La santé

"Soyons optimiste : la médecine a découvert beaucoup plus de remèdes qu'il n'y a de maux."

Alfred Capus

 

La pollution du fœtus

 

« Les bébés actuels naissent avec un certain nombre de produits chimiques dans le corps. Une étude réalisée en juillet 2005 aux Etats-Unis par l’Environmental Working Group sur la pollution du cordon ombilical des nouveau-nés par des produits chimiques montre que la situation est plus sérieuse qu’on ne le craignait. On a trouvé 287 molécules chimiques dans le sang de ces bébés. Parmi elles, 180 sont cancérigènes chez l’homme ou l’animal, 217 sont toxiques pour le cerveau et le système nerveux et 208 peuvent provoquer, chez l’animal, des malformations à la naissance. »

 

 

Sylvie Simon, dans La guerre secrète contre les peuples de Claire Séverac (2015)

 

 

 

 Médecine par les plantes

 

« En France, les techniciens de la médecine sont parvenus à faire voter une loi (1941) imposant la fermeture des écoles d'herboristerie. Plus personne n'est aujourd'hui habilité à enseigner la médecine par les plantes aux jeunes générations, et celui qui cherche à aider ses semblables en leur enseignant certaines de ces connaissances, court le risque d'être accusé d'exercice illégal de la médecine. »

 

Günther Schwab, La danse avec le diable (1958)

 


Hyperactivité

 

« L'histoire de ce jeune Anglais, qui allait à l'école à la fin du XIXe siècle et serait aujourd'hui certainement considéré comme hyperactif, et à ce titre serait soigné à coups de médicaments, pourrait faire exemple : afin de calmer son énergie débordante, l'enfant remuant et ses enseignants décidèrent d'un commun accord que le jeune garçon serait autorisé à faire le tour de l'école en courant à la fin de chaque heure de cours, ce qui améliora notablement le quotidien; aussi bien celui de l'élève que celui de ces enseignants. Le héros de cette histoire a par la suite complètement renoncé à la pratique sportive. Son nom : Wiston Churchill.»
Jörg Blech, Les inventeurs de maladies


Les inventeurs de maladies, Jörg Blech (2003)
Les inventeurs de maladies, Jörg Blech (2003)


Le syndrome de Sissi

 

« Le « syndrome de Sissi » fit ainsi sa première apparition en 1998 : dans une annonce partiale du laboratoire SmithKline-Beecham (devenu entre-temps Glaxo-SmithKline). Les individus touchés y étaient décrits comme dépressifs, leur état pouvant donc nécessiter un traitement par psychotropes. Ces patients dissimulaient, en outre, leur abattement pathologique en redoublant d’énergie et d’optimisme. Le nom du syndrome était ainsi inspiré de l’impératrice Elisabeth (surnommée « Sissi »), censée incarner l’archétype du patient. Depuis, le terme a conquis les médias et se propage par l’intermédiaire de quelques psychiatres : il y aurait en Allemagne trois millions d’individus atteints du syndrome de Sissi.
En mai 2003, des médecins de la clinique universitaire de Münster démontrèrent que ce prétendu problème de santé publique était une invention de l’industrie. Leur analyse de sources spécialisées a en effet montré que le tableau clinique ne pouvait être justifié scientifiquement. La présence médiatique du syndrome de Sissi, notamment dans un essai consacré à ce sujet comme par un fait exprès, serait bien plutôt dû à l’action de Wedopress, une agence de relations publiques sous contrat avec Glaxo-Smithkline. Pour « implanter une nouvelle dépression » dans les médias, l’agence elle-même se vante d’avoir déclenché un véritable « feu d’artifice » pour le syndrome de Sissi.

