vent ne rencontrant plus d’obstacle, absorbe l’humidité, et l’action qu’exerce la forêt sur le climat des contrées environnantes disparaît. Ainsi sombrent la fertilité du pays et les rendements agricoles. La forêt est un organisme vivant. Grâce à la chute des feuilles au cours des millénaires, elle a créé la couche d’humus sur laquelle pousse le pain des hommes. La forêt es étroitement associée au bien-être biologique, social et spirituel des populations.

 

En outre, quatre cinquièmes des carburants du monde proviennent de sources qui ne se renouvellent pas et qui seront un jour épuisées : ce sont le charbon, le pétrole, le gaz naturel. Le bois est la seule matière première qui se renouvelle d’elle-même, il ne faut donc pas entraver sa croissance. »

 

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L'Homme

La plus belle histoire du monde, Yves Coppens, Seuil (1995)
La plus belle histoire du monde, Yves Coppens, Seuil (1995)

 

L'Homme et le singe

 

     "L'homme ne descend pas du singe mais d'un singe. Il est issu d'une espèce qui fut l'ancètre commun des deux lignées, celle des singes supérieurs d'Afrique d'une part, celle des pré-humains puis des humains d'autre part.

L'homme n'est donc un singe au sens large que du point de vue de son "rangement" dans la classification animale ; sa spécificité est précisément d'avoir réussi à dépasser cette simple condition. Nous ne pouvons pas ignorer notre filiation : nous la portons dans notre propre corps."

 

 

 

     "Il y a 7 millions d'années, notre ancètre lointain vit dans l'épaisse fôret qui couvre tout le territoire africain quand survient un évènement géologique : la vallée du Rift s'éfondre, certains de ses bords remontent, en formant peu à peu un véritable mur. Cette faille est gigantesque : elle parcourt toute l'Afrique de l'Est jusqu'à la mer Rouge, puis le Jourdain, et s'achève en Méditerranée :6000 kilomètres au total, plus de 4000 mètres de profondeur dans le lac Tanganyika.

Le climat en est boulversé : les pluies continuent à arroser l'Ouest, mais de moins en moins l'Est. De ce côté-là, les paléontologues le confirment, la forêt régresse, la flore se transforme. On peut voir par exemple aujourd'hui un phénomène semblable, en miniature, dans l'île de la Réunion : des collines séparent l'Est et l'Ouest ; il pleut souvent d'un côté ; de l'autre, la région est sèche. Les cultures sont très différentes.

Ceux qui sont restés à l'Ouest de la fracture continuent à vivre leur vie arboricole, mais ceux qui se trouvent isolés à l'Est sont confrontés à la savane, puis à la steppe. Ce partage en deux environnements a pu suciter au fil des générations deux évolutions différentes : ceux de l'Ouest ont donné les singes actuels, les gorilles et les chimpanzés. Ceux de l'Est, les pré-humains puis les humains."

 

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