L'Amérique Latine

 

Erreur de conversion

 

« Actuellement nous savons que l’unité de mesure employée par Eratosthène (-276 à -194) pour calculer la circonférence de la Terre (40 000 km) était le stade, 157,5 mètres. Mais plus tard les Musulmans vont employer le mile arabe, de sorte que pour Al Farghani, la circonférence de la Terre était de 20 397,6 miles arabes. Christophe Colomb parle dans ses notes de lecture de 20 400 miles. Mais à l’époque on ne savait pas que le mile arabe n’était pas égal au mile romain. Et, c’est là que se trouve l’erreur principale faite par Colomb. En effet, le mile arabe était égal à 1 973,5 mètres, tandis que le mile italien était de 1 477,5 mètres. Ce qui fait que le futur Amiral va se tromper approximativement d’un quart de la circonférence de la Terre. En effet, pour lui la circonférence de la Terre est d’un peu plus de 30 000 kilomètres, tandis que pour Eratosthène, elle était d’un peu moins de 40 000 (à à peine quelques kilomètres prêts du chiffre exact).

L’erreur concernant les calculs sur la circonférence de la Terre empêcha Colomb de comprendre qu’il n’avait pas touché l’Asie, mais bien plutôt un nouveau continent. C’est la raison pour laquelle dans son Journal, à partir du 17 octobre 1492, il commença à parler d’indiens en référence aux populations de ces îles. »

  

Norman Palma, La guerre des Amériques (2015)

 

 

Black list, Kristina Borjesson (2006)
Black list, Kristina Borjesson (2006)

 

Putsch de la cocaïne

 

"Le 17 juillet 1980, des narcotrafiquants prennent le pouvoir en Bolivie. C'est "le putch de la cocaïne". A cette époque ce pays fournit pratiquement 100% de la cocaïne qui pénètre aux Etats-Unis. A l'occasion de ce coup d'Etat, le plus sanglant de l'histoire du pays, des mercenaires et des "narcos" recrutés par la CIA (et surnommés "les anges de la mort") renversent la présidente démocratiquement élue, Lidia Gueiler (une "gauchiste" selon la CIA), que Washington ne veut pas voir à la tête du pays. Arrivés au pouvoir, les "narcos" profitent de l'occasion pour liquider leurs concurrents, ainsi que tous les informateurs présumés de la DEA. Ils intensifient la culture de la coca, afin de satisfaire la hausse vertigineuse de la demande américaine. Pour mener à bien leur projet, ils créent une organisation tentaculaire, bientôt surnommée La Corporacion, qui n'est rien moins que "l'Opep de la cocaïne".

Au lendemain du coup d'Etat, la production de cette drogue progresse dans des proportions spectaculaires, au point de bientôt dépasser la demande. Les prix baissent, les Etats-Unis ont le nez dans la coke, et bientôt c'est le crack qui déboule dans les quartiers populaires. Le 17 juillet 1980 marque un jour noir dans l'histoire des Etats-Unis : peu d'évènements, en effet, lui ont infligés des dégâts aussi profonds et durables que le putsch des "narcos" boliviens.

Grammaire des civilisations, Fernand Braudel (1963)
Grammaire des civilisations, Fernand Braudel (1963)

 

Capitalisme venu d'Europe

 

"Libérée des métropoles espagnoles et portugaises - et du même coup des marchands de Cadix et des marchands de Lisbonne - L'Amérique latine, après 1822 et 1823, sera exploitée systématiquement et sans vergogne par les capitalistes de toute l'Europe, et avant tout, ceux de Londres. Les nouveaux Etats indépendants étaient des clients bien trop naïfs pour les industriels ou les banquiers européens. C'est ainsi que Londres aura vendu au Mexique, en 1821, le matériel de guerre un peu démodé qui lui avait permis de triompher à Waterloo."

