La France

"Si le fait de voter changeait véritablement les choses, depuis longtemps les élections auraient été suprimées."

Coluche

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Immigration de masse        influences extérieures         Guerre

Politique

 

 

« Le programme du CNR voulait en gros établir une démocratie plus tolérante, plus efficace, plus juste. C’est un programme basé surtout sur la justice. Il préconise, il demande la nationalisation des grands moyens de productions, des banques, des compagnies d’assurances. Il demande l’établissement d’une sécurité sociale qui garantisse à tout le monde un niveau de vie suffisant. Il demande la liberté de la presse surtout vis-à-vis des puissances d’argent. Et en effet dans les premières années après la Libération, un certain nombre de ces recommandations ont été suivies d'effets. Et puis avec le temps, avec les équilibres de forces politiques, on constate maintenant que petit à petit ce qui a été fait par une France exsangue, détruite, malheureuse, pleine des blessures de la guerre est petit à petit détruit, défait par une France qui est maintenant dix fois, vingt fois plus riche qui aurait pu continuer dans cette voie de progrès et qui ne le fait pas ! »

Raymond Aubrac,

 

Emission de radio Des sous et des hommes, Aligre FM 93.1, 1er mars 2005

 

Education

 

 

Enseignement du christianisme à l’école

 

« La seule attitude à la fois légitime et pratiquement possible que puisse avoir, en France, l’enseignement public à l’égard du christianisme consiste à le regarder comme un trésor de la pensée humaine parmi tant d’autres. Il est absurde au plus haut point qu’un bachelier français ait pris connaissance de poèmes du Moyen Age, de Polyeucte, d’Athalie, de Phèdre, de Pascal, de Lamartine, de doctrines philosophiques imprégnées de christianisme comme celles de Descartes et de Kant, de la Divine Comédie ou du Paradise Lost, et qu’il n’ait jamais ouvert la Bible.

 

Il n’y aurait qu’à dire aux futurs instituteurs et aux futurs professeurs : la religion a eu de tout temps et en tout pays, sauf tout récemment en quelques endroits de l’Europe, un rôle dominant dans le développement de la culture, de la pensée, de la civilisation humaine. Une instruction dans laquelle il n’est jamais question de religion est une absurdité. D’autre part, de même qu’en histoire ou parle beaucoup de la France aux petits Français, il est naturel qu’étant en Europe, si l’on parle de religion, il s’agisse avant tout du christianisme.

 

En conséquence, il faudrait inclure dans l’enseignement de tous les degrés, pour les enfants déjà un peu grands, des cours qu’on pourrait étiqueter, par exemple, histoire religieuse. On ferait lire aux enfants des passages de l’Ecriture, et par-dessus tout l’Evangile. On commenterait dans l’esprit même du texte, comme il faut toujours faire.

 

On parlerait du dogme comme d’une chose qui a joué un rôle de première importance dans nos pays, et à laquelle des hommes de toute première valeur ont cru de toute leur âme ; on n’aurait pas non plus à dissimuler que quantité de cruautés y ont trouvé un prétexte ; mais surtout on essaierait de rendre sensible aux enfants la beauté qui y est contenu. S’ils demandent : « Est-ce vrai ? » il faut répondre : « Cela est si beau que cela contient certainement beaucoup de vérité. Quant à savoir si c’est ou non absolument vrai, tâchez de devenir capables de vous en rendre compte quand vous serez grands. » Il serait rigoureusement interdit de rien inclure dans les commentaires qui implique la négation du dogme ; rien non plus qui implique une affirmation.

 

 

Tout instituteur ou professeur qui le désirerait et qui aurait les connaissances et le talent pédagogique nécessaires serait libre de parler aux enfants non seulement du christianisme, mais aussi, quoiqu’en insistant beaucoup moins, de n’importe quel autre courant de pensée religieuse authentique. Une pensée religieuse est authentique quand elle est universelle par son orientation. (Ce n’est pas le cas du judaïsme, qui est lié à une notion de race.)

