Economie du Monde

« Si vous voulez perpétuer les esclaves des banquiers et payer le prix de votre propre esclavage, laissez-les donc continuer à créer l’argent et à contrôler le crédit. Toutefois, tant que les gouvernements légaliseront de telles choses, il faudrait être fou pour ne pas être banquier. »

Sir Jasiah Stamp (XXe siècle), directeur de la Banque d’Angleterre.

Pensées économiques

     

 Le système capitaliste

 

« Le capitaliste désire que chacun soit à la fois riche et pauvre [un riche consommateur et un pauvre salarié].

 

Cette contradiction inhérente au capitalisme n’apparaît pas dans les premiers stades de son développement, car il existe encore alors des couches de la population qui n’ont pas été réduites à la condition prolétaire. Mais dès que les possédants, en tant que classe, emploient des salariés en tant que classe, cette contradiction nous saute aussitôt au visage. La relation d’employeur à employé en vient à ressembler étrangement à celle de Robinson à Vendredi. Robinson a deux problèmes à résoudre. Obtenir du travail à bon marché et commercer avec les indigènes. Or ces deux problèmes, dont les solutions sont antithétiques, se trouvent incarnés dans la personne d’un seul homme : Vendredi. Robinson pourra peut-être contraindre ce dernier à ne travailler que pour sa subsistance, car c’est lui qui possède toutes les armes. Tout au plus pourra-t-il faire l’économie d’une hache. Mais il ne pourra réduire à zéro le salaire de Vendredi et s’attendre à ce que celui-ci lui donne des perles, de l’or et de l’argent en échange de rhums et de fusils.

 

Or dans la mesure où le capitalisme couvre la terre entière, relie entre elles des masses humaines considérables, et obéit à des systèmes centralisés, l’analogie que nous avons tirée de l’histoire de Robinson est chaque jour de plus en plus criante. Si le commerce avec les indigènes est réellement en diminution au point de nécessiter une diminution du salaire des indigènes, alors on peut dire que la situation est réellement sans issue. Robinson est désormais bien solitaire et Vendredi est décidément bin malchanceux.

G. K. Chesterton, Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste (1926)

  

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Création monétaire

 

Père de...

 

Dans la famille « Père de… », voici Charles Augutus Lindbergh sénior (1860-1924), représentant du Minnesota au Congrès des Etats-Unis de 1907 à 1917, et père du célébrissime aviateur Charles Lindbergh, premier pilote à relier, sans escale et en solitaire, New York à Paris entre le 20 et le 21 mai 1927 en 33 heures et 30 minutes, à bord de son avion Spirit of Saint Louis. Le père, que l’Histoire a oublié au grand dam des peuples, s’était pourtant levé, quasiment seul contre tous, contre la création du système de la Réserve Fédérale américaine, cette Banque centrale, appartenant à des banquiers privés, ayant l’incommensurable pouvoir de créer de l’argent à partir de rien et de le prêter à l’Etat US contre intérêts. Voici ce qu’en disait Lindbergh sénior dans son ouvrage « Banking and Currency and The Money Trust » (1913) :

  

 

 « On ne trouve dans l’Histoire aucun fait ou événement planifié pour parvenir à des fins égoïste avec les mêmes méthodes trompeuses que cette entreprise colossale. Les hommes, les femmes et les enfants ont été également inconscients de la façon furtive avec laquelle cette pieuvre des plus géantes – un trust monétaire des plus formidables – étend ses tentacules dans ses efforts à faire plier toute l’humanité dans une servitude perpétuelle pour assouvir la volonté avide de ce monstre. »

 

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Bourse et actions

Six, Anonyme, Zones sensibles (2013)
Six, Anonyme, Zones sensibles (2013)

 

 

 

Crise boursière de 1929 

 

« Les démocrates qui cherchaient une cible, un responsable, à Washington pointèrent du doigt le Président Herbert Hoover. La déroute boursière, c’était lui ! Il s’avérait un excellent bouc émissaire, contrairement à ces banquiers mondialistes avec leurs ventes massives d’actions et leur assèchement brutal du crédit exécuté par des « hommes de main » grassement récompensés… [juste après que ces mêmes banquiers aient incité les gens, via leur Presse aux ordres, à acheter des actions en nombre]. Il s’agissait bien de "tondre le public". Ce fameux "jeudi noir", tant monté en épingle par tous les médias politiques et économiques, n’était pourtant qu’une péripétie parmi d’autres d’un processus financier de crise, orchestré par des banques, répété en moyenne tous les quinze ans, qui jalonne l’histoire américaine ! On en compta au moins une demi-douzaine au XIXe siècle !»

