Propagande

 

L'OTAN et les femmes

 

 

« Le problème avec l’Afghanistan, c’est que, pour des raisons qui restent à éclaircir, certaines ONG occidentales célèbres ont renforcé d’une certaine manière la propagande des Etats-Unis. Ainsi en 2012, Amnesty International a édité des affiches « NATO : keep the progess going » (OTAN, continuez le progrès) à propos des droits des femmes. Parallèlement, le George W. Bush Institute collectait des fonds pour promouvoir les droits de la femme.

Or cette façon de justifier l’invasion de l’Afghanistan était pure propagande : d’abord, les Etats-Unis ont renversé le seul gouvernement afghan qui avait fait quelque chose pour la condition féminine [le gouvernement Taraki, fin des années 1970] ; ensuite, l’invasion US a eu des résultats catastrophiques pour les femmes. Aujourd’hui, une Afghane n’a qu’une chance sur vingt d’aller à l’école secondaire (7ème plus mauvais résultat mondial), elle aura en moyenne six enfants (3ème pire résultat) et son espérance de vie est seulement de 49 ans. Pour une guerre « humanitaire », ce n’est pas très réussi. Et c’était pourtant le grand argument pour « vendre » la guerre en 2001 : protéger les femmes afghanes. Du markéting pur et simple. »

 

Michel Collon, Je suis ou je ne suis pas Charlie ? (2015)

 

Génocide et propagande (2013), Edward S. Herman et David Peterson.
Génocide et propagande (2013), Edward S. Herman et David Peterson.

 

  Pour Noam Chomsky et Edward S. Herman, dans une étude "Counter-Revolutionary Violence", le fait que les Etats-Unis "de par leur position dominante et leur engagement contre révolutionnaire radical et planétaire, [soient] devenus le principal instigateur, administrateur et soutient moral et matériel de véritables bains de sang depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale" était une évidence indéniable et immédiatement démontrable. Il leur semblait également évident et démontrable que les responsables politiques américains forts du soutien des médias et des intellectuels de l'Establishment, pouvaient aller jusqu'à "planifier et provoquer des atrocités" accompagnées alors d'un flot de propagande à seule fin de détourner l'attention du public des violences organisées et avalisées par les Etats-Unis en se focalisant sur celles de leurs adversaires. On obtiendrait alors de "bons" et de "mauvais" bains de sang, les premiers étant ceux qu'il serait préférable de passer sous silence et les seconds ceux qui devront polariser l'attention et soulever l'indignation.