Simone Weil, L'enracinement (1949) 

 

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Guerre

Du témoignage, Jean Norton Cru (1930)
Du témoignage, Jean Norton Cru (1930)


Glorification de la guerre


"L'homme n'arrive à faire la guerre que par un miracle de persuasion et de tromperie accompli en temps de paix sur les futurs combattants par la fausse littérature, la fausse histoire, la fausse psychologie de guerre ; que si on savait ce que le soldat apprend à son baptême du feu, personne ne consentirait à accepter la solution par les armes. Car s'il se trouve des citoyens abusés d'un dogme néfaste, la guerre nécessaire, si vis pacem para bellum, c'est uniquement grâce à l'emprise traditionnelle du corps de légendes."

Syndicat-Patronat

L'argent noir des syndicats, Collectif.
L'argent noir des syndicats, Collectif.

    

"Vous avez dit Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM)? Nos ignorances sont fascinantes. Jusqu'au récent scandale, le grand public ne connaissait pas cette grande dame immensément riche qui plaçait des centaines de millions d'euros sur des comptes bancaires occultes afin que les "fludificateurs" des rapports sociaux en disposent à discrétion. De nombreux journalistes ignoraient même jusqu'à son existence. Pourtant, elle règne depuis deux siècle sur l'économie française et, à bien des égards, sur les orientations politiques de la France. Pas une loi n'est votée, pas un décret n'est pris sans d'abord faire l'objet, quand elle le souhaite, de ses soins attentifs.

Sa discrétion médiatique, il est vrai, a toujours dissimulé sa puissance aux yeux du grand nombre. Pour commencer, son nom à rallonge, qui évoque la rouille, le hurlement des métaux et le travail à la chaîne, n'est pas fait pour attirer les foules en quête de distraction. L'UIMM ne retient habituellement l'attention que des décideurs et des esprits les plus aiguisés. Ces derniers savent qu'elle a toujours été la branche la plus influente et la plus tranchante du syndicat des patrons, le Medef. Certains l'ont surnommé "le coeur d'acier du patronat", pour souligner son pouvoir et sa dureté dans les négociations avec les représentants des syndicats ouvriers et des gouvernements. L'idée qu'elle pacifie la vie sociale avec de généreuses liquidités ne manque pas d'ironie, mais n'étonne guère ceux qui la connaisse et redoute ses roueries.

Baptisée en 1864 sous le nom de Comité des forges par Eugène Schneider, un ancêtre du baron Ernest-Antoine Seillière, et Charles de Wendel, l'UIMM fédère aujourd'hui 45000 entreprises [de tous secteurs d'activité]."

 

Capitalisme

Le capitalisme de la séduction, Michel Clouscard
Le capitalisme de la séduction, Michel Clouscard

   

  "En un peu moins d'une génération, un peu plus d'une décade, ce mode de production capitaliste a totalement modifié la vie quotidienne, le genre de vie, la qualité de vie. L'urbanisme sauvage, la cité-dortoir sont le résultat d'un formidable déplacement de population. Avec, comme corollaire, la désertification des campagnes.

Aussi, les temporalités traditionnelles -celles qui autorisaient le rythme villageois de la société préindustrielle et qui s'étaient maintenues même sous le capitalisme concurrentiel libéral- ont été totalement liquidées. Naguère, le temps de travail et le temps de non travail s'organisait autour de la cellule familiale. Et celle-ci dans la communauté villageoise. Le temps de loisir n'existait pas en tant que tel : les temporalités de la famille et de la communauté l'impliquaient, le contenaient, l'organisaient. [...]

C'était une existence au rythme lent, compassé, rural. Celle d'un mode de production précapitaliste. Les temporalités ne se bousculaient pas, ne se disputaient pas le temps. C'était un moment où le temps ne courait pas après lui-même. Où le temps avait le temps. Où l'on prenait son temps.

 

Société

Dialogues désacordés, Alain Soral et Eric Nolleau
Dialogues désacordés, Alain Soral et Eric Nolleau

 

La famille

 

     Alain Soral : "On doit considérer, comme le faisait déjà Chritopher Lasch dans les années 60 pour la société américaine -société de consommation qui a toujours de l'avance sur nous dans la dégueulasserie-, que le seul rempart à cette démoralisation d'Etat au service de la marchandise, via la logique du spectacle, est et reste la famille.

