Le Monde

Les thèmes qui façonnent le Monde d'aujourd'hui :

 

Société    Elites et Pouvoir     Démocratie     Mondialisme       Néolibéralisme     

Assassinsfinanciers       Terrorisme international     Amérique Latine    Chine   

Irak      Israël       Qatar      Syrie       Islam       Armes de destruction massive     

Pétrole et Energie       Drogue       Propagande     Etats-Unis    Libye

Syrie

 

 

Le gâteau syrien

 

 

« Début juin 2012, la France et le Royaume-Uni participent à la réunion du groupe de travail « Relance économique et Développement » des Amis de la Syrie, aux Emirats Arabes Unis, sous présidence allemande. Il s’agit d’impliquer les Etats membres dans la guerre en leur promettant un butin. Plusieurs années auparavant les sociétés norvégiennes Ansys et Sagex avaient officiellement procédé à la recherche d’hydrocarbures en Syrie. Bien qu’elles n’aient déclaré avoir détecté 13 champs pétroliers et gaziers qu’en deux dimensions, elles les avaient en réalité arpenté en trois dimensions et connaissaient donc la valeur de chacun d’entre eux. La Sagex ayant été rachetée par une société franco-US cotée à Londres, Veritas SSGT, trois Etats se trouvent bientôt en possession de ces précieux renseignements, mais toujours pas la Syrie qui n’en prendra connaissance qu’en 2013. Selon ces recherches, la Syrie dispose d’un sous-sol au moins aussi riche que celui du Qatar. Le Royaume-Uni fait entrer Oussama Al-Kadi, un cadre de British Gas, au Conseil national syrien. Avec son aide, Paris et Londres attribuent aux présents des concessions sur l’exploitation à venir d’un pays qu’ils n’ont pas encore conquis. »

Thierry Meyssan, Sous nos yeux (2017)

 

Etats-Unis

 

« Mise à nue par certains de ses protagonistes, l’intox américaine au Moyen Orient fonctionne encore en surface dans les médias occidentaux. Mais son efficacité est relative et les voix commencent à s’élever notamment en Europe pour dénoncer l’absurdité de cette politique. Le cercle fut bouclé par le général US David Petraeus lorsqu’il proposa en septembre 2015 sur la chaîne de télévision CNN de récupérer les membres d’Al-Qaïda qui accepteraient de quitter leur mouvance en Syrie pour combattre l’Etat islamique. Les Etats-Unis sont coutumiers de ce genre de transgression des règles morales. En octobre 2014, le New York Times a rendu publiques des archives déclassifiées de la seconde guerre mondiale. Les services américains avaient recruté un millier de cadre du régime nazi pour tirer profit de leur expérience dans leur combat contre le communisme. Certains d’entre eux avaient commis des crimes contre l’humanité. Parmi ces recrues figuraient des criminels de masse tels que Klaus Barbie, l’homme qui a torturé Jean Moulin ou l’officier SS Otto von Bolschwing, ancien conseiller d’Adolf Eichmann, architecte de la « solution finale ». Utiliser de tels individus pour défendre les idéaux de la démocratie était une curieuse manière de transformer ses propres ennemis en futur amis contre ses nouveaux ennemis. »

  

 

Christian Harbulot, Fabricants d’intox (2016)

 

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Le terrorisme international

  

 Jouer avec le feux 

 

« Entre autres, les Etats-Unis susciteront les Talibans, et Oussama Ben Laden, contre l’union soviétique, avant d’affronter les Taliban et de nommer Ben Laden ennemi public numéro un. La créature se retourne toujours contre son créateur, le golem échappe toujours à la maîtrise de son fabricateur. Alors, faut-il conclure que les USA sont depuis un siècle des apprentis sorciers, ou, en d’autres termes, des imbéciles géopolitiques, de grands enfants incapables de remplacer la Grande-Bretagne dans le rôle de gendarme du monde ? C’est ce qu’il paraît difficile de croire à la longue. D’autant qu’ils jouissent des moyens de renseignement les plus puissants du monde, d’universitaires érudits, de cercles de réflexion (« think tanks ») et de revues de géopolitique où se débattent longtemps à l’avance les questions les plus graves. On doit en tirer la conséquence que, sinon les dirigeant de façade, du moins ceux qui les commanditent, savent ce qu’ils font et que cette stratégie désastreuse est voulue. »

 

 

Martin Peltier, 20 bonnes raisons d’être anti-américain (2015)

 

Propagande

 

L'OTAN et les femmes

 

 

« Le problème avec l’Afghanistan, c’est que, pour des raisons qui restent à éclaircir, certaines ONG occidentales célèbres ont renforcé d’une certaine manière la propagande des Etats-Unis. Ainsi en 2012, Amnesty International a édité des affiches « NATO : keep the progess going » (OTAN, continuez le progrès) à propos des droits des femmes. Parallèlement, le George W. Bush Institute collectait des fonds pour promouvoir les droits de la femme.