Les inventeurs de maladies détiennent de fait le monopole de l’information dans le domaine de l’éducation à la santé et tirent joyeusement profit de cette situation. Un employé de l’agence de relations publiques OgilvyHealthcare, à Düsseldorf, estime que 70 à 80 % de tous les articles traitant de thèmes médicaux dans les médias sont à attribuer à une action de relations publiques ciblées. »



Osons dire la vérité à l'Afrique, Bernard Lugan (2015)
Osons dire la vérité à l'Afrique, Bernard Lugan (2015)


Afrique et immigration choisie

 

"En 2008, le président sénégalais Abdoulaye Wade s'insurgea contre l'idée d'"immigration choisie", qu'il qualifia de "pillage des élites des pays en voie de développement", ajoutant "ce n'est pas honnête de vouloir prendre nos meilleurs fils". Le président Wade faisait ainsi fort justement allusion à un véritable scandale, une honte même, dont l'exemple le plus inacceptable est celui des médecins ; en 2008, le Center for Global Development chiffrait ainsi à 135 000 les personnels médicaux africains exerçant hors d'Afrique. L'illustration de ce scandale a été donnée le 26 novembre 2014, quand, compte tenu de l'absence de médecins africains sur place, pour tenter d'enrayer la propagation du virus Ebola, la Commission européenne proposa de mobiliser 5000 médecins européens. Le commissaire à l'Aide humanitaire, M. Andriukaitis déclara ainsi qu'il avait "appelé les ministres des quatorze Etats membres pour les exhorter à envoyer plus de personnel médical dans les pays frappés par Ebola".

 


Les médicaments


"Tant qu'il n'y aura pas un institut de médecine indépendant financé par les pouvoirs publics pour réguler le marché du médicament sur des bases objectives, biologiques et cliniques, rien ne changera, les pharmacies continueront à proposer 25 % de médicaments indispensables, 25% de médicaments occasionnellement utiles, 25% de médicaments à peu près complètement inefficaces et encore 25% totalement inefficaces, avec, au total, 25% de médicaments à l'origine d'effets secondaires au moins transitoirement gênants et invalidants et 5% d'accidents graves ou mortels, source de 20 000 morts par an identifiés et probablement 10 000 de plus échappant au recensement, faute de structures de pharmacovigilance efficaces au niveau des hôpitaux, des médecins et des caisses d'assurance. On ne sait pas quand on ne veut pas se donner les moyens de savoir."

Dr Even


Kou l'ahuri, Jacques Duboin (1934)
Kou l'ahuri, Jacques Duboin (1934)


Cupidité


"Comme midi était passé, cet industriel voulut très aimablement me retenir à déjeuner. Nous sommes trois, me dit-il, car j'ai invité un jeune médecin ; c'est un véritable savant qui doit m'entretenir de ses récents travaux. Il a découvert des pommades à émanation de radium, et je me passionne pour toutes les nouveautés scientifiques.

En effet, au cours du repas, notre amphitryon m'ayant complètement perdu de que, ne cessa de questionner son second invité et parut s'intéresser prodigieusement à tout ce qu'il disait sur les vertus curatives de ce nouveau produit. la goutte, le rhumatisme chronique, la sciatique, firent tous les frais de la conversation qui s'arrêta net lorsque apparurent les coliques néphrétiques.

- Ce que vous m'annoncez, conclut le grand fabricant, me transporte de joie. ce sont mes laboratoires qui doivent lancer ces onguents auxquels je trouverai le nom qui convient. Mais, dites-moi, combien d'applications faut-il pour venir à bout d'un mal très répandu, l'eczéma par exemple ?

- Deux ou trois, répondit le jeune savant, font disparaître un eczéma naissant.

Le grand fabricant sursauta.  - mais il disparaît pour revenir ? demanda-t-il ?

- Je vous assure que la disparition est définitive, répondit son interlocuteur.

- Alors la chose ne m'intéresse pas, laissa tomber le grand fabricant, désabusé. Soixante ou quatre-vingts applications sont un strict minimum. [...] Hélas, je me ruinerais si je lançais un produit qui guérit vite. Ma clientèle tarirait en un clin d'œil. J'ai besoin de produits dont il faut se servir souvent, longtemps.

- Donc, lui dis-je, vous fabriquez des produits pharmaceutiques, non pas pour guérir les malades, mais pour gagner de l'argent."


