La 2ème Guerre mondiale


Dette européenne ?


« La reconnaissance historique due aux troupes américaines par l'Europe s'est transformée en dette irrécouvrable. Au prix d'une manipulation de l'histoire ; dans les années 1950, aucun Européen ne doutait que l'URSS ait à elle seule assuré l'essentiel de l'effort de guerre anti-nazi ; ses trente millions de morts, son économie détruite au tiers en témoignaient. En 2014, les Européens croient que ce sont les Etats-Unis qui ont fourni l'essentiel de l'effort de guerre... alors que l'économie américaine en est sortie deux fois plus riche et plus dominante (notamment en s'appropriant brevets et actifs industriels allemands, soigneusement protégés lors des bombardements), de sorte que la Seconde Guerre mondiale aura été le meilleur placement de toute l'histoire des Etats-Unis ! L'Europe n'aurait-elle été libérée de l'emprise nazie, puis soviétique, que pour tomber sous l'emprise américaine ? Les soldats de La Fayette, eux, n'ont pas colonisé les Etats-Unis qu'ils avaient aidés à conquérir leur indépendance. »
Hervé Juvin, Le mur de l'Ouest n'est pas tombé (2015)

 

Le mythe de la bonne guerre, Jacques R. pauwels (2000)
Le mythe de la bonne guerre, Jacques R. pauwels (2000)

 

Pétrolier américains et l'Allemagne nazie

 

"En 1940 et 1941, l'industrie américaine profita principalement du commerce avec la Grande-Bretagne, mais cela n'empêcha pas les trusts pétroliers américains de faire également des affaires, secrètes mais fort profitables, avec l'Allemagne nazie. D'énormes quantités de pétrole furent ainsi livrées à l'Allemagne via des pays neutres tels que l'Espagne, fait dont la Maison Blanche était d'ailleurs informée. La part américaine dans les importations allemandes d'huile pour moteurs, un produit pétrolier d'importance vitale, augmenta rapidement, de 44% en juillet 1941 à non moins de 94% en septembre 1941. Les chars allemands n'auraient jamais pu atteindre la banlieue de Moscou sans les produits pétroliers fournis par les trusts américains. En fait, selon Tobias Jersak, un historien allemand expert dans la question des livraisons américaines de pétrole à l'Allemagne nazie, ni l'attaque allemande contre l'Union soviétique ni les autres grandes opérations militaires de l'Allemagne en 1940 et 1941 n'auraient été possibles sans les produits pétroliers provenant des Etats-Unis."

 

 

La propagande d'Hollywood et de la presse américaine

 

Pour faire accepter à l'opinion public que les USA entrent en guerre, dans le même camps que les communistes soviétiques, contre l'Allemagne Nazie, il fallu le concours de la presse et d'Hollywood :

"Les soviétiques furent l'objet d'une métamorphose tout aussi remarquable, en passant de bolcheviks "sans-dieu" à d'héroïques patriotes "russes". Hollywood, qui n'avait manifesté que peu d'intérêt et encore moins de sympathie pour l'Union soviétique avant la guerre, donna le ton - de toute évidence à la suite d'un signal donné par Washington - avec des films pro-soviétiques tels que Mission à Moscou, L'étoile du nord et La chanson de Russie. Les magazines populaires américains comme Life, le Saturday Evening Post et le Reader's Digest, qui avaient auparavant diffusé avec enthousiasme de la propagande anti-communiste et anti-soviétique et qui le feront à nouveau après la guerre comme l'écrivent les historiens Clayton R. Koppes et Gregory D. Black, et publièrent des articles pro-soviétiques de leur cru. Les habitants du lointain "paradis des travailleurs", jusque-là décrits des spécimens résolument sinistres, étaient désormais présentés comme des gens braves, diligents, modestes et décents qui, comme le prétendait Life en 1943, "ressemblent aux Américains, s'habillent comme les américains et pensent comme les Américains". Staline devint même la coqueluche des magazines américains qui, pour ainsi dire, l'adoptèrent dans la grande famille américaine sous le nom d'"Oncle Joseph". Des photos flatteuses de Staline furent publiées en couverture des magazines et en 1943, Time le proclama "l'homme de l'année"."

 

1er débarquement alliés en France

(2ème Guerre mondiale)