Or cette façon de justifier l’invasion de l’Afghanistan était pure propagande : d’abord, les Etats-Unis ont renversé le seul gouvernement afghan qui avait fait quelque chose pour la condition féminine [le gouvernement Taraki, fin des années 1970] ; ensuite, l’invasion US a eu des résultats catastrophiques pour les femmes. Aujourd’hui, une Afghane n’a qu’une chance sur vingt d’aller à l’école secondaire (7ème plus mauvais résultat mondial), elle aura en moyenne six enfants (3ème pire résultat) et son espérance de vie est seulement de 49 ans. Pour une guerre « humanitaire », ce n’est pas très réussi. Et c’était pourtant le grand argument pour « vendre » la guerre en 2001 : protéger les femmes afghanes. Du markéting pur et simple. »

 

Michel Collon, Je suis ou je ne suis pas Charlie ? (2015)

 

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Etats-Unis

 

 Soft Power

 

C’est notamment sous l’impulsion d’Hillary Clinton, en février 2011, alors qu’elle était secrétaire d’Etat que les Etats-Unis ont officiellement inauguré « un dialogue stratégique avec la société civile ». Le soft power ne se restreignait plus à bombarder le reste du monde de sous-culture états-unienne, ni de coopter les élites via des organisations comme la French American Foundation, mais bien de coopter la société civile, enfin celle qui peut être utile. Pourquoi ? Parce que : 

 

  

« La société civile est favorable aux minorités, et donc à la défense des minorités ethniques, religieuses ou sexuelles, champ fertile pour les mouvements possédant un potentiel d’affaiblissement du soutien aux gouvernements centraux. Par leur impact émotionnel, les mouvements identitaires peuvent déstabiliser des gouvernements sans pour autant interférer dans la domination croissante du capital financier dans la détermination de relations économiques et sociales, comme des mouvements à caractère économique pourraient le faire. La société civile est un bon terreau pour la formation d’élites auto-sélectionnées éligibles pour le recrutement à la mondialisation géré par les USA. »

  

Diana Johnstone, Hillary Clinton : la reine du chaos (2015)

 

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Libye

 

Kadhafi

 

« Si tu faisais quelques efforts pour te désintoxiquer de la propagande occidentale, tu saurais que la révolution populaire et socialiste libyenne a façonné une société bien plus juste, égalitaire et fraternelle que toi et moi n’en avons jamais connu.

En effet, le Guide de la Jamahiriya était parvenu à libérer son pays de toute dette ; chaque habitant, même immigré, possédait un logement et une voiture. L’éducation et les soins de santé (y compris à l’étranger) étaient gratuits, l’électricité aussi, quant à l’essence et le pain, ils ne coûtaient quasiment rien.

Les banques libyennes accordaient des prêts sans intérêts. Les citoyens ne payaient pas d’impôts, et la TVA n’existait pas ! Chaque libyen pouvait aussi recevoir une allocation de 500 dinars (300 euros) par mois, alors qu’avec seulement 300 on vivait décemment.

La majeure partie des richesses du pays provenait de l’exploitation du pétrole, disposant des plus importantes réserves du continent. Cette industrie pétrolière y était gérée par l’entreprise nationale publique (National Oil Corporation), jouissant d’une participation majoritaire dans tous les domaines de l’exploitation. Ainsi, grâce à cette ressource nationalisée, la Libye d’alors put offrir le niveau de vie le plus élevé d’Afrique à ses habitants. De quoi attiser les convoitises des multinationales et des gouvernements français, anglais et états-uniens.

De plus, Kadhafi était sans conteste un des leaders africains les plus soucieux de l’émancipation des peuples du continent. Il s’opposa d’ailleurs farouchement contre le régime raciste de l’apartheid en Afrique du Sud.

Il fut le principal investisseur pour la fabrication du premier satellite de communication panafricain (RASCOM) lancé fin 2007. Une petite révolution pour un continent jusqu’alors obligé de payer 500 millions d’euros d’impôts par an pour utiliser les satellites européens…

La Libye du Colonel était une fervente promotrice du développement du « Fond monétaire africain » (FMA). A la manière des pays d’Amérique du Sud qui ont lancé leur propre banque (Banco Sur), destinée à affranchir leur continent de l’emprise usurière du FMI, de la Banque Mondiale et autres institutions néocoloniales…

La Jamahiriya libyenne, c’était aussi 200 milliards de dollars de fonds souverains ! Disparus depuis Inutile de demander où, c’est très simple : ces fonds furent gelés sous prétexte qu’ils étaient une « source potentielle de financement du régime de Kadhafi » (B. Obama). Cet argent, les Libyens ne le reverront donc jamais…

Que dire enfin des 144 tonnes d’or qui dormaient bien au chaud dans les coffres du pays ? Le Colonel avait en effet une vision pour l’Afrique, et celle-ci passait par l’élaboration d’une monnaie unique, indexée sur l’or, pour l’Union africaine. Le « dinar or » aurait été un moyen efficace pour contrer l’hégémonie des monnaies papier prédatrices que sont le dollar et l’euro. Un outil d’émancipation radical pour les pays africains, chose que les Occidentaux ne peuvent tolérer…

 

Collectif Diktacratie.com, Chroniques en diktacratie (2015)

 

Société

 

Féminisme


" Qui ne connait pas l'interview d'Aaron Russo, mort depuis d'un cancer foudroyant, dans laquelle il raconte ses discussions avec Nick Rockefeller, à qui il dit : "Vous avez quand même oeuvré pour le droit des femmes..." Et qui lui répond d'un air moqueur qu'en vérité, l'indépendance des femmes, ils s'en foutent... c'est juste qu'ils se sont aperçus un jour que, si les femmes restaient à la maison, seulement la moitié de la population générait des impôts, mais que si elles travaillaient, les enfants seraient en plus de cela beaucoup plus tôt sous la coupe de l'Etat, qui pourrait ainsi les formater tout petits... "Si tu veux vaincre ton ennemi, élêve ses enfants", dit le proverbe oriental !"