Médicaments, effets secondaires : La mort. John Virapen (2014)
Médicaments, effets secondaires : La mort. John Virapen (2014)

 

Drogue et armée

     

"Selon la commission des citoyens et des droits de l'homme américaine (rapport 2013), les militaires sont utilisés d'autorité pour les essais cliniques et les antidépresseurs, les anti-psychotiques, les anxiolytiques et les psychostimulants sont lourdement prescris pour renforcer l'agressivité au combat ou pour traiter, après coup, le très médiatisé PTSD, le "post-traumatic stress disorder". Cela avait commencé en 1914 avec l'alcool, puis en 1940 avec les amphétamines, orthédrine...remplacées aujourd'hui par des cocktails de 2,3 ou 4 psychotropes (et jusqu'à 25 pour un seul soldat !), source de dépersonnalisation, violences, maltraitances, meurtres et suicides. De 2005 à 2011, la consommation de psychotropes dans l'armée américaine a septuplé, un militaire sur six est traité et le nombre des suicides est supérieur à celui des tués au combat (349 en 2012, contre 311). Parallèlement, le budget des psychotropes dans l'armée est passé de 2 à 7 milliards de dollars et les ancien militaires se suicident au rythme de 9000 par an. En 2012, un soldat abat 7 personnes dans les rues de Kaboul, un autre 4 officiers  à Bagdad et, en 2013, un ancien sergent s'introduit au Pentagone et assassine 11 personnes.

Même chose dans les autres armées, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Russie, où les suicides sont plus fréquents que les blessures mortelles au combat ou que les accidents fatals, tandis que parallèlement, les généraux-psychiatres M. Friedman, C. Ritchie ou S. Xenakis multiplient les contrats personnels avec les grandes firmes productrices de psychotropes. Mais en France, au mali, en Centrafrique, aucune information."


 

Corruption des systèmes de santé

 

Pour lever tous les obstacles à son expansion, l'industrie pharmaceutique agit toujours par la corruption.

Dans un rapport, Transparency international écrit : " Alors qu'on attribue souvent les déséquilibres financiers du système de santé allemand à l'augmentation du nombre de personnes âgées, ce facteur ne joue en réalité qu'un rôle mineur à côté de la correction, l'incompétence et l'irresponsabilité." (La situation est la même en France ou aux Etats-Unis où le prix abyssal et sans justification des médicaments nouveaux, et, au nom d'un principe de précaution mal compris, les prescriptions hors de propos de médicaments inutiles, l'hospitalo-centrisme, le coût des dispositifs médicaux et des prothèses, les dysfonctionnements des hôpitaux de jour et des urgences, la multiplication des consultations et des examens biologiques et radiologiques inutiles et des gestes interventionnels et chirurgicaux souvent non justifiés sont de loin les principales causes d'augmentation des dépenses de santé.) Et Transparency International poursuit : "pour y faire face, il existe bien des bases légales, mais elles semblent paralysées par les comportements illégaux et non éthiques, les organisations véritablement mafieuses et les cartels mis en place par les grandes firmes pharmaceutiques : la fraude, le gaspillage et la corruption se sont infiltrés au niveau fédéral dans notre système de santé durant ces dernières décennies. Médecins, dentistes, pharmaciens et assurés sont entraînés, et se laissent entraîner, dans cette dérive qui joue maintenant sur des dizaines et des dizaines de milliards pour le plus grand bénéfice de l'industrie pharmaceutique, sans que le contrôle de l'Etat s'exerce comme il devrait, en grande partie à cause de la corruption." Et même son cloche avec le rapport sur l'industrie pharmaceutique de l'Assemblé générale des Nations unies en 2008, qui ajoute : "Les grandes firmes devraient assumer leur responsabilité à l'égard de la santé publique et pas seulement à l'égard de leurs actionnaires, et ce n'est pas aujourd'hui le cas, en particulier en ce qui concerne leur politique de recherche-développement, leur acceptation des politiques anticorruption et anti-lobbying et l'éthique des essais cliniques."

 

Apocalypse du progrès (2014)
Apocalypse du progrès (2014)

 

Profilage de l'être humain ?

 

Jusqu'à présent on pouvait parler de "mauvaise utilisation" d'une science, bonne par principe. Aujourd'hui c'est l'avenir de la science qui nous inquiète, sans doute à juste titre. En particulier lorsqu'elle concerne le vivant. Le séquençage de l'ADN, possible et réalisable à des coûts toujours plus faibles, couplé à une informatique de plus en plus intrusive, ouvre la voie au profilage des futurs êtres vivants. on parle de la "grande convergence" des "NBIC" (Nanotechnologies, Biotechnologies, Intelligence artificielle, sciences Cognitives) comme s'il s'agissait d'un progrès. En fait, l'évolution la plus préoccupante résulte de la combinaison de trois phénomènes : les progrès des biotechnologies, la financiarisation de l'économie et la numérisation ou informatisation de la plupart des activités humaines.

