Création monétaire

 

Père de...

 

Dans la famille « Père de… », voici Charles Augutus Lindbergh sénior (1860-1924), représentant du Minnesota au Congrès des Etats-Unis de 1907 à 1917, et père du célébrissime aviateur Charles Lindbergh, premier pilote à relier, sans escale et en solitaire, New York à Paris entre le 20 et le 21 mai 1927 en 33 heures et 30 minutes, à bord de son avion Spirit of Saint Louis. Le père, que l’Histoire a oublié au grand dam des peuples, s’était pourtant levé, quasiment seul contre tous, contre la création du système de la Réserve Fédérale américaine, cette Banque centrale, appartenant à des banquiers privés, ayant l’incommensurable pouvoir de créer de l’argent à partir de rien et de le prêter à l’Etat US contre intérêts. Voici ce qu’en disait Lindbergh sénior dans son ouvrage « Banking and Currency and The Money Trust » (1913) :

  

 

 « On ne trouve dans l’Histoire aucun fait ou événement planifié pour parvenir à des fins égoïste avec les mêmes méthodes trompeuses que cette entreprise colossale. Les hommes, les femmes et les enfants ont été également inconscients de la façon furtive avec laquelle cette pieuvre des plus géantes – un trust monétaire des plus formidables – étend ses tentacules dans ses efforts à faire plier toute l’humanité dans une servitude perpétuelle pour assouvir la volonté avide de ce monstre. »

 


Création par le crédit


« Personne, à aucun moment, ne reçoit le moindre enseignement sur l’influence de la monnaie sur la société, personne ne sait exactement quelle est la définition de la monnaie. Les spécialistes que pourraient être les économistes ne savent que répéter qu’il est bon que la monnaie soit émise sous forme de crédit car le crédit est indispensable à la prospérité de la société. C’est un peu comme un médecin qui affirmerait que la maladie est bonne parce qu’elle est indispensable pour faire marcher les hôpitaux ! »

Gérard Foucher, Les secrets de la monnaie (2013)



Du 3 janvier 1973 au 4 août 1993

 

« Un jeune représentant socialiste, parlant au nom de son parti, et qui défendait le « oui » lors du référendum sur Maastricht, nous résume l’opinion ambiante avec son discours du 6 mai 1992 devant les députés :

            « C’est parce que nous avons accepté la mondialisation que nous sommes aujourd’hui soumis à des contraintes, monétaires, budgétaires et financières.

            Dès lors, le seul débat qui compte, c’est de savoir si nous acceptons les règles du capitalisme international ou si nous ne les acceptons pas.

            Si nous entrons dans le jeu de la mondialisation, alors les contraintes financières, monétaires et, subsidiairement, européennes s’imposent »

 

Ces propos sortaient de la bouche du jeune François Holland. A le lire, on a même du mal à croire qu’il s’agit d’un député… socialiste !

Une fois déguisée en article du Traité de Maastricht, la loi du 3 janvier 1973 [ouvrant la boite de pandore de l’obligation du refinancement de l’Etat auprès de banques privées] dans sa forme européenne, applicable à tous les pays, va être retranscrite en droit français. C’est ainsi que le 3 janvier 1973 se métamorphose par un coup de baguette magique (juridico-bancaire) en 4 août 1993 ! Si la nuit du 4 août 1789 a provoqué l’abolition des privilèges des aristocrates, le jour du 4 août 1993 allait rétablir les privilèges à toute une caste de banquiers, financiers et traders.

Comme la loi du 3 janvier, elle est :

 

            « Relative au statut de la Banque de France et à l’activité et au contrôle des établissements de crédit ».

 

Dans son article 3, elle reprend non seulement la loi du 3 janvier 1973 et l’interdiction aux Banques centrales de prêter de l’argent sous quelque forme que ce soit à l’Etat, mais surtout, la loi du 4 août 1993 guillotine définitivement la Banque de France, devenant immédiatement une simple filiale régionale de la Banque Centrale Européenne et ne pouvant rendre compte à l’Elysée.

 

L’Union Européenne et la BCE ont dissous l’Etat français exactement comme les mafiosis jettent un cadavre dans l’acide pour le dissoudre.

 

Et c’est Edouard Balladur, alors Premier Ministre, qui a fait voter la loi à l’Assemblée et au Sénat avec l’accord de François Mitterrand !!!

 

Le Ministre des Finances est Edmond Alphandéry (ancien professeur à Assas, directeur du think-tank Friends of Europe, membre de la Trilatérale et éminent membre du comité consultatif européen de… la banque Lehman Brothers !!!, épaulé dans a tâche par… Nicolas Sarkozy, Ministre du Budget.

 

 

Les secrets de la monnaie, Gérard Foucher (2012)
Les secrets de la monnaie, Gérard Foucher (2012)

 

Création monétaire

 

"La monnaie est créée par les agences bancaires à chaque fois qu'elles accordent un crédit à quelqu'un. Le crédit que l'emprunteur reçoit apparaît aussitôt sur son compte bancaire, exactement comme s'il avait effectué un dépôt. L'argent est immédiatement utilisable et devient de la monnaie en circulation dès qu'il est dépensé. En créant un crédit, les banques créent donc simultanément un dépôt, qui devient de la monnaie.

Quand vous êtes entré dans la banque pour aller signer votre accord de prêt qui venait juste d'être accepté, l'argent n'existait pas encore. Il a existé, d'un seul coup, à l'instant où le banquier aouvert votre compte sur son ordinateur, a tapé la somme désirée sur son clavier, et a tapé la touche "Enter". Et presto ! Votre compte est crédité. Voilà, vous pouvez acheter votre maison :

C'est de la magie, oui, et de la magie qui rapporte très gros.

Les banques peuvent faire plein de "prêts" de cette façon, avec toujours la même petite quantité de "vraie" monnaie en réserve : la monnaie de base émise par la banque centrale.

A la question que nous nous posions : "Au moment où quelqu'un entre dans une banque pour demander un prêt, où se trouve l'argent du prêt ?", la réponse est donc : "Nulle part". Voilà d'où vient l'argent : du néant !