Claire Séverac, La guerre contre les peuples (2015)


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Elites et pouvoir

Histoire et mystifications, Michael Parenti (1999)
Histoire et mystifications, Michael Parenti (1999)

 

Les élites possédantes

 

      "La classe dirigeante est la composante politique active de la classe possédante, les hauts commandants de la finance et de la politique qui fixent les normes pour l'investissement et la concentration du capital. Ils jouent un rôle dominant dans la détermination des barèmes de salaires et des conditions de travail de millions de personnes. Ils dépouillent les employés de leurs bénéfices et réduisent le volume de la main-d’œuvre active, tout en combattant infatigablement les organisations syndicales. Ils fixent les taux d'intérêt et ils contrôlent la masse monétaire, jusqu'à la monnaie nationale elle-même. Ils bénéficient d'un contrôle oligarchique des principales technologies de production industrielle et de communication de masse. Eux-mêmes et leurs adjoints peuplent les conseils d'administration des sociétés, des universités et fondations. Ils commettent de façon répétée de graves crimes sociaux, mais ne vont presque jamais en prison. Ils font des raids sur le Trésor Public pour obtenir des subventions aux entreprises, du capital-risque, du capital de sauvetage, des aides à l'exportation et au développement, du capital promotionnel, des capitaux propres.

 

Ils pillent le domaine public, dominent les ondes, détruisent la forêt primitive, ils polluent les terres et les eaux d'effluents industriels, appauvrissent la couche d'ozone et mettent en péril toute l'écologie planétaire pour de rapides profits. Dans leur pays, comme à l'étranger, ils sont fidèlement servis par l'Etat de Sécurité nationale (Ministère de la Défense, Services secrets), avec tous ses dispositifs de dissimulation et son appareil répressif. Leurs fidèles acolytes occupent les postes de responsabilité des plus puissantes agences de sécurité et des ministères, indépendamment du parti ou de la personnalité qui se trouve à la tête de l'Etat.

 

Ils créent des accords internationaux (ALENA, GATT...) qui contournent les protections démocratiques des Etats souverains et nuisent à la capacité des gouvernements populaires de développer les services publics pour d'autres que ces puissants intérêts. Leur domination économique globale et leurs contributions aux campagnes électorales, leur monopole sur les médias, leurs lobbyistes grassement payés et leurs experts en relations publiques, prédéterminent régulièrement qui sera traité comme candidat politique majeur et quels paramètres politiques prévaudront. Ces élites dirigeantes ne sont ni omnipotentes ni infaillibles. Elles souffrent de confusions et d'échecs, et connaissent des différends entre elles. Elles doivent parfois tâtonner pour protéger et faire avancer leur intérêts face des circonstances fluctuantes, apprenant par la méthode des essais et erreurs. Cependant, leur accumulation de capital continue sans relâche. Bien que relativement peu nombreuses, elles tirent le meilleur parti de ce qu'il est possible d'obtenir. Leur richesse sert leur puissance et leur pouvoir sert leur richesse.

 

Le néolibéralisme

Lectures au peuple de France (2014)
Lectures au peuple de France (2014)

 

La bourse ou la mort


"En mai 2013, le meurtre d’un militaire à l’orée d’une banlieue de Londres, touchée par la misère sociale, provoqua des tensions raciales. Elles entraînèrent plusieurs quartiers au bord de la guerre civile. Ce fut le point d’orgue d’une situation conflictuelle larvée depuis une poignée de décennies entre d’un côté le petit peuple prolétaire blanc anglais et, de   l’autre,   le   petit   peuple   prolétaire   musulman   d’origine  indo-pakistanaise. La presse vendit ces évènements comme un « choc des civilisations ». Pathétique…


Bien informés, les prolétaires blancs anglais se seraient retournés contre la politique néolibérale suivie par leurs différents gouvernements depuis la fin des années 1970. Une politique qui a entraîné des délocalisations sauvages, détruisant le tissu industriel du pays par le fait d’une mise en concurrence de la main d’œuvre anglaise avec celle du reste du monde. Une concurrence particulièrement marquée pour les ouvriers peu qualifiés. Une situation qui tira indubitablement l’emploi, les salaires et les droits sociaux à la baisse. Cette politique néolibérale favorisant la libre circulation des capitaux et des personnes a, de fait, encouragé l’entrée massive de main d’œuvre étrangère bon marché pour concurrencer directement les autochtones au regard des quelques emplois restants, ceux non délocalisables. Outre la pression sur l’emploi, la venue en nombre de nouveaux arrivants a créé de prévisibles problèmes d’intégration au travers de ce climat de récession et de cette société encline au communautarisme. C'eut été utopique que de croire que cela aurait pu se passer autrement dans de telles conditions économico-sociales dégradées.


Des milliers d’indo-pakistanais ont donc quitté (eux ou leurs descendants) leur pays d’origine, ce que l’on ne fait jamais de gaieté de cœur, attirés par le mirage capitaliste britannique. Un mirage rendu vital par le manque d’emplois dans leur pays d’origine, lui qui a fait le choix, plus ou moins forcé, de sortir d’une société traditionnelle nécessiteuse en main d’œuvre, pour se convertir à l’industrialisation et la fabrication de masse, Une conversion fortement incitée par les avants postes néolibéraux que peuvent représenter l’inquisitrice Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui purge la Terre des protectionnistes, l’autocrate Fond Monétaire International (FMI) qui ne prête qu’en contrepartie de libéralisation de l’économie et des services, les fameux « ajustements structurels », et épisodiquement par l’intimidante puissance militaire américaine qui a une fâcheuse tendance à recadrer tout Etat qui resterait sourd à un tel changement de société. L’Histoire n’est pas à une ironie près quand on constate que, d’un côté, des pays sont forcés au libre-échange, et de l’autre, des pays prônant ce même libre-échange, ne le pratiquent pas ! Les entreprises de pays tels que l’Inde ont dû faire face à des multinationales souvent financées par des aides d’Etat à l’export et dont la main d’œuvre est choisie dans l’espace géographique le plus rentable du moment. Oh, concurrence libre et complètement faussée !