Les différents organismes de protection sociale, publics ou privés, les caisses d'assurance, les banques seront de plus en plus tentés de réclamer des informations médicales à leurs clients, sur eux-mêmes et bientôt sur leurs futurs enfants dès la conception. En cas de refus de se prêter à une telle intrusion, les primes d'assurance, les taux d'intérêts, les cotisations diverses pourraient intégrer au tarif fort le risque médical couru. mais la transparence ne s'arrête, ou ne s'arrêtera pas là. Les organisations qui par déontologie refuseraient d'exiger de telles informations pourraient elles-mêmes le payer très cher, en cas de besoin de financement. Leur cotation serait abaissée sur les marchés. Puisqu'elles ne veulent pas obliger leurs clients à la transparence absolue sur les risques médicaux, elles endossent elles-mêmes ce risque, et la finance leur refuserait le "triple A" du risque zéro, celui de l'absence total d'Humanité.

 

"A supposer qu'il soit techniquement possible de protéger indéfiniment un corps humain du vieillissement, il est clair qu'une telle conception, si elle devenait le sort commun de l'humanité, empêcherait l'apparition de nouveaux enfants, sous peine de surpeuplement insensé d la planète. Supprimer la mort, c'est aussi supprimer la vie, l'enfance, la jeunesse, le renouvellement. Nos actuels progrès médicaux prolongent visiblement certaines fonctions vitales et musculaires, mais pas toutes, et pas de manière équilibrée, ni le désir d vivre qui va avec la vitalité, puisque les problèmes insolubles de l'euthanasie se posent toujours d'avantage à nos sociétés. Mais il y a peu de chance que le transhumanisme profite à tous. l'"immortalité" potentielle, ou tout simplement une très longue vie, serait réservée à une élite et créerait une frustration encore inédite auprès des masses, génératrice de conflits sans doute sanglants.

Le transhumanisme est le dernier délire de l'Homme-Dieu, une utopie qui n'a aucune chance de se réaliser mais qui peut éventuellement empoisonner la vie de l'humanité, en détournant des ressources importantes, technologiques et financières, qui pourraient être mieux utilisées à la protection des humains tels qu'ils vivent et meurent, dans leur condition de mortels. Le transhumanisme est un futur possible, un nouveau et mauvais déterminisme dans lequel l'humanité pourrait s'enfermer."

 

La convivialité, Ivan Illich (1973)
La convivialité, Ivan Illich (1973)

 

Progrès et médecine

 

"Dans un certain sens, c'est l'industrialisation, plus que l'homme, qui a profité des progrès de la médecine : les gens sont devenus capables de travailler plus régulièrement dans des conditions plus déshumanisantes.

Pour cacher le caractère profondément destructeur du nouvel outillage, du travail à la chaîne et du règne de la voiture, on a monté en épingle des traitements spectaculaires appliqués aux victimes de l'agression industrielle sous toutes ses formes : vitesse, tension nerveuse, empoisonnement du milieu. Et le médecin s'est transformé en mage, ayant seul le pouvoir de faire des miracles qui exorcisent la peur engendrée par la survie dans un monde devenu menaçant."

 

La danse avec le Diable, Günther Schwab (1958)
La danse avec le Diable, Günther Schwab (1958)

 

Traiter la maladie

 

"Les techniciens de la médecine considèrent la maladie comme un phénomène isolé à sa cause et son domicile dans le corps humain, et ils ne comprennent pas que les racines du mal doivent être cherchées dans l'ensemble du monde ambiant : dans l'air, dans l'eau, dans le sol et aussi dans la psychologie de l'individu. Ils ne comprennent pas que c'est dans la technique que doit être combattue la morbidité, la chimie dans la cupidité, la vanité dans un faux progrès et dans un standard de vie artificiel. Toute maladie est la conséquence d'une erreur dans le mode de vie. Combattre l'apparition de symptômes dégénératifs est une lutte sans espoir si l'on ne peut tarir leur source.