 

Le canal de Panama

 

     "Le Panama faisait partie de la Colombie quand l'ingénieur français Ferdinand de Lesseps, qui avait dirigé la construction du canal de Suez, décida de construire un canal à travers l'isthme de l'Amérique centrale afin de faire communiquer l'océan Atlantique avec l'océan Pacifique. Cette tâche colossale, qui fut entreprise par les Français en 1881, fut marquée par une série de catastrophes et se termina par un désastre financier, en 1889. Elle avait toutefois inspiré un rêve à Théodore Roosevelt. Dans les premières années du XXème siècle, les Etats-Unis demandèrent à la Colombie de signer un traité livrant l'isthme à un consortium nord-américain. Elle refusa.

En 1903, le président Roosevelt y envoya le navire de guerre Nashville. Les soldats américains débarquèrent, capturèrent et tuèrent un populaire commandant de la milice locale, puis décrétèrent l'indépendance du Panama. Après l'installation d'un gouvernement fantoche, un premier traité fut signé, établissant une zone américaine des deux côtés du futur canal, légalisant l'intervention militaire des Etats-Unis et accordant à Washington le contrôle virtuel sur cette nouvelle nation "indépendante".

Il est intéressant de souligner que ce traité fut signé par le secrétaire d'Etat américain Hay et par un ingénieur français, Philippe Bunau-Varilla, qui avait fait partie de l'équipe originelle, mais qu'il ne le fut par aucun Panaméen. Essentiellement, le Panama fut forcé à se séparer de la Colombie afin de servir les intérêts des Etats-Unis, par une entente conclue entre un Américain et un Français.

Pendant plus d'un demi-siècle, le Panama fut dirigé par une oligarchie de riches familles fortement liées à Washington. C'étaient des dictateurs de droite, qui prenaient toutes les mesures jugées nécessaires pour promouvoir les intérêts américains. Comme la plupart des dictateurs latino-américains qui s'alliaient à Washington, les dirigeants panaméens se faisaient ainsi un devoir de réprimer tout mouvement populiste à odeur de socialisme."

 

 

Le Guatemala

Au début des années 50, le candidat réformiste Jacobo Arbenz fut élu président de Guatémala lors d'un scrutin qui fut acclamé dans tout l'hémisphère comme un modèle de processus démocratique. A l'époque, 70% des terres du Guatémala appartenaient à moins de 3% des habitants. Arbenz promit d'aider les pauvres à sortir de la famine et, une fois élu, il entreprit une réforme agraire complète. "Arbenz fut applaudi par les classes moyennes et les classes pauvres, me dit Torrijos. Il était l'un de mes héros. Mais nous retenions notre souffle. Nous savions que la United Fruit (compagnie Etats-Unienne) s'opposait à ces mesures, puisqu'elle était l'un des plus grands propriétaires terriens du Guatemala ainsi que l'un des plus répressifs. Elle possédait aussi des plantations en Colombie, au Costa Rica, à Cuba, à la Jamaïque, au Nicaragua, à Saint-Domingue, et ici, au Panama.[...]"

Je connaissais la suite. La United Fruit avait lancé une grande campagne de relations publiques aux Etats-Unis afin de convaincre le public américain et le Congrès qu'Arbenz complotait avec les Soviétiques et que le Guatemala était un satellite de l'U.R.S.S. En 1954, la CIA orchestra un coup d'Etat. Des avions américains bombardèrent Cuidad Guatemala, et le président Arbenz, qui avait été élu démocratiquement, fut renversé et remplacé par le Colonel Carlos Castillo Armas, un brutal dictateur de droite.

Le nouveau gouvernement devait tout à United Fruit. Pour la remercier, il renversa le processus de la réforme agraire, abolit les taxes sur l'intérêt et les dividendes payés aux investisseurs étrangers, élimina le scrutin secret et emprisonna des milliers d'opposants."

 

L'effroyable imposture, Thierry Meyssan, Résistances (2012)
L'effroyable imposture, Thierry Meyssan, Résistances (2012)

 

Cuba


Document de 1962 , déclassifié depuis 2001,  sur le  projet Nothwoods proposant une liste d'attaques qu'on imputerait aux Cubains pour obtenir un prétexte d'intervention militaire à Cuba. Ce document est une réponse du Comité des chefs d'Etats-majors interarmées des Etats-Unis à une demande d'Edward Lansdale qui travaillait au département Défense de l'administration Kennedy.

