Les armes de destruction massive

Le guide David Icke de la conspiration mondiale (2012), Macro éditions
Le guide David Icke de la conspiration mondiale (2012), Macro éditions

 

 

     "Après le 11 septembre 2001, Donald Rumsfeld (Secrétaire à la Défense à l'époque) affirma que Saddam Hussein se montrait si dangereux qu'il fallait s'en débarrasser. Mais, c'est le même Rumsfeld qui s'était rendu à Bagdad en 1983 pour rencontrer Saddam Hussein au nom de l'administration Reagan-Bush et négocier avec lui la vente d'armes chimiques et biologiques de fabrication américaine. Information qui figure dans les dossiers déclassifiés du département américain, rendus publics en 2002. La rencontre Hussein-Rumsfeld, marquée par une chaleureuse poignée de main immortalisée par les caméras, entrait dans la politique Reagan-Bush de coopération étroite avec le dictateur irakien. Ces même documents révèlent que les Etats-Unis étoffèrent l'approvisionnement de Saddam en armes alors même que le dictateur avait déjà utilisé les gaz mortels fournis par les Américains contre les Kurdes en 1987 et 1988. Georges Bush junior et Tony Blair n'ont eu de cesse de justifier l'invasion en Irak en 2003 par l'affirmation de l'usage par Saddam d'armes chimiques "contre sa population", en passant sous silence que ce sont l'Amérique et la Grande-Bretagne qui les lui avaient fournies. De plus, Rumsfeld était membre du conseil d'administration de la société d'ingénierie ABB quand elle approvisionna en armements nucléaires la Corée du Nord en l'an 2000. Rumsfeld fut impliqué dans la fourniture même des "problèmes", à l'origine des protestations, qui rendirent nécessaire la riposte en Irak et en Corée du Nord."

 

"Lorsque 10 mois après Halabja [Gazage de Kurdes par le régime de Saddam Hussein, 1988], Charles Glass, le correspondant d'ABC TV, découvrit le site d'une des usines d'armement biologique de Saddam, le Département d'Etat [américain] nia les faits et on n'en parla plus. Glass a fait remarquer depuis que le Département l'Etat "produit aujourd'hui des rapports sur ce même site". Les deux garants de l'ordre international avaient à l'époque, avec pas mal d'autres, participé à rendre possible quelques atrocités -comme l'usage du cyanure, de gaz neurotoxiques et autres armes barbares- en fournissant à Saddam des renseignements, des technologies et du matériel. Selon Bill Blums, la Commission bancaire du Sénat annonçait en 1994 que le département au Commerce américain avait identifié pour les années précédant la guerre des livraisons de "matériels biologiques" identiques à ceux que les inspecteurs de Nations unies ont découverts et détruits par la suite. Ces livraisons se poursuivirent au moins jusqu'en novembre 1989. Un mois plus tard, Bush autorisa de nouveaux prêts au profit de son ami Saddam dans l'"objectif d'accroître les exportations américaines et de nous mettre en position de discuter avec l'Irak sur son comportement humanitaire", comme le déclara, sans honte, le Département d'Etat sans soulever la moindre critique (ni le moindre commentaire d'ailleurs) de la part des principaux médias.

Une enquête officielle (le rapport Scott) révéla l'attitude du gouvernement britannique qui dut, finalement, admettre qu'il avait continué à autoriser certaines firmes anglaise à exporter vers l'Irak du matériel entrant dans la composition des armes biologiques bien après que le rapport Scott eut été publié (au moins jusqu'à décembre 1996). Le 28 février de la même année, le Times, dans un tour d'horizon des ventes occidentales de matériels susceptibles d'entrer dans la composition d'armes bactériologiques et autres armes de destruction massive, mentionne pour les années 1980, une livraison américaine ayant reçu l'accord du gouvernement et comprenant des "agents pathogènes mortels" dont certains provenaient du centre militaire de recherche bactériologique de Fort Detrick. Il ne s'agit là, bien sûr, que de la partie émergée de l'iceberg."

 

 

  "En 1919, les britanniques utilisaient déjà des armes chimiques contre les Bolchéviques dans le nord de la Russie, et ce avec une grande réussite si l'on en croit le commandement britannique de l'époque. En tant que secrétaire d'Etat à la guerre en 1919, Winston Churchill se montrait très enthousiaste à l'idée d'"utiliser les gaz toxiques contre les tribus barbares" (les Kurdes et les Afghans) et autorisait les officiers de la Royal Air Force au Moyen-Orient à utiliser les armes chimiques "contre les Arabes récalcitrant en guise d'expérimentation". Il rejetait aussi toutes les objections de l'administration anglaise en Inde comme "déraisonnables" et déplorait toute "sensiblerie à propos de l'usage des gaz toxiques". "on ne peut en aucun cas accepter qu'on n'utilise pas toutes les armes disponibles pour parvenir à faire cesser rapidement les désordres qui règnent à nos frontières", expliquait-il. Les armes chimiques ne sont après tout que " l'application de la science occidentale à la guerre moderne".

L'administration Kennedy fut la première à user massivement des armes chimiques contre les populations civiles, lors de son agression contre le Sud-Vietnam en 1961-1962. [..] Il existe aussi des preuves substantielles de l'usage d'armes biologique contre Cuba, simple indice de la terreur continuelle que font peser les Etats-Unis sur ce pays."