La conception algébrique de l'homme dans la médecine d'aujourd'hui a conduit au mépris des moyens naturels de guérison pour leur préférer des moyen artificiels -chimiques le plus souvent- standardisés et traumatisants, qui aboutissent à de fausses guérisons, provisoires autant qu'illusoires. C'est ainsi qu'en France, les techniciens de la médecine sont parvenus à faire voter une loi (1941) imposant la fermeture des écoles d'herboristerie. Plus personne n'est aujourd'hui habilité à enseigner la médecine par les plantes aux jeunes générations, et celui qui cherche à aider ses semblables en leur enseignant certaines de ces connaissances, court le risque d'être accusé d'exercice illégal de la médecine."

 

Les inventeurs de maladies, Jörg Blech (2003)
Les inventeurs de maladies, Jörg Blech (2003)

 

 "Le politologue américain Francis Fukuyama est on ne peut plus fermement opposé à la médicalisation croissante des problèmes infantiles. Aux Etats-Unis, la prescription du méthylphénidate, mais aussi de médicaments contre l'angoisse et les psychoses, de stabilisateurs d'humeur et d'antidépresseurs, a été multiplié par deux en l'espace de dix ans. La FDA (food and drug administration) a autorisé la prescription de Prozac, prétendue pilule du bonheur, dans le cas de jeunes patients dépressifs et difficiles, âgés de sept à dix-sept ans. Francis Fukuyama maudit cette avalanche de médicaments et exige plus de courage quant à l'éducation. Il concède qu'il est, certes, "difficile de s'entraîner à supporter la douleur et la souffrance". Mais, selon lui, les enfants doivent apprendre à se débrouiller sans psychotropes, même lorsqu'ils sont en grave détresse psychologique. Seule l'expérience des abîmes humains permet en effet l'existence de "sentiments positifs" tels que la sympathie, l'empathie, le courage ou la solidarité.

La société moderne encourrait en effet le risque de se priver de sa propre évolution en tentant de se créer à l'aide de psychotropes un être uniforme, toujours apte à fonctionner. Le large éventail des sentiments d'inconfort et de malaise peut également être le point de départ de la créativité, du miracle et du progrès.

Aux yeux de Francis Fukuyama, le méthylphénidate est donc un simple "moyen de contrôle social". Selon lui, le médicament allège la charge des parents et des enseignants et ôte la la responsabilité de leur comportement aux patients qui ont été diagnostiqués. Autrefois on forgeait le caractère par l'auto-discipline et la volonté de combattre ce qui est désagréable ou mauvais.

Aujourd'hui on se sert d'un médicament.

Il est pourtant possible d'aider les enfants sans avoir recours aux médicaments, par exemple par de simples modifications de la vie quotidienne. L'histoire de ce jeune Anglais, qui allait à l'école à la fin du XIXe siècle et serait aujourd'hui certainement considéré comme hyperactif, pourrait faire exemple : afin de calmer son énergie débordante, l'enfant remuant et ses enseignants décidèrent d'un commun accord que le jeune garçon serait autorisé à faire le tour de l'école en courant à la fin de chaque heure de cours, ce qui améliora notablement le quotidien; aussi bien celui de l'élève que celui de ces enseignants. Le héros de cette histoire a par la suite complètement renoncé à la pratique sportive. Son nom : Winston Churchill."

 

Complot mondial contre la santé, Claire Séverac, Elie et Mado (2011)
Complot mondial contre la santé, Claire Séverac, Elie et Mado (2011)

 

 "Un homme en bonne santé n'est pas rentable pour les multinationales ; alors on invente et l'on nous vante des substances qui éventuellement nous rendent malades, pour nous vendre d'autres médicaments qui soignent les symptômes, mais surtout pas les causes, détruisent au passage nos défenses immunitaires, ce qui nous rend plus réceptifs à la prochaine épidémie... Le seul but étant de nous faire consommer un maximum de produits pour un plus grand enrichissement de "Big Pharma" !