 

 

PRÉTEXTES POUR JUSTIFIER UNE INTERVENTION MILITAIRE US À CUBA

 

(Remarque : Les plans d'action qui suivent constituent une proposition préalable convenant seulement à des objectifs opérationnels. Ils ne sont ni classés par ordre chronologique, ni par ordre ascendant. Avec des propositions similaires provenant d'autres services, ils sont conçus pour fournir le point de départ de la mise au point d'un plan unique, intégré, phasé dans le temps. Un tel plan permettrait l'évaluation de projets individuels, dans le contexte d'actions cumulées et corrélées conçues pour mener inexorablement à l'objectif de la justification appropriée d'une intervention militaire des États-Unis à Cuba.)

 

1. Comme il semblerait souhaitable d'utiliser une provocation légitime comme base d'une intervention militaire des États-Unis à Cuba, un plan secret de manipulation comprenant les actions préliminaires prescrites telles qu'elles ont été mises au point en réponse à la Mission 33 c, pourrait être exécuté comme effort initial dans le but de provoquer des réactions cubaines. Le harcèlement, ajouté à des actions de désinformation pour convaincre les Cubains d'une invasion imminente, serait accentué. Notre posture militaire, tout au long de l'exécution du plan, permettra de passer rapidement de l'exercice à l'intervention, si la réponse de Cuba le justifie.

 

2. Une série d'incidents bien coordonnés sera planifiée pour avoir lieu sur le territoire de Guantanamo et autour, donnant réellement l'impression d'avoir été provoqués par des forces cubaines hostiles.

 

a. Incidents susceptibles de provoquer une attaque crédible (ordre non chronologique) :

 

(1) Lancer des rumeurs (beaucoup). Utiliser une radio clandestine.

 

(2) Faire atterrir des Cubains amis en uniforme " à l’intérieur de l’enceinte" pour mettre en scène une attaque de la base.

 

(3) Capturer des saboteurs cubains (amis) à l'intérieur de la base.

 

(4) Déclencher des émeutes près de l'entrée principale de la base (Cubains amis).

 

(5) Faire sauter des munitions dans la base ; allumer des incendies.

 

(6) Incendier un avion sur la base aérienne (sabotage).

 

(7) Tirer au mortier de l'extérieur de la base vers l'intérieur. Dégâts aux installations.

 

(8) Capturer des groupes d'assaillants venant de la mer ou des environs de Guantanamo City.

 

(9) Capturer le groupe de miliciens qui attaque la base.

 

(10) Saboter un bateau dans le port ; incendies importants -- naphtalène.

 

(11) Couler un bateau près de l'entrée du port. Organiser les funérailles pour des fausses victimes (peut-être à la place de (10)).

 

b. Les États-Unis répondraient en menant des opérations offensives pour sécuriser l’approvisionnement en eau et les installations électriques, détruisant les emplacements d'artillerie et de mortiers qui menacent la base.

 

c. Lancer des opérations militaires américaines à grande échelle.

 

3. Un incident du type "Souvenez-vous du Maine" pourrait être provoqué, sous plusieurs formes :

 

a. Nous pourrions faire exploser un bateau dans la Baie de Guantanamo et accuser Cuba.

 

b. Nous pourrions faire exploser un navire drone [NdT : sans équipage] piloté à distance quelque part dans les eaux cubaines. Nous pourrions faire passer un tel incident, dans les parages de La Havane ou de Santiago, comme le résultat spectaculaire d'une attaque aérienne et maritime cubaine, voire les deux. La présence d'avions ou de navires cubains, venant simplement se renseigner sur les intentions du navire, pourrait bien constituer la preuve irréfutable que ce dernier subissait une attaque. La proximité de La Havane ou de Santiago ajouterait de la crédibilité, surtout pour les gens qui auraient entendu l'explosion ou vu l'incendie. Les États-Unis pourraient poursuivre avec une opération de secours, aérienne ou maritime, couverte par des chasseurs US, pour "évacuer" les membres restants de l'équipage inexistant [sic]. La liste des victimes dans les journaux américains provoquerait une vague d'indignation bénéfique.