"Le 19 août 1942, quelques milliers de soldats envoyés d'Angleterre tentèrent de débarquer à Dieppe. Ils y furent taillés en pièces par les Allemands. Ce n'est pas surprenant car Dieppe était une des positions allemandes les plus fortes sur la côte atlantique française. Tous ceux qui y arrivent par la mer se rendent immédiatement compte que ce port, entouré de hautes et raides falaises, a dû constituer un piège mortel pour les assaillants. Aux yeux d'un reporter allemand qui assista au carnage, le débarquement apparaissait comme "une opération qui violait toutes les règles de la logique militaire et de la stratégie". Quant aux autorités militaires et politiques qui étaient responsables de cette opération, elles ne fournirent jamais rien de plus que des explications contradictoires et peu convaincantes. Cet épisode sanglant est parfois dépeint comme étant tout simplement une triste erreur stratégique ; plus souvent, il est ardemment justifié comme constituant une sorte de répétition générale du débarquement de Normandie de juin 1944. Nus sommes supposés croire que d'importants renseignements militaires furent recueillis grâce à l'opération de Dieppe, par exemple, que les défenses allemandes étaient particulièrement fortes dans les ports et leurs alentours. Or, de telles informations allaient de soi, et auraient en tout cas pu aisément être obtenues au moyen de reconnaissances aériennes. A posteriori, on peut également s'interroger sur la pertinence d'informations glanées en 1942 en vue d'une opération menée en 1944, surtout en sachant que, dans l'intervalle, les fortifications du "mur de l'Atlantique" furent érigées. Si l'opération de Dieppe de 1942 représentait vraiment une "répétition générale", pourquoi le vrai débarquement n'eut lieu que deux ans plus tard, en 1944 ? Jusqu'à ce jour, la tragédie de Dieppe demeure enveloppée d'un voile de propagande et de désinformation qui laisse entrevoir une autre possibilité : cette opération, y compris son échec sanglant, peut s'expliquer comme étant une façon très efficace de réduire au silence ceux qui réclamaient à cor et à cri l'ouverture d'un deuxième front. Bien qu'aucune preuve documentée ne soit aujourd'hui disponible pour supporter une telle hypothèse, celle-ci expliquerait pourquoi les "moutons" qui furent conduits au massacre à Dieppe n'étaient ni des Britanniques ni des Américains, mais bien des Canadiens. Ceux-ci constituaient en effet une chair à canon parfaite pour ce genre d'entreprise, leurs dirigeants n'appartenant pas au club exclusif du haut commandement américano-britannique qui avait organisé l'opération et qui, évidemment, aurait été peu disposé à sacrifier ses propres troupes."


Le livre noir du communisme, Collectif (1997).
Le livre noir du communisme, Collectif (1997).

 

Les "Malgré-Nous"

 

"Un dicton qui circulait dans les camps rend parfaitement compte de la multitude des origines de la population carcérale : "Si un pays n'est pas représenté au Goulag c'est qu'il n'existe pas." La France eut aussi ses prisonniers au Goulag, des prisonniers que la diplomatie ne mit pas beaucoup d'acharnement à défendre et récupérer.

Les trois départements de la Moselle, du Bas et du Haut-Rhin furent traités de manière particulière par les nazis triomphants : L'Alsace-Lorraine fut annexée, germanisée et même nazifiée. En 1942, les nazis décidèrent d'incorporer contre leur volonté les classes 1920 et 1924 dans l'armée allemande. Beaucoup de jeunes Mosellans et Alsaciens qui n'éprouvaient nulle envie de servir sous l'uniforme allemand tentèrent d'échapper à ce "privilège". Jusqu'à la fin de la guerre, ce fût au total 21 classes d'âge qui furent mobilisées en Alsace et 14 en Moselle, soit 130 000 jeunes hommes. Envoyés en majorité sur le front russe, 22 000 "Malgré-nous" tombèrent au combat. Les Soviétiques, informés par la France libre de cette situation particulière, lancèrent des appels à la désertion, promettant le retour dans la France combattante. De fait et quelles que soient les circonstances, 23 000 Alsaciens-Lorrains furent fait prisonniers ; c'est le nombre de dossiers que les autorités russes remirent en 1995 aux autorités françaises. Un grand nombre d'entre eux furent regroupés au camp 188 de Tambov sous la garde du MVD [services secrets soviétiques] dans les conditions de survie effroyables : sous-alimentation, travail forcé dans les forêts, habitats primitifs (des cabanes de bois à demi-enterrées), absence de tout soin médical. Les rescapés de ce camp de la mort lente estiment que près de 10 000 de leurs compagnons y moururent en 1944 et 1945.

A l'issu de longues négociations, 1500 prisonniers avaient été libérés à l'été 1944 et avaient été rapatriés à Alger. Si Tambov est le camp où le plus grand nombre d'Alsaciens-Lorrains furent internés, il existait d'autres camps où ces derniers furent retenus prisonniers, dessinant ainsi une sorte de sous-Archipel particulier à ces Français qui ne purent combattre pour la libération de leur pays."

 

Les secrets de la Réserve Fédérale, Eustace Mullins, Le retour aux sources (2010)
Les secrets de la Réserve Fédérale, Eustace Mullins, Le retour aux sources (2010)

 

Hitler et la Banque

 