Pourvus d’une réelle information, d’un réel désendoctrinementet du recul nécessaire à l’ingestion et à l’analyse de telles données, nos  deux  groupes  de  prolétaires  anglais,  les  blancs  et  les  Indo-pakistanais d’origine, se seraient pris la main pour combattre leur véritable ennemi, ce monde néolibéral financiarisé et apatride dont le quartier de la City à Londres est l’archétype. Ou comment se tromper de cible… "


« Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment. »

Malcom X

 

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Le mondialisme

La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, Pierre Hillard (2013)
La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, Pierre Hillard (2013)

"Toutes les époques ont eu leur idéologie. Cependant, il en existe une qui surnage et perdure sur le fond d'idéal religieux : le mondialisme. Tout d'abord, il faut distinguer cette idéologie du fait purement historique : la mondialisation. Cette dernière n'exprime que l'exigence d'échanges économiques, culturels, ou encore d'information entre collectivités humaines. Le phénomène a toujours existé. Il n'a fait que prendre une accélération considérable, depuis la révolution industrielle puis de l'informatique, facilitant les échanges et les déplacements. En se projetant dans l'avenir, on peut aisément imaginer la création de colonies humaines sur de nombreuses planètes entraînant des échanges multiples. Il sera alors possible d'évoquer l'existence d'une mondialisation interplanétaire. Il en va autrement avec le mondialisme qui est plus qu'une idéologie ; c'est une mystique. Cette spiritualité globale se caractérise essentiellement par la volonté de soustraire l'autorité politique des Etats au profit d'entités supranationales et de faire disparaître les frontières en faveur d'une "région monde" où l'humanité constituerait une sorte de grande tribu mondiale assujettie, en d'autres termes, la Cité de l'Homme. Cette expression n'est pas une vue de l'esprit. Elle anime les réflexions de nombreux penseurs panthéistes soucieux de porter la lumière de cet idéal. [...]

Ce mondialisme s'est retrouvé dans des courants apparemment aussi divers que le libéralisme et le marxisme. En fait, par des voies différentes et même en entretenant des liens de coopération derrière une façade d'opposition, ces promoteurs ont toujours à l'esprit la disparition des Nations parce que à la base, ce sont des internationalistes. La chute du mur de Berlin a été un accélérateur d'un processus poursuivi depuis longtemps. Il s'agit de créer de grand bloc géo-économiques standardisés européens, nord-américains, sud-américains, asiatiques,...au sein desquels les nations seront broyées et dont la réunion constituera l'armature générale d'une gouvernance mondiale. Comme le rappelle Jacques Attali dans son ouvrage Dictionnaire du XXIème siècle : "Après la mise en place d'institutions continentales européennes, apparaîtra peut-être l'urgente nécessité d'un gouvernement mondial". Ainsi, ces blocs corsetés par la même idéologie et dont les populations auront au préalable les structures mentales alignées sur les critères édictés au sommet accoucheront d'une humanité unie, interchangeable et nomade. Cependant, l'aboutissement de ces ambitions longtemps prophétisées se doivent de passer par des étapes bouleverssant les structures politico-économiques des sociétés, accompagnées de conséquences militaires. Dans ces évènements, la vie humaine comptera peu."

 

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Islam

Les égarés, Jean-Michel Vernochet, Sigest (2013).
Les égarés, Jean-Michel Vernochet, Sigest (2013).

 

     "Cinq jours avant son assassinat par un salafiste, l'intellectuel Chokri Belaïd écrivait : "Si la religion musulmane est pratiquée dans ses trois fondements que sont la soumission à Dieu dans la paix, la Foi, et l'excellence, elle permet un épanouissement total, une joie profonde, un équilibre parfait de la personnalité, et donc un sens des valeurs humaines très développé... or le wahhabisme/salafisme amène l'individu qui suit cette pseudo doctrine au contraire. On ne juge un arbre qu'à ses fruits. Quels sont les fruits du wahhabisme/salafisme ? La haine, le mensonge, la persécution, l'intolérance, le rejet de la science et de la spiritualité. Regardez ce qui s'est passé en Libye, ce qui se passe en Syrie. Voilà l'oeuvre de ces gens. Ca ne vous suffit pas comme exemple ? C'est ça l'Islam ?

Tuer des enfants, des femmes, des vieillards, égorger des hommes, leur couper la tête en criant Allahu Akbar et en plein mois de ramadan ? Avec des imams en Arabie saoudite et au Qatar qui prêchent la haine et le meurtre au nom de l'islam ?"...

"...Cette hérésie a été mise en place pour essayer de détruire de l'intérieur l'Islam authentique pour le remplacer par cette horreur wahhabite [...]"

 

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Les assassins financiers

Les confessions d'un assassin financier, John Perkins, al Terre (2005)
Les confessions d'un assassin financier, John Perkins, al Terre (2005)

   

     "Claudine n'y est pas allée par quatre chemins lorsqu'elle m'a décrit la nature de mon travail. Je devrais, dit-elle : "Encourager les dirigeants de divers pays  à s'intégrer à un vaste réseau promouvant les intérêts commerciaux des Etats-Unis. Au bout du compte, poursuit-elle, ces dirigeant se retrouvent criblés de dettes, ce qui assure leur loyauté. Nous pouvons alors faire appel à eux n'importe quand pour nos besoins politiques, économiques ou militaires. De leur côté, ils consolident leur position politique en créant pour leur peuple des zones industrielles, des centrales électriques et des aéroports. Les propriétaires des compagnies américaines d'ingénierie et de construction s'enrichissent ainsi fabuleusement."