 

4. Nous pourrions mener une campagne de terreur communiste cubaine dans la région de Miami, dans d'autres villes de Floride, et même à Washington.

La campagne de terreur pourrait viser des réfugiés cubains cherchant refuge aux États-Unis. Nous pourrions couler une cargaison [sic !] de Cubains en route vers la Floride (action réelle ou simulée). Nous pourrions encourager des agressions sur des réfugiés cubains aux États-Unis, jusqu'à causer des blessures dans certains cas destinés à être largement médiatisés. Quelques explosions de bombes au plastic dans des lieux soigneusement choisis, l'arrestation d'agents cubains et la publication de faux documents démontrant l'implication cubaine, aideraient également à la propagation de l'idée d'un gouvernement irresponsable.

 

5. Une invasion "depuis Cuba, soutenue par Castro" pourrait être simulée contre un pays des Caraïbes voisin (dans la veine de l'invasion de la République Dominicaine du 14 juin). Nous savons qu’en ce moment Castro soutient clandestinement des actions de subversion contre Haïti, la République Dominicaine, le Guatemala et le Nicaragua, et peut-être d'autres pays. Ces actions peuvent être amplifiées et d'autres inventées pour jeter le discrédit. Avantage pourrait être tiré, par exemple, de la capacité de réaction de l’armée de l’Air dominicaine face aux intrusions dans leur espace aérien national. Un avion "cubain" de type B-26 ou C-46 pourrait mener des raids nocturnes de destruction de canne à sucre. On pourrait trouver des incendiaires venant due bloc soviétique. Ceci pourrait être couplé avec des messages "cubains" aux communistes clandestins de la République Dominicaine, et on pourrait découvrir ou intercepter des livraisons "cubaines" d'armes sur la plage.

 

6. L'utilisation d'avions de type MIG par des pilotes américains pourrait constituer une provocation supplémentaire. Le harcèlement de l'espace aérien, des attaques contre la navigation en surface, et la destruction d'un drone militaire américain par des avions de type MIG seraient des actions complémentaires utiles. Un F-86 convenablement maquillé convaincrait les passagers d'un avion qu'ils ont vu un MIG cubain, surtout si le commandant de bord leur fait une telle annonce. L'inconvénient majeur de cette proposition semble être le risque de sécurité inhérente à l'obtention ou la modification d'un avion. Toutefois, on pourrait produire des copies acceptables de MIG en à peu près trois mois à partir des ressources dont disposent les États-Unis.

 

7. Des tentatives de détournement d'avions et de navires civils devraient apparaître comme la poursuite de mesures de harcèlement cautionnées par le gouvernement cubain. Dans le même temps, de véritables défections d'avions et de navires civils et militaires cubains devront être encouragées.

 

8. Il est possible de créer un incident qui démontrerait de façon convaincante qu'un avion cubain a attaqué et abattu un avion commercial civil affrété volant des États-Unis vers la Jamaïque, le Guatemala, le Panama ou le Venezuela. La destination serait choisie pour la seule raison que le plan de vol passerait par Cuba. Les passagers pourraient être un groupe d'étudiants en vacances, ou quelque groupe de personnes ayant un intérêt commun à voyager sur un vol non régulier.

 

a. Un avion de la base aérienne d'Eglin serait peint et numéroté pour en faire une réplique exacte d'un avion civil immatriculé appartenant à une société dont la CIA est propriétaire, dans la région de Miami. Au moment voulu, la réplique serait substituée au véritable appareil et les passagers choisis, tous listés sous de fausses identités soigneusement préparées embarqueraient. L’avion réel enregistré serait transformé en drone. [NdT : appareil piloté à distance]