     "Non content d'avoir un ami à la Maison Blanche, la J.Henry Shroder Corporation, une banque, s'embarqua bientôt dans d'autres aventures internationales; rien de moins qu'un plan pour préparer la Deuxième Guerre Mondiale. Il s'agissait de fournir, au moment crucial, le financement de la prise de pouvoir en Allemagne par Hitler. Bien que l'on ait attribué la responsabilité du financement d'Hitler à d'inonbrables magnats, dont Fritz Thyssen, Henri Ford et J.P. Morgan, ceux-ci, avec d'autres, ont vraiment apporté des millions de dollars afin de financer ses campagnes politiques dans les années 20, exactement comme ils l'avaient fait pour d'autres candidats qui auraient eu une chance de remporter les élections, mais qui disparurent et dont on n'entendit plus jamais parler.  En Décembre 1932, il semblait inévitable à beaucoup d'observateurs de la scène politique allemande que Hitler fut lui aussi en passe de plonger rapidement dans l'oubli. Malgré le fait qu'il avait fait bonne figure dans les campagnes nationales, il avait dépensé la totalité de l'argent provenant de ses sources habituelles et se retrouvait face à de lourdes dettes. Dans son livre "Agression", Otto Lehmann-Russbelt nous raconte que "le 4 janvier 1933, Hitler fut convié à une réunion à la Shroder Bank de Berlin. Les industriels et les banquiers les plus importants d'Allemagne réglèrent ses difficultés financières et lui permirent de faire face à la dette énorme qu'il avait contractée en relation avec le maintien de son armée privée. En échange, Hitler promit de casser le pouvoir des syndicats. le 2 mai 1933, il remplit sa promesse."

 

      "Victor perlo écrit dans The Empire of High Finance : "Le gouvernement de Hitler a fait de la banque londonienne de Schroder son agent financier en Grande-Bretagne et en Amérique. le compte bancaire personnel de Hitler se trouvait à la J.M. Stein Bankhaus, la filiale allemande de la Banque Schroder. F.C. Tiarks, de la British J. Henry Schroder Compagny, était membre de la Fraternité Anglo-Germanique avec deux de ses associés, et cette société avait, elle aussi, la qualité collective de membre."

Cette histoire allait bien plus loin que ce que Perlo ne soupçonnait. J. Henry Schroder "ETAIT" la fraternité Anglo-Germanique, l'équivalent anglais du mouvement America first (l'Amérique d'abord), et atirait aussi des patriotes qui ne voulaient pas voir leur nation impliquée dans une guerre inutile contre l'Allemagne. Durant les années 1930, jusqu'au déclenchement de la Seconde guerre Mondiale, les Schroder versèrent beaucoup d'argent à la Fraternité Anglo- Germanique, ce qui eut pour conséquence de convaincre Hitler qu'il disposait d'une importante cinquième colonne pro-allemande en Angleterre, composée d'un grand nombre de politiciens et de financiers de premier plan. En Angleterre, dans les années 1930, les deux groupes politiques divergents étaient le Parti de la Guerre conduit par Winston Churchill, et le Parti de l'Apaisement conduit par NevilleChamberlain. Après Munich, Hitler pensa que le groupe de Chamberlain était le parti dominant en Angleterre et que Churchill n'était qu'un agitateur mineur. Grâce à ses propres soutiens financiers -les Schroder- Hitler pensait qu'il n'y aurait pas la guerre. Il ne soupçonna pas le piège que lui tendaient les soutiens du parti de l'Apaisement ; une fois que Chamberlain aurait rempli sa tâche consistant à le duper, ils mettraient Chamberlain de côté et feraient de Churchill le Premier ministre. Ce ne fut pas seulement Chamberlain, mais également Hitler, qui quittèrent Munich en s'imaginant qu'ils venaient signer la "paix de notre temps".

La réussite de la duperie de Hitler par les Schroder permet de répondre à plusieurs interrogations des plus troublantes concernant la Deuxième Guerre Mondiale.Pourquoi hitler permit-il à l'armée britannique de décamper de Dunkerque et de rentrer en Angleterre, alors qu'il aurait pu l'écraser ? Contre l'avis furibond de ses généraux, qui souhaitaient asséner le coup de grâce à l'armée anglaise, Hitler fit marche arrière parce qu'il ne souhaitait pas s'aliéner les nombreux partisans qu'ils croyait avoir en Angleterre. Pour la même raison il refusa d'envahir l'Angleterre durant une période où il disposait de la supériorité militaire, pensant que cela ne serait pas nécessaire, puisque le groupe de la fraternité Anglo-germanique était prêt à faire la paix avec lui. Le vol de Rudolf Hess vers l'Angleterre fut une tentative de confirmer que le groupe Schroder était prêt à faire la paix et à former une machine commune contre les Soviétiques. Aujourd'hui, Rudolf Hess* continue de se languir en prison de nombreuses années après la guerre, parce que s'il était libéré, il témoignerait qu'il s'était rendu en Angleterre afin de contacter les membres de la Fraternité Anglo-Germanique, c'est à dire le groupe de Schoder, en vue de mettre un plan destiné à mettre fin à la guerre."

*En 1987, après 46 ans de captivité, Rudolph Hess fut retrouvé pendu dans sa prison de Spandau, à Berlin Ouest.

 

Enquête sur la loi du 3 janvier 1973, Pierre-Yves Rougeyron, Le jardin des livres (2013).
Enquête sur la loi du 3 janvier 1973, Pierre-Yves Rougeyron, Le jardin des livres (2013).

 

Entrée des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale 

 

     "En échange de leur aide, lors de la Seconde Guerre Mondiale, les Américains avaient imposés aux Anglais, dès 1941, de pouvoir commercer librement avec toutes leurs colonies."