Un paysan qui cultive ses terres en épandant du fumier naturel ou en sulfatant ses vignes, qui fait ses jambons et ses fromages et qui vend sa production sur les marchés n'est pas rentable pour les multinationales, puisqu'elles ne peuvent rien croquer au passage ! Alors, quand le plan s'est mis en marche, les "conseillers agricoles" sont allés lui expliquer comment simplifier sa vie avec quelques produits chimiques, avec le progrès génétique, sans bien sûr l'avertir, là non plus, des effets secondaires ! Et puis, qu'être agriculteur de père en fils ce n'était pas suffisant pour reprendre la ferme, qu'il fallait passer un diplôme (histoire de le guider sur la bonne voie) et prendre un crédit pour agrandir l'exploitation, se moderniser ! Et voilà comment le piège se referme : il faut produire toujours plus pour rembourser les emprunts, mais le conseiller est là (comme le visiteur médical) pour donner la liste des produits qui vont produire ce miracle. Quand ils ont bien éreinté leurs champs et leurs bêtes à produire contre nature, nos amis paysans ne peuvent plus vendre qu'à perte à d'autres multinationales, à cause de cette fichue concurrence, alors que les produits n'ont jamais été aussi chers pour les consommateurs. Pendant ce temps, où va l'argent ?

Quelqu'un qui mange des aliments naturels n'est pas rentable pour les multinationales. Alors, cautionnée par leurs amis de la FDA (Food and Drug Administration), de l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) en France et autres organismes gouvernementaux, protégée par la connivence de la plupart des grands médias qui se soucient plus des revenus publicitaires que de la santé des gens, la grande industrie alimentaire a entrepris de nous conditionner : les campagnes de pub nous ont appris que les graisses naturelles, extrêmement dangereuses, donnaient du cholestérol, qu'il fallait manger light...mais pour que ça ait du goût, ils ont rajouté des tonnes de sucre provoquant obésité et diabète et puis, des "éléments de substitution" dont on ne sait pas ce que les noms cachent, des conservateurs, des stabilisants, des colorants pour que les aliment gardent une couleur appétissante sous les emballages plastiques...et autres ingrédients nocifs : aspartame, glutamate de sodium, benzoate de sodium, bromate de potassium, nitrite de sodium, et des milliers d'autres. Les effets mortels de ces additifs sont bien connus et documentés maintenant, toutefois ils sont toujours utilisés." 

 

Les inventeurs de maladies, Jörg Blech (2005).
Les inventeurs de maladies, Jörg Blech (2005).

 

"D'après la description élaborée par des pharmacologues australiens, le trafic de maladies, dont on a pu voir plusieurs exemples, peut être envisagé selon cinq modèles distincts.

 

Des processus normaux de l'existence sont présentés comme des problèmes médicaux.

Un exemple : la chute de cheveux. Lorsque l'entreprise Merck and CO. découvrit le premier traitement au monde permettant la repousse du cheveu, l'agence de relations publiques Edelman lança une campagne : les journalistes furent gavés d'études et l'on put, quelque temps plus tard, lire, entendre et voir qu'un tiers des hommes avaient à lutter contre la calvitie. On découvrait également que le phénomène générait une "panique" ainsi que des "difficultés émotionnelles" et réduisait en outre les chances d'obtenir un emploi lors d'un entretien d'embauche. Ce que l'on ne sut pas : l'étude était sponsorisée par Merck and Co., et les experts médicaux qui dictaient aux journalistes leurs articles avaient été dénichés par Edelman.

 

Des problèmes personnels et sociaux sont présentés comme des problèmes médicaux.

En neurologie, il est particulièrement facile de transformer des individus sains en malades, d'autant plus, comme le souligne avec suffisance Klaus Dörner, psychiatre à Hambourg, que "les théories selon lesquelles presque tous les êtres humains sont malades ne manquent pas". Un exemple concret a d'ores et déjà été cité : ce que l'on considérait encore il y a peu comme de la timidité porte maintenant le nom de "phobie sociale" grâce à l'entreprise Roche, qui compte guérir ce trouble par un antidépresseur. Ainsi, par l'action de l'agence de publicité mandatée, des millions d'Allemands sont devenus des patients potentiels. Depuis, des congrès et des groupes d'entraide sont en outre sponsorisés. D'après un journal spécialisé en marketing, la campagne constitue un "exemple positif" de la manière dont on "forme l'opinion publique sur une maladie".