La famille, quels que soient ses défauts, est le lieu structurant de l'échange non-marchand, la structure fondée, non sur la logique du capital, mais sur l'amour. Amour d'un homme et d'une femme qui via le couple, produit des enfants, amour des parents pour les enfants, des enfants pour les parents, soit toute une logique de don. Les parents donnent de l'amour à leurs enfants sans aucune conception de rentabilité, de commerce. C'est pourquoi la société marchande, dans sa phase d'extension maximale, de dégénérescence maximale, doit casser ce dernier bastion de l'échange non marchand, désintéressé, du don.

Donc fort d ton constat, non seulement tu ne dois pas abandonner la famille traditionnelle sous prétexte que la société aurait déjà trahi les enfants, mais tu dois d'autant plus te battre pour protéger cette dernière structure protectrice face à ce processus de destruction..."

 

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Laïcité

Les égarés, Jean-Michel Vernochet
Les égarés, Jean-Michel Vernochet

    

"Les mêmes mots possèdent évidemment des significations parfois fort différentes en fonction du contexte culturel, du moment et de la situation géographique. Ainsi "laïcité" est souvent aujourd'hui en Europe - en vertu d'un brouillage sémantique généralisé - le masque d'un athéisme militant et sectaire. En orient le mot laïcité se rapportera plus volontiers à l'Etat de droit -Etat juge et arbitre - ainsi qu'aux libertés individuelles, à commencer par une réelle liberté d'opinion, laquelle a quasiment et subrepticement disparu d'un Occident orwellien traquant désormais avec ardeur le "crime contre la pensée" unique."

 

Agriculture

 

« Il y a belle lurette que les vrais paysans ont disparus ! Il ne reste, pour la plupart, que des exploitants agricoles, voire des industriels de la terre perchés sur leurs énormes tracteurs avec cabine insonorisée, climatisée, et la radio pour atténuer l’ennui des grands espaces dénudés à l’infini dans un désert où le silence évoque celui de la mort.

 

On n’a pas cessé d’asséner que les paysans étaient des attardés. Puis, quand la modernité est arrivée, on les a plus enfoncer encore en les présentant comme des gens sans instruction, abrutis par leur charrue et leur mode de vie. Dans la psychologie collective, c’est ce regard-là que la société portait sur le paysan, qui l’avait lui-même intégré en se dévalorisant.

 

Et puis, un jour, on est venu lui dire qu’il pouvait sortir de sa condition en devenant un technicien de la terre. Il a sauté sur cette occasion pour se réhabiliter à ses yeux et aux yeux des autres, proclamer qu’il n’était pas un plouc, qu’il pouvait travailler sur des tracteurs, avec des ordinateurs et pratiquer une agriculture intensive pour surproduire une nourriture frelatée. Ces agriculteurs ont perdus leurs valeurs et leur âme. »

 

Sabordage, Christian harbulot (2013)
Sabordage, Christian harbulot (2013)

 

Influence par la culture

 

"Entre 1947 et 1974, Washington soutenu par Londres investit des moyen humains et financiers importants dans un programme secret de propagande culturelle en Europe occidentale. Les nombreuses remises en cause de l'ordre ancien amorcées  depuis le début du XXe siècle avaient créé un terrain propice à de nouveau vecteurs d'influence de nature culturelle. Les Soviétiques exploitèrent habilement les états d'âmes des membres de l'intelligentsia occidentale en situation de rupture avec le système capitaliste.

Impactés par cette dynamique subversive durant l'entre-deux-guerres, les Etats-Unis réagirent à cette menace sur le plan intérieur par la répression symbolisée par le Maccarthysme et sur le plan extérieur par une stratégie d'influence centrée sur la dénonciation du totalitarisme et des initiatives culturelles défendant la liberté de création. L'épine dorsale de cette stratégie d'influence était le Congrès pour la Liberté et la Culture (CCF) dont la mission était de rassembler les intellectuels libéraux et socialistes dans une "internationale" anticommuniste. le comité de soutien de CCF comprenait des personnalités comme le philosophe allemand Karl Jaspers, le socialiste Léon Blum, des écrivains comme André Gide et François Mauriac, ainsi que des universitaires tels que Raymond Aron.