 

b. Les heures de décollage du drone et du vol véritable seront programmées pour permettre un rendez-vous au sud de la Floride. Depuis ce point de rendez-vous, l'avion transportant les passagers descendra à une altitude minimum et se rendra directement dans un terrain auxiliaire de la base aérienne d'Eglin, où des dispositions auront été prises pour évacuer les passagers et remettre l'avion dans son état d’origine. Le drone poursuivra pendant ce temps son plan de vol déposé. Une fois au-dessus de Cuba, le drone transmettra sur la fréquence internationale de détresse un message de "SOS", déclarant être attaqué par un avion de type MIG cubain. La transmission sera interrompue par la destruction de l'appareil, qui sera déclenchée par signal radio. Cela permettra aux stations de radio de l'ICAO (International Civil Aviation Organization)

déployées dans l'Hémisphère Ouest d'apprendre à l'Amérique ce qui est arrivé à l'avion, plutôt que ce soit l'Amérique qui "vende" l'incident.

 

9. Il est possible de créer un incident faisant apparaître que des MIGs communistes cubains ont détruit un avion de l'armée de l'Air américaine, au-dessus des eaux internationales, lors d’une attaque non provoquée.

 

a. 4 ou 5 chasseurs F-101 seront envoyés sur une route allant de la base aérienne de Homestead en Floride jusqu’à proximité de Cuba. Leur mission sera de faire demi-tour pour servir d’avions plastrons dans le cadre d’un exercice de défense aérienne au sud de la Floride. Ces appareils exécuteront des variantes de ces vols à intervalles réguliers. Les équipages auront l'ordre de rester à au moins 12 miles des côtes cubaines ; cependant, il leur sera demandé d'emporter des munitions dans l'éventualité d'actions hostiles de la part des MIGs cubains.

 

b. Sur l'un de ces vols, un pilote averti à l’avance aura pour mission de voler en queue de patrouille, en laissant une grande distance entre lui et les autres appareils. Une fois à proximité de l'île de Cuba, ce pilote annoncera par radio qu’il a été touché par des MIGs et qu'il est en train de tomber. Aucun autre appel ne sera passé. Le pilote volera alors directement vers l'Ouest, à une altitude extrêmement basse, et se posera sur une base sûre, auxiliaire d'Eglin. L'appareil sera accueilli par le personnel approprié, rapidement garé, et un nouveau numéro de queue lui sera donné. Le pilote qui aura accompli la mission sous un faux nom reprendra son identité propre, et retournera à son travail habituel. Le pilote et l'avion auront alors disparu.

 

c. Au moment précis où l'avion est censé être abattu, un sous-marin ou un petit navire de surface éparpillera des morceaux de F-101, de parachute, etc à environ 15 à 20 miles des côtes cubaines et quittera les lieux. Les pilotes de retour à Homestead raconteront une histoire qu'ils croiront vraie. Des navires et des avions de recherches pourraient être envoyés, et des pièces de l'avion retrouvées.

 

 

FAITS EN LIEN AVEC LA PROBLÉMATIQUE

 

1. Le Comité des Chefs d’État-major a déjà déclaré* qu'une intervention militaire unilatérale des États-Unis à Cuba peut être entreprise dans l'éventualité où le régime cubain commettrait des actions hostiles envers des forces ou des biens américains, ce qui constituerait un incident sur lequel baser une intervention menée ouvertement.

 

2. La nécessité d'une action positive, dans l'éventualité où les efforts secrets pour encourager un soulèvement interne à Cuba échoueraient, fut indiquée** par le Comité des Chefs d'État-major le 7 mars 1962, comme suit :

 

" - - - établi qu'il est impossible qu'une révolution interne crédible s'accomplisse dans les 9 à 10 prochains mois, la décision des États-Unis de mettre au point une "provocation" cubaine comme justification d'une action militaire des États-Unis positive est requise."

 

3. Il est entendu que le Département d'État prépare également des propositions de plans d'action pour mettre sur pied la justification d'une intervention militaire des États-Unis à Cuba.

 

________

 

 

 

 

* Not For Release To Foreign Nationals/ Governments/Non-US Citizens

 

(Ne Pas Transmettre À Des Étrangers, même Alliés)