Nous voyons aujourd'hui les résultats de ce système qui a dérapé. Nos compagnies les plus respectables paient des salaires de famine à des gens qu'elles font suer dans des conditions inhumaines dans des ateliers clandestins d'Asie. Les sociétés pétrolières déversent sans justification des toxines dans les fleuves des forêts tropicales, tuant consciemment des gens, des animaux et des plantes, commettant le génocide d'anciennes cultures. L'industrie pharmaceutique refuse à des millions d'Africains infectés par le V.I.H. des médicaments qui pourraient leur sauver la vie. Aux Etats-Unis même, douze millions de familles ne mangent pas à leur faim. [...] Les Etats-Unis ont dépensé plus de 87 milliards de dollar pour la guerre d'Irak alors que les Nations Unies estiment que nous pourrions, avec la moitié de ce montant, fournir de l'eau potable, une nourriture équilibrée, des services sanitaires et une instruction élémentaire à chaque habitant de la planète...Et nous nous demandons pourquoi des terroristes nous attaquent !"

 

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Le Qatar

Une France sous influence, Vanessa Ratignier et pierre Péan (2014)
Une France sous influence, Vanessa Ratignier et pierre Péan (2014)

 

 Al Jazeera 

     

"En 1991, la guerre du Golfe avait été retransmise en direct par CNN l'américaine, première chaîne info planétaire, qui en façonnait ainsi la perception. l'émir du Qatar l'a bien compris qui, à défaut de disposer d'une armée digne de ce nom (12 000 hommes), mise sur le "soft power", autrement dit l'influence. Grâce à la chaîne qu'il a lancée en 1996, l'émir Hamad al-Thani assoit son pouvoir.

"Hamad a vendu sa souveraineté au Américains contre un plat de lentilles", entendait-on dans les monarchies du Golfe au lendemain du putsch fomenté par Hamad contre son père. Le nouvel émir [jusqu'en 2013] entend se protéger contre les assauts de ses détracteurs, sécuriser son règne et s'affirmer face au rival saoudien. "Quand Hamad a renversé son père en 1995, il s'est définitivement brouillé avec l'Arabie saoudite, se remémore un industriel qui a longtemps travaillé avec les deux pays. Pour les Saoudiens qui vont continuer à soutenir Khalifa [l'émir déchu], le coup d'Etat a signifié la fin du régime." Ils ont ainsi appuyés en sous-main la tentative de contre-putsch de l'ancien émir contre son fils en 1996, tandis que les heurts s'accumulaient aux frontières qataro-saoudiennes. "Quand j'ai renversé mon père, a confié l'émir Hamad à son ancien confident Anis Naccache, Ryad voulait ramasser l'émirat. J'ai envoyé HBJ [le Premier ministre] aux Etats-Unis. Il a arrêté la progression des Saoudiens qui avaient déjà raflé 100 kilomètres carrés de mon territoire. Les Etats-Unis m'ont sauvé..." Entre Doha et Ryad la guerre est déclarée. Et contre son rival, le Qatar mobilise Al Jazeera, chaîne arabe tout info, lancée en novembre 1996. "Entre 1995 et 2000, l'Arabie saoudite a té le principal problème du Qatar, contextualise Mounir Chafiq, un intellectuel palestinien. L'émirat était en confrontation avec Ryad, Le Caire et Damas. Al Jazeera a d'abord été créée pour critiquer ces pays."

  

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L'Amérique Latine

Les confessions d'un assassin financier, John Perkins, Al Terre (2005)
Les confessions d'un assassin financier, John Perkins, Al Terre (2005)

 

     "Dans un article du New York Times du 14 avril 2002 on peut lire que les Etats-Unis ont soutenus des régimes autoritaires dans toute l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud pendant et après la guerre froide, afin de protéger leur intérêts économiques et politiques.

Dans le minuscule pays du Guatemala, la CIA a fomenté un coup d'Etat en 1954 afin de renverser un gouvernement démocratiquement élu, et elle a subséquemment appuyé des gouvernements de droite contre de petits groupes rebelles gauchistes pendant quatre décennies. Environ 200 000 civils ont été tués.

Au Chili, un coup d'Etat soutenu par la CIA a permis à Pinochet de prendre le pouvoir et de diriger le pays de 1973 à 1990. Au Pérou, un fragile gouvernement démocratique cherche encore à établir quel fut le rôle de la CIA dans le maintien au pouvoir, pendant une décennie, du président Alberto K. Fujimori, maintenant déchu et tombé en disgrâce, et de son peu honorable chef espion, Vladimiro L. Montesinos.

Les Etats-Unis ont dû envahir le Panama en  1989 pour déloger son narcodictateur, Manuel A. Noriega, qui avait servi d'informateur aux services secrets américains pendant presque vingt ans. Et la lutte pour créer par tous les moyens une opposition non armée contre les gauchistes du Nicaragua dans les années 80, y compris en vendant des armes à l'Iran pour de l'argent liquide, a conduit à l'inculpation d'anciens officiels du gouvernement Reagan.

Parmi ceux qui firent l'objet d'une enquête figurait Otto J. Reich, un vétéran des luttes latino-américaines. Aucune accusation ne fut jamais portée contre M. Reich. Il devint plus tard ambassadeur des Etat-Unis au Venezuela et il est maintenant sous-secrétaire d'Etat aux affaires interaméricaines, par nomination présidentielle. La chute en 2002 de M. Chavez (président du Véenezuela depuis 1998) est l'une de  ses gloires."

 

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Chine

Le grand échiquier, Zbigniew Brzezinski (1997)
Le grand échiquier, Zbigniew Brzezinski (1997)

 

"Depuis des temps immémoriaux, la Chine, riche d'une population importante, a toujours constitué une civilisation particulière, fière et différente des autres. Cette civilisation était très avancée dans tous les domaines : philosophie, culture, art, disciplines sociales. Les Chinois gardent en mémoire que, jusqu'au début du XVIIe siècle, leur pays dominait le monde en termes de productivité agricole, d'innovation industrielle et par son niveau de vie. Mais, contrairement aux civilisations européennes et islamiques, qui ont donné naissance à 75 nations, la Chine est demeurée, pendant la plus grande partie de son histoire, un Etat unique, qui, au moment de la Déclaration d'indépendance de l'Amérique comptait déjà plus de 200 millions d'habitants et dominait également le monde sur le plan industriel.