Il est aisé de présenter l'état psychologique d'un individu comme une maladie psychiatrique. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le nombre de maladies mentales reconnues aux Etats-Unis est ainsi passé de 26 à 395.

 

De simples risques sont présentés comme de véritables maladies.

Un exemple : l'ostéoporose. Des entreprises du médicament ont financé des rencontres lors desquelles la détérioration osseuse chez la personne âgée s'est vu octroyer le statut de maladie. En abaissant les valeurs de référence pour des entités mesurables telles que la pression artérielle ou le taux de cholestérol, on augmente par exemple le cercle des malades. Avec le récent décodage du génome humain, il deviendra de plus en plus fréquent dans les années à venir de jongler avec les facteurs de risque. Il est maintenant possible de diagnostiquer chez tout être humain l'existence de gènes "défectueux", et bien qu'en bonne santé, nous pouvons tous devenir ainsi des "malades potentiels".

 

Des symptômes rares sont présentés comme des épidémies de grande ampleur.

L'industrie pharmaceutique agit de la sorte en tentant de présenter l'absence de désir chez la femme comme une maladie autonome et extrêmement répandue. La "dysfonction sexuelle féminine" toucherait ainsi 43% des femmes. Il ne fait aucun doute que des problèmes liés à l'absence de désir existent chez la femme, mais "leur ampleur est incroyablement exagérée, déclare à ce sujet Klaus Diedrich, professeur de gynécologie à Lübeck. Attribuer des troubles sexuels à une femme sur deux, c'est un sale tour."

 

Des symptômes anodins sont présentés comme les signes avant-coureurs de maladies graves.

Un exemple : le "syndrome du côlon irritable". Le phénomène s'accompagne d'une foule de symptômes que chacun a déjà ressentis un jour ou l'autre et que beaucoup considèrent comme le tapage normal de l'intestin : douleurs, diarrhées et ballonnements.  60 à 70% de la population présente un ou plusieurs symptômes figurant au catalogue des critères de diagnostic, si bien que l'on pourrait presque considérer comme anormale l'absence totale de maux dans ce domaine", estime le médecin Hermann Füessl.

[...]

La coupe est pleine, Sylvie Simon et Claire Severac, Elie et Mado Editions (2012)
La coupe est pleine, Sylvie Simon et Claire Severac, Elie et Mado Editions (2012)

 

   La médecine 

     

"Certes, les progrès de la technologie, particulièrement en chirurgie, ont été spectaculaires depuis les dernières décennies, mais les progrès de santé doivent être d'avantage attribués à l'hygiène, à de meilleurs conditions de vie et au recul de la pauvreté, plutôt qu'aux avancées de la médecine qui s'attribue pourtant l'exclusivité de cette amélioration. De même, l'avènement des antibiotiques a laissé espérer des miracles. On a alors évoqué des "progrès foudroyants" de la médecine qui permettait enfin de maîtriser toutes les maladies et les épidémies, mais il a fallu des années pour que nos pouvoirs sanitaires s'alarment de la diminution d'efficacité de cette "panacée" et conseillent, bien trop tard, de ne pas abuser.

Autrefois, sans avoir les moyens techniques actuels, notre bonne vielle médecine faisait de son mieux pour aider les malades à guérir, mais la commercialisation des produits thérapeutiques chimiques a transformé le malade en consommateur, et le médecin en représentant de commerce conditionné par les laboratoires pharmaceutiques et ignorant bien trop souvent les effets secondaires qu'il préconise.

Il est évident que dans cette optique, il reste peu de chose de la médecine d'Hippocrate et qu'il existe une collusion entre le médecin, la recherche médicale, les laboratoires et l'argent, tout cela au détriment des malades.

Avec la caution gouvernementale, les laboratoires dépensent en moyenne 12000 euros par an et par médecin pour orienter sa prescription et assurer sa "formation médicale continue". On peut ainsi juger de "l'objectivité" médicale de ces médecins qui vient de se révéler publiquement lors des scandales récents, particulièrement celui du Médiator. Il est certain que 90% de la population ignore ces pratiques.