 

Le CCF a été dirigé de 1950 à 1967 par un agent de la CIA, Michael Josselson. Il était présent dans trente-cinq pays et menait de nombreuses opérations de communication (publication de vingt revues, organisation de conférences internationales et de manifestations artistiques)."

 

Franc-maçonnerie

La trahison des initiés, Alain pascal (2013)
La trahison des initiés, Alain pascal (2013)

 

      "La maçonnerie est une société secrète, car le Temple et la loge maçonnique ne sont pas des édifices ouverts à la population, mais des lieux clos accessibles aux seuls initiés.

Cette société secrète possède une hiérarchie et des règles non démocratiques puisque le Suprême Conseil est la personnification du pouvoir oligarchique et que ses dignitaires, nommés à vie, sont irrévocables.

Pour les initiés, l'Egalité est une utopie républicaine... l'initiation engendre la formation d'une élite.

Cette élite est occulte et ne peut se dérober à la politique. Cette surveillance traditionnelle de ceux qui ont la charge de l'Etat a toujours été une des préoccupations de la Franc-maçonnerie.

Or, si se réunir en société secrète tient à la liberté de chacun, surveiller les dirigeants prête plus à discussion, surtout dans une Démocratie. Pour le moins, l'appartenance des hommes politiques à la Maçonnerie aurait dû être déclarée au grand jour. Cela eût levé toutes suspicions. Car de deux choses l'une, soit une organisation agit dans l'intérêt de tous, on veut bien le croire, mais alors pourquoi se cache-t-elle ? Soit elle n'agit que dans l'intérêt de quelques-uns et, dès lors, il est scandaleux qu'elle prétende agir dans l'intérêt de tous. [...]

En surveillant la Démocratie, la Maçonnerie se pare tant du politique que de la versatilité connue du suffrage. Il suffit d'amuser le citoyen avec des querelles de façade, telles les luttes syndicales et culturelles qui entretiennent la lutte des classes, et surtout la grande comédie de la droite contre la gauche.

 

Immigration de masse

l'être contre l'avoir, Francis Cousin (2012)
l'être contre l'avoir, Francis Cousin (2012)

 

Immigration et Capital

 

 "Les espaces marchands les plus développés connaissent aujourd'hui une considérable immigration de peuplement qui substitue peu à peu des populations venues du Sud lointain aux anciens peuplements traditionnellement européens. les immigrés y constituent là plus que jamais l'armée de réserve du Capital théorisée par Marx qui a notamment rapporté cette retentissante formule : "  remplacer une force supérieure et plus chère par plusieurs forces inférieurs et à bon marché, l'homme par la femme, l'adulte par l'adolescent et l'enfant, un Yankee par trois Chinois".

Le procès-verbal, rédigé par Karl Marx lui-même, de la séance du Conseil général de l'association Internationale des Travailleurs du 13 juin 1871 est hautement significatif. L'auteur, aux antipodes absolus du déportationnisme contemporain qui vide l'Afrique de sa substance vive en permettant aux multinationales de la démocratie spéculative d'en écumer les matières premières, y déclare : " Le citoyen Jung annonça que les menuisiers de Newcastle [Angleterre] étaient en grève pour la journée de 9 heures et que les patrons avaient fait venir des ouvriers de Belgique et essayaient d'en recruter de nouveaux. Il fut aussitôt décidé de se mettre en relation avec la Section belge en vue d'arrêter l'immigration d'ouvriers belges."

La gauche et l''extrême gauche du Capital qui s'essaie à trouver dans les immigrés une plèbe clientéliste de substitution sert en fait les intérêts prédominants du patronat en l'aidant ainsi à importer une masse salariale élastique et souple [...]. Ils sont là les meilleurs serviteurs du melting-pot mondialiste qui aspire à créer cet homme hors-terre, hébété, nomade et vagabond [...].

Pour la dictature démocratique du marché, l'homme n'est rien d'autre qu'une unité asservie de production inter-changeable et la seule chose dès lors qui lui importe c'est que le libre prix de l'asservissement au travail soit le plus avantageux possible."

 

Citations

 

Charles de Gaulle

 

"Ni la police, ni les tribunaux, n'atteindront le mal dans la source, qui est le système économique et social actuellement en vigueur. Il faut avoir, pendant qu'il est temps, assez d'esprit et de coeur pour réformer ce système-là !"