A cet égard, la décadence de la Chine -durant les 150 années d'humiliation qu'elle a subies- constitue une aberration, une profanation des qualités propres à la Chine, un outrage personnel à chaque Chinois. Les responsables de cet outrage étaient, à des degrés différents, au nombre de quatre : La Grande-Bretagne, le Japon, la Russie et les Etats-Unis. La Grande-Bretagne en raison de la guerre de l'opium et de la dégradation honteuse de la Chine qui a suivi ; le Japon, aux instincts prédateurs, à cause des multiples guerres qu'il a provoqué au cours du XIXe siècle, infligeant de terribles souffrances au peuple chinois, sans que les Japonais s'en repentissent ; la Russie, en raison de ses incursions prolongées en territoire chinois au nord et de l'indifférence tyrannique de Staline à l'égard de l'amour propre des Chinois. ; enfin, les Etats-Unis sont également coupables, car leur présence en Asie et le soutient qu'ils accordent au Japon font obstacle aux aspirations internationales de la Chine."

 

Irak

De la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis (2004) Noam Chomsky, Editions Agone.
De la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis (2004) Noam Chomsky, Editions Agone.

 

     "Les Irakiens savent pertinemment que l'Irak a été crée par les Britanniques et que le tracé de ses frontières visait à garantir que la Grande-Bretagne (et non la Turquie) contrôlerait le pétrole du nord de l'Irak. Pour assurer la dépendance du pays, l'accès à la mer devait être bloqué efficacement grâce à la création de la principauté du Koweït administrée par les Anglais. On accorda à l'Irak l'indépendance, une constitution, etc. Mais les Irakiens n'eurent pas à attendre que les documents secrets soient rendus publics pour comprendre que les Britanniques imposaient en Irak, comme ailleurs, un régime arabe de façade, leur permettant d'exercer le pouvoir sous couvert de divers "fictions constitutionnelles"."

  

   "Au cours d'un débat télévisé organisée dans le but de justifier le plan d'attaque contre l'Irak, les responsables gouvernementaux, Albright et Cohen, n'ont cessé de rappeler la dernière atrocité irakienne en date : Saddam s'était rendu coupable d'"utiliser un armement de destruction massive contre ses voisins et son propre peuple". Il s'agit là manifestement de son crime le plus abominable. "Il nous faut absolument insister sur le fait que les Etats-Unis et le monde civilisé ne peuvent traiter avec un homme capable d'utiliser des armes de destruction massive sur son propre peuple, sans parler de ses voisins", déclarait Madeleine Albright en répondant avec indignation à un intervenant qui l'interrogeait sur le soutien américain à Suharto. Peu après, le sénateur Lott accusait Kofi Annan de cultiver des "relations personnelles avec un massacreur" et reprochait à l'administration de continuer à faire confiance à un individu capable de tomber aussi bas. Propos singulièrement éclairants. Mis à part le fait que Cohen et Albright ne répondent pas à la question posée, ils oublient simplement de mentionner -et les commentateurs ont été assez gentils pour ne pas leur en parler- que les faits qu'ils semblent trouver désormais abominables n'avaient pas suffi auparavant à faire de l'Irak "un Etat voyou". Quant à Lott, il se garde bien de rappeler que ses héros préférés, Reagan et Bush, entretenaient des relations exceptionnellement chaleureuses avec le "massacreur". De fait, personne ne fit de discours passionné en faveur d'une attaque militaire après que Saddam eut gazé des Kurdes à Halabja en 1988. Bien au contraire, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne confirmèrent leur soutien au massacreur considéré alors comme "notre genre de type"."

 

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Syrie

Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine (2009), John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, Editions La découverte.
Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine (2009), John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, Editions La découverte.


     "A la racine du conflit actuel entre Israël et la Syrie, il y a la question du plateau du Golan, qu'Israël a arraché à la Syrie pendant la guerre des Six-jours, provoquant l'exode de 80000 habitants syriens. En 1981, le Golan est passé sous le régime des lois israéliennes, ce qui constitue une annexion de fait. La Syrie tient absolument à récupérer ce territoire et c'est à cette fin qu'elle soutient des groupes terroristes comme le Hamas et le Hezbollah ; l'armée syrienne est trop faible pour menacer Israël et ces groupes constituent son seul moyen de pression sur l'Etat hébreu. En 1994, le Premier ministre Yitzhak Rabin a affirmé son accord de principe sur une restitution du plateau du Golan à la Syrie en échange d'une complète normalisation des relations entre les deux pays.[...]

Rabin fut assassiné un an plus tard, mais ses successeurs -Shimon pérès et Benjamin Netanyahou- continuaient en principe à s'accorder sur le retrait. Mais Pérès resta trop peu de temps à son poste pour s'engager dans des négociations et Netanyahou, pour diverses raisons, n'en fit pas une priorité. Le successeur de Netanyahou,Ehud Barak, était également prêt à rendre aux Syriens la quasi-totalité du Golan, mais il ne souhaitait pas s'engager à un retrait intégral sur les frontières de 1967.

Dans la seconde moitié des années 1990, les relations entre Israël et la Syrie n'était pas pas foncièrement mauvaise, dans la mesure où les deux pays s'efforçaient par divers canaux de parvenir à un accord. L'administration Clinton était profondément impliquée dans ce processus de négociation et souhaiutait faire aboutir une solution définitive[...]. Ce qui signifie qu'à l'époque les relations entre la Syrie et les Etats-Unis étaient raisonnablement positives, bien que la Syrie fut une dictature dirigée par un parti unique et que l'Administration Clinton se soit publiquement engagée à "propager la démocratie" dans le monde.[...]