Mais le système est bien installé et le poids grandissant de l'industrie pharmaceutique avec sa soif intarissable de profits financiers porte atteinte à la santé des citoyens, sous le prétexte que la maladie doit être éliminée à grands coups de chimie. Par le truchement des médias, on instille puis on entretient la peur de la maladie chez les citoyens, et cette peur assure la pérennité de cette dictature médicale.

Le Pr Didier Sicard, ancien chef de service à l'hôpital Cochin et ancien président du Comité consultatif national d'éthique, a bien analysé le problème : "S'il n'y avait que des vrais malades à soigner, la médecine serait en situation économiquement difficile. Il faut donc convaincre l'ensemble de la population qu'elle est potentiellement malade et vendre des médicaments à ceux qui n'en ont pas besoin."

Cette surmédication a non seulement une incidence fâcheuse sur le coût de notre chère Sécurité Sociale, mais elle est encore plus dramatique sur le plan de notre santé car elle entraîne chaque année 150000 hospitalisations dues à des accidents médicamenteux qui provoquent officiellement entre 15 et 18000 morts malgré une sous-notification considérable.

C'est cette peur et cette désinformation qui ont motivé la ruée vers le vaccin contre l'hépatite B, scandale que l'on a complètement occulté alors que les très nombreuses victimes attendent toujours d'être dédommagées et que l'on persiste à nous faire croire qu'il s'agit de quelques centaines de coïncidences fâcheuses. Ainsi, le fait que les scléroses en plaque soient passées de 20000 environ à près de 80000 après cette vaccination de masse n'a ébranlé personne, et il en est de même pour le vaccin des nouveau-nés. Puisque dans les populations à faible risque la plupart des contaminations se produisent entre 25 et 35 ans et par voie sexuelle, quel est l'intérêt de vacciner un bébé qui n'aura pas de vie sexuelle avant au moins 15 ans avec un vaccin dont la durée d'efficacité, en admettant qu'elle existe bien, n'est que de 5 ans ?"

 

 

     "Comme le signale le docteur Robert Mendelsohn si "plus de 90% de la médecine moderne, médecins, hôpitaux, médicaments et machines devaient disparaître de la surface de la Terre, l'effet sur notre santé serait immédiat et bénéfique".

Il a fait remarquer qu'en 1976, à Bogota, lorsque se produisit une grève des médecins durant 52 jours, la mortalité diminua de 35%. Le même phénomène se produisit lors d'une grève identique à Los Angeles avec une baisse de la mortalité de 18% et se renouvela en Israël en 1973, lorsque les médecins en grève diminuèrent la fréquence de leurs consultations qui passèrent de 65000 à 7000 en un mois, alors que les décès étaient réduits de moitié durant ce mois-là."

 

Les inventeurs de maladies, Jörg Blech (2005)
Les inventeurs de maladies, Jörg Blech (2005)

 

Les maladies héréditaires


"La prévention des maladies héréditaires et l'élimination des gènes pathogènes font partie intégrante de la science depuis 1883. C'est à cette date que l'Anglais Francis Galton, cousin du naturaliste Charles Darwin, fonda l'eugénisme et créa le premier institut de ce type, le Galton-Laboratorium de Londres. Le savant considérait que les dispositions physiques et psychiques des Anglais ne permettaient pas de régner sur un empire mondial. Grâce à l'eugénisme (du grec eu, "bien", et genos, "race"), il comptait multiplier dans la population les profils héréditaires favorables.

Au début du XXème siècle, l'eugénisme était une théorie populaire qui faisaient de nombreux émules -notamment quand il s'agissait d'éliminer des caractéristiques héréditaires prétendues mauvaises : en Norvège et en Suède, les malades mentaux, les criminels et les homosexuels furent stérilisés. L'eugénique fournit en outre en Allemagne le fondement qui devait permettre la discrimination et le génocide. Le 18 août 1939, il devint obligatoire de déclarer les nouveau-nés mal formés. L'Allemagne nazie devait être définitivement "purifiée" des handicapés.

Aux Etats-Unis, au moins soixante mille hommes et femmes ont été stérilisés de force en raison de prétendus maladies héréditaires. En décembre 2002, le gouverneur de l'Oregon a officiellement présenté ses excuses pour les deux mille six cents personnes stérilisées contre leur volonté dans son Etat."