 

Note de l’Editeur (Sigest), Curtis B. Dall, Franklin Roosevelt (1968)

  

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Dette-Banque

   

La dette de l'Etat français

 

"Si l’Etat est endetté, « la France » ne l’est pas, car s’il y a bien 1600 milliards d’euros de dettes [plus de 2000 aujourd’hui], il y a aussi 1600 milliards d’euros de créances. Et on peut estimer qu’elle est détenue à 80% par les 10% les plus riches de la population. La dette publique c’est ainsi un impôt à l’envers : le contribuable (donc les Français) rémunère grassement l’épargne garantie sans risque des plus aisés de la population ! En fait, ceci est un formidable système pour « voler les pauvres pour donner aux riches », la version « moderne » de Robin des bois en somme. Soyons ainsi rassurés, nous ne laisserons aucune « dette à nos enfants », nous laisserons de grosses dettes aux enfants des « pauvres » à rembourser aux enfants des « riches ». »

 

 Olivier Berruyer, Stop ! Tirons les leçons de la crise (2011)

 

 

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Institutions

Histoire des banques centrales, Stephen Mitford Goodsen (2015)
Histoire des banques centrales, Stephen Mitford Goodsen (2015)

 

BRI et transparence

 

"Le siège de la Banque des Règlements Internationaux se trouve à Bâle en Suisse, et il est actuellement situé dans un immeuble de 18 étages, qui ressemble à la tour de refroidissement d'une centrale électrique. Il s'agit de la Banque centrale des Banques centrales. Ses dirigeants sont non élus et n'ont de compte à rendre à personne. Ses statuts lui garantissent l'immunité à l'égard des lois nationales et fiscales et elle dispose de ses propres forces de police privées.

En outre, en vertu d'un agrément passé avec le Conseil Fédéral suisse, les archives de la Banque ainsi que tous ses documents et ses données électroniques sont inviolables de tous temps et en tous lieux. Cet agrément remonte à l'article X du paragraphe 2 du protocole de La Haye qui fut signé le 31 août 1929 et qui spécifie :

     "La banque, ses biens et avoirs, ainsi que les dépôts ou autres fonds qui lui sont confiés, sur le territoire de, ou dépendant de l'administration de... reste exempte de toute déficience et de toute mesure restrictive, telles que la censure, les réquisitions, la saisie ou la confiscation, en temps de paix ou de guerre, ainsi que libre de toute mesure de représailles, d'interdiction ou de restriction d'exportation d'or ou de devises et autres interférences."

 

Ses réunions bimensuelles, où l'économie mondiale est discutée, sont tenues dans le secret absolu. Il n'y a pas d'agenda écrit et les comptes rendus ne sont pas conservés.

Comme le professeur Quigley l'avait prédit en 1966, dans Tragedy and Hope, le but ultime de la BRI est une monnaie mondiale unique, un seul système économique mondial et un gouvernement mondial, où les lois nationales ne s'appliquent plus et ne sont plus justifiées. Le contrôle de la Banque repose entre les mains de la Maison Rothschild à travers ses investissements dans diverses banques centrales et autres banques privées."

 

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Euro

Enquête sur la loi du 3 janvier 1973
Enquête sur la loi du 3 janvier 1973

 

"A cause de l'Euro calqué sur le Mark, la France perdra progressivement ses marges, à l'international d'abord, et au sein de la zone euro ensuite. L'Euro, une création allemande d'essence américaine, est gérée uniquement à l'avantage de l'Allemagne. Pour Berlin, marqué à jamais par Weirmar et sa planche à billets, la loi du 3 janvier 1973 correspond au fonctionnement normal d'une banque."