A l'automne 1999, le président Clinton était convaincu qu'un accord entre Israël et la Syrie était enfin à portée de main. Début janvier 2000, en réponse à une demande insistante de Barak, il invita les deux czamps à se réunir à Shepherdstown, en Virgine occidentale. Mais barak, qui s'était soudain rendu compte que l'opinion publique israélienne ne voyait pas d'un bon oeil la perspective de rendre le Golan à la Syrie, adopta une position inflexible et s'efforça de projeter une image de "dur" en ralentissant le processus. Les négociations échouèrent. Comme devait l'observer ultérieurement Denis Ross, principal négociateur et bras droit de Clinton pour les affaires moyen-orientales, "si Barak n'avait pas fait marche arrière, il y aurait pu y avoir un accord en janvier 2000". [...] Pour Clinton, il est clair que les responsables de l'échec des négociations étaient les Israéliens, pas les Syriens.

Sharon remplaça Barak au poste de Premier ministre en février 2001. Ce changement déteriora considérablement les relations israélo-syriennes et par voie de conséquence, les relations entre Damas et Washington. Contrairement à ses quatre prédécesseurs, Sharon n'avait aucune intention de restituer le plateau du Golan. "Même dans mes moments de fantaisie les plus fous, je n'aurais jamais accepté une telle concession", déclara-t-il. Le sucesseur de Sharon, Ehud Olmert, s'est également prononcé sans ambiguïté : "Le plateau du Golan restera en notre possession pour toujours."[...]

Malgré cette farouche résistance à l'abandon du Golan, il existe au sein des cercles dirigeants israéliens un degré important de soutient à la négociation d'un accord avec la Syrie. C'est particulièrement vrai chez les militaires. Le chef d'état-major de Tsahal a ainsi déclaré en 2004 qu'Israël était capable de se défendre sans le plateau du Golan et serait plus en sécurité s'il signait un traité de paix avec la Syrie. Non seulement l'Etat hébreu bénificierait de la normalisation de ses relations avec un ennemei de longue date, mais le Hezbollah, le Hamas et le Jihad islamique perdrait le soutient de Damas. [...]

Pour justifier leur intransigeance, les dirigeants israéliens dépeignent la Syrie comme un "Etat voyou" auquel on ne peut pas faire confiance et qui ne comprend que la force. Rien d'étonnant à ce que l'ambassadeur syrien à Washington ait déclaré début 2004 que "plus nous parlons de paix, plus nous sommes attaqués".

 

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Israël

  

  "Arthur Koestler [ecrivain et journaliste hongrois naturalisé Anglais] pensait que "la grande majorité des juifs survivants [de la politique génocidaire d'Hitler] vient de l'Europe orientale et [qu']en conséquence elle est peut-être principalement d'origine Khazare. Cela voudrait dire que les ancètres de ces juifs ne venaient pas des bords du Jourdain, mais des plaines de la Volga, non pas de Canaan, mais du Caucase, où l'on a vu le berceau de la race aryenne ; génétiquement, ils seraient apparentés aux Huns, aux Ouïgours, aux magyars, plutôt qu'à la semence d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. S'il en était bien ainsi, le mot "antisémitisme" n'aurait aucun sens [...]."

 

   "La guerre de 1967 ouvrit des perspectives nouvelles à la recherche archéologique israélienne. les chercheurs israéliens avaient jusque-là été limités dans leurs fouilles par les frontières de la Ligne verte. La conquète de la Cisjordanie leur procura de nouveaux espaces et des montagnes de glèbes nouvelles au coeur de la terre de l'"antique patrie", qui aurait osé s'y opposé?

Au début, l'allégresse des vainqueurs de la guerre se mêla à la joie des archéologues. Une bonne partie de l'intelligentsia israélienne s'abandonna au doux rêve de la grand "terre d'Israël". On comptait ainsi de nombreux archéologues qui sentaient sonner l'heure où ils pourraient souder définitivement l'antique nation à la patrie historique, prouvant ainsi la légitimité absolue du texte. Mais la jubilation [...] commença à retomber lentement à mesure qu'avançait la recherche. On découvrit en effet, sur le mont Manassé et le mont Ephraïm, autour de Jérusalem, ainsi que sur les monts de Judée, de plus en plus de vestiges qui confirmaient certaines craintes et qui s'étaient déjà révélées à la suite des fouilles de plusieurs sites antiques sur le territoire de l'Etat d'Israël.

En conclusion, d'après les hypothèses de la plupart des nouveaux archéologues et chercheurs, le glorieux royaume unifié n'a jamais existé, et le roi Salomon ne possédait pas de palais assez grand pour y  loger ses sept cents femmes et ses trois cent serventes. Le fait que ce vaste empire n'ait pas de nom dans la Bible ne fait que renforcer ce point. Ce sont des auteurs plus tardifs qui inventèrent et célébrèrent cette immense identité royale commune, instituée, évidemment, par la grâce d'un Dieu unique. et avec sa bénédiction. Avec une imagination riche et originale, ils reconstituèrent de même les célèbres récits de la création du monde et du terrible déluge, des tribulations des patriarches et du combat de Jacob avec l'ange, de la sortie d'Egypte et de l'ouverture de la mer Rouge, de la conquète de Canaan et de l'arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.

