Libye

 

 Kadhafi

 

« Si tu faisais quelques efforts pour te désintoxiquer de la propagande occidentale, tu saurais que la révolution populaire et socialiste libyenne a façonné une société bien plus juste, égalitaire et fraternelle que toi et moi n’en avons jamais connu.

 

En effet, le Guide de la Jamahiriya était parvenu à libérer son pays de toute dette ; chaque habitant, même immigré, possédait un logement et une voiture. L’éducation et les soins de santé (y compris à l’étranger) étaient gratuits, l’électricité aussi, quant à l’essence et le pain, ils ne coûtaient quasiment rien.

 

Les banques libyennes accordaient des prêts sans intérêts. Les citoyens ne payaient pas d’impôts, et la TVA n’existait pas ! Chaque libyen pouvait aussi recevoir une allocation de 500 dinars (300 euros) par mois, alors qu’avec seulement 300 on vivait décemment.

 

La majeure partie des richesses du pays provenait de l’exploitation du pétrole, disposant des plus importantes réserves du continent. Cette industrie pétrolière y était gérée par l’entreprise nationale publique (National Oil Corporation), jouissant d’une participation majoritaire dans tous les domaines de l’exploitation. Ainsi, grâce à cette ressource nationalisée, la Libye d’alors put offrir le niveau de vie le plus élevé d’Afrique à ses habitants. De quoi attiser les convoitises des multinationales et des gouvernements français, anglais et états-uniens.

 

De plus, Kadhafi était sans conteste un des leaders africains les plus soucieux de l’émancipation des peuples du continent. Il s’opposa d’ailleurs farouchement contre le régime raciste de l’apartheid en Afrique du Sud.

 

Il fut le principal investisseur pour la fabrication du premier satellite de communication panafricain (RASCOM) lancé fin 2007. Une petite révolution pour un continent jusqu’alors obligé de payer 500 millions d’euros d’impôts par an pour utiliser les satellites européens…

 

La Libye du Colonel était une fervente promotrice du développement du « Fond monétaire africain » (FMA). A la manière des pays d’Amérique du Sud qui ont lancé leur propre banque (Banco Sur), destinée à affranchir leur continent de l’emprise usurière du FMI, de la Banque Mondiale et autres institutions néocoloniales…

 

La Jamahiriya libyenne, c’était aussi 200 milliards de dollars de fonds souverains ! Disparus depuis. Inutile de demander où, c’est très simple : ces fonds furent gelés sous prétexte qu’ils étaient une « source potentielle de financement du régime de Kadhafi » (B. Obama). Cet argent, les Libyens ne le reverront donc jamais…

 

Que dire enfin des 144 tonnes d’or qui dormaient bien au chaud dans les coffres du pays ? Le Colonel avait en effet une vision pour l’Afrique, et celle-ci passait par l’élaboration d’une monnaie unique, indexée sur l’or, pour l’Union africaine. Le « dinar or » aurait été un moyen efficace pour contrer l’hégémonie des monnaies papier prédatrices que sont le dollar et l’euro. Un outil d’émancipation radical pour les pays africains, chose que les Occidentaux ne peuvent tolérer…

 

Collectif Diktacratie.com, Chroniques en diktacratie (2015)