Les mythes centraux sur l'origine antique d'un peuple prodigieux venu du désert, qui conquit par la force un vaste pays et y construisit un royaume fastueux, ont fidèlement servi l'essor de l'idée nationale juive et l'entreprise pionnière sioniste. Ils ont constitués pendant un siècle une sorte de carburant textuel au parfum canonique fournissant son énergie spirituelle à une politique identitaire très complexe et à une colonisation territoriale qui exigeait une autojustification permanente.

Ces mythes commencèrent à se fissurer, [...], et vers la fin du XXème siècle, on eut l'impression qu'ils étaient en passe de se transformer en légende littéraires, séparées de la véritable histoire pas un abîme qu'il devenait impossible de combler."

 

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Les armes de destructions massives

 

     "Lorsque 10 mois après Halabja [Gazage de Kurdes par le régime de Saddam Hussein, 1988], Charles Glass, le correspondant d'ABC TV, découvrit le site d'une des usines d'armement biologique de Saddam, le Département d'Etat [américain] nia les faits et on n'en parla plus. Glass a fait remarquer depuis que le Département l'Etat "produit aujourd'hui des rapports sur ce même site". Les deux garants de l'ordre international avaient à l'époque, avec pas mal d'autres, participé à rendre possible quelques atrocités -comme l'usage du cyanure, de gaz neurotoxiques et autres armes barbares- en fournissant à Saddam des renseignements, des technologies et du matériel. Selon Bill Blums, la Commission bancaire du Sénat annonçait en 1994 que le département au Commerce américain avait identifié pour les années précédant la guerre des livraisons de "matériels biologiques" identiques à ceux que les inspecteurs de Nations unies ont découverts et détruits par la suite. Ces livraisons se poursuivirent au moins jusqu'en novembre 1989. Un mois plus tard, Bush autorisa de nouveaux prêts au profit de son ami Saddam dans l'"objectif d'accroître les exportations américaines et de nous mettre en position de discuter avec l'Irak sur son comportement humanitaire", comme le déclara, sans honte, le Département d'Etat sans soulever la moindre critique (ni le moindre commentaire d'ailleurs) de la part des principaux médias.

Une enquète officielle (le rapport Scott) révéla l'attitude du gouvernement britannique qui dut, finalement, admettre qu'il avait continué à autoriser certaines firmes anglaise à exporter vers l'Irak du matériel entrant dans la composition des armes biologiques bien après que le rapport Scott eut été publié (au moins jusqu'à décembre 1996). Le 28 février de la même année, le Times, dans un tour d'horizon des ventes occidentales de matériels susceptibles d'entrer dans la composition d'armes bactériolgiques et autres armes de destruction massive, mentionne pour les années 1980, une livraison américaine ayant rçu l'accord du gouvernement et comprenant des "agents pathogènes mortels" dont certains provenaient du centre militaire de recherche bactériologique de Fort Detrick. Il ne s'agit là, bien sûr, que de la partie émergée de l'iceberg."

 

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Pétrole et énergies

Blythe Masters, Pierre Jovanovic (2011)
Blythe Masters, Pierre Jovanovic (2011)

 

Hyper-spéculation

 

"Bloomberg avait écrit fin décembre 2009 qu'il y avait "une file de 40 kilomètres de tankers, assez pour bloquer la manche (...) ces tankers vont vider 26% du brut qu'ils stockent depuis 6 mois". Jolie spéculation... Car il faut savoir que "les traders ont réservé un nombre record de pétroliers pour le début de l'année", ce qui a fait dire à un spécialiste londonien "le marché des tankers défie les lois de la gravité". Fin novembre 2009, 168 tankers étaient remplis de brut et attendaient le bon moment... Le calcul des banques est simple : prix du brut + frais de transport x nombre de jour égal ou supérieur au prix d'achat...

En novembre 2009, le Daily Mail avait révélé que des tankers, battant pavillon du Liberia, des Bahamas, etc., remplis de pétrole, tournaient en rond depuis trois mois au large de l'Angleterre, attendant que le prix du brut arrive au montant voulu par leurs spéculateurs de commanditaires. C'était La Solitaire du Brut avec Goldman Sachs comme principal sponsor..."

  

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Drogue

American war machine, Peter Dale Scott
American war machine, Peter Dale Scott

    

"la production d'opium en Afghanistan a plus que doublé depuis l'invasion de ce pays par les Etats-Unis en 2001. Mais la responsabilité US pour le rôle prédominant de l'Afghanistan dans le trafic mondial d'héroïne aujourd'hui n'est qu'une résurgence de ce qui s'était déroulé entre les années 1940 et 1970 en Birmanie, en Thaïlande et au Laos. Ces pays sont aussi devenus des acteurs majeurs du trafic de drogue international grâce à l'aide de la CIA (après celle des Français, concernant le Laos), une aide favorisant ceux qui seraient restés de simples trafiquants locaux sans cette intervention de l'Agence."

 

 

"Le sénateur Jack Blum a décrit le rôle des Etats-Unis et de l'Argentine dans le coup d'Etat [ en Bolivie en 1980, coup d'Etat surnomé le Cocaïne coup] :

     Sous l'administration Carter, alors que les droits de l'Homme étaient devenus une priorité publique, nous avons discrètement encouragé d'autres pays à agir à l'encontre de ces principes. Le sous-comité enregistra le témoignage remarquable d'un ancien employé civil du gouvernement militaire argentin, leandro Sanchez-Reisse, qui décrivit en détaille les actions entreprises dans le cadre de la lutte anticommuniste. Il affirma au sous-comité que les militaires argentins utilisaient les profits engendrés grâce à la cocaïne bolivienne pour financer un bataillon anticommuniste qui opérait sur tout le continent. Il déclara au sous-comité qu'il avait mis sur pied une opération de blanchiment d'argent à Fort Lauderdale pour transférer les fonds au bataillon secret. Il avançait que notre gouvernement l'avait aidé dans son entreprise."