 

 

"Que faire ? Soit l'Euro est démonté collégialement, ce qui serait souhaitable, soit nous sortons de l'Euro par décision unilatérale comme l'Argentine qui avait fait un bras d'honneur au dollar américain (en 2000 l'argentine dévalua le peso de 75% alors que c'était une monnaie fixe avec le dollar. Et quand l'Argentine revint sur les marchés pour emprunter, elle mit 3 jours à trouver des investisseurs car la dette d'Etat c'est rentable !). Soit ce sera juste une mort lente pour la France."

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Etats-Unis et dollar

Les secrets de la Réserve fédérale, Eustace Mullins.
Les secrets de la Réserve fédérale, Eustace Mullins.

 

La Réserve Fédérale (banque centrale américaine)

 

     "Le témoignage du Gouverneur Eccles expose le coeur de la machine monétaire que Paul Warburg avait révélée à ses collègues banquiers incrédules, en 1910, à Jekyll Island. Pour tout commentaire, la plupart des Américains disent qu'ils sont incapables de comprendre comment opère le système de la Réserve Fédérale. C'est au-delà de leur compréhension, non pas parce que c'est trop complexe, mais parce que c'est si simple. Si un escroc vient vers vous et vous propose de vous faire une démonstration de sa machine merveilleuse à fabriquer l'argent, vous l'observez tandis qu'il place un morceau de papier blanc et produit un billet de 100 dollars. C'est le système de la Réserve Fédérale. Ensuite, vous proposez d'acheter cette machine merveilleuse à fabriquer l'argent, mais vous ne pouvez pas. Elle appartient aux actionnaires privés des banques de la Réserve Fédérale, dont les identités peuvent être rattachées partiellement mais pas complètement, à la "London Connection".

Le 6 juin 1960, lors des auditions de la Commission Bancaire et Monétaire, le député Wright Patman, son président, interrogea Carl E. Allen, le président de la Banque de Réserve Fédérale de Chicago.

 

PATMAN :

"Alors, M. Allen ! Lorsque la Commission sur le Marché ouvert de la Réserve Fédérale achète pour 1 million de dollars d'obligations vous créez de l'argent sur le crédit de la nation pour pouvoir payer cette obligation, n'est-ce pas?"

 

ALLEN :

"C'est exact".

 

PATMAN :

"Et dans ce cas, le crédit de la nation est représenté par les billets de banque de la Réserve Fédérale, n'est-ce pas? Si les banques veulent de l'argent réel, vous donnez des billets de banque de la Réserve Fédérale en paiement, non?"

 

ALLEN :

"Cela pourrait se faire, mais personne ne veut des billets de banque de la Réserve Fédérale."

 

PATMAN :

"Personne n'en veut car les banques préfèreraient avoir le crédit dans leur réserve."

 

C'est la partie la plus incroyable de l'opération de la Réserve fédérale et la plus difficile à comprendre. Comment une personne ordinaire peut-elle saisir le concept, selon lequel il y a des gens dans son pays qui ont le pouvoir d'entrer une écriture dans un registre stipulant que leur gouvernement leur doit désormais, par exemple, un milliard de dollars, et celui de collecter le principal et les intérêts de ce "prêt"?

[...]

Ainsi que le député Patman le formule : "Un dollar représente une dette d'un dollar due au Système de la Réserve Fédérale. Les banques de la Réserve Fédérale créent de la monnaie à partir du vent pour acheter au gouvernement de Etats-Unis des bons du Trésor, prêtant avec intérêt l'argent en circulation, en entrant dans les registres de la comptabilité nationale une ligne de crédit sur le compte du Trésor des Etats-Unis. Celui-ci rédige une obligation portant intérêt pour 1 milliard de dollars. La réserve Fédérale lui accorde alors un crédit d'un milliard de dollars en échange de cette obligation et crée à partir de rien une dette d'un milliard de dollars que le peuple américain est obligé de payer avec les intérêts."

Portman poursuit : "D'où le Système de la Réserve Fédérale sort-il l'argent avec lequel il crée les réserves bancaires?

Réponse : "Il n'obtient pas cet argent, il le crée. Lorsque la Réserve Fédérale rédige un chèque,  elle crée de l'argent. la Réserve Fédérale est entièrement une machine à fabriquer de l'argent. Elle peut battre monnaie ou émettre des chèques."

 

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"Intelligence" économique

 

La perfidie de l'invincible Albion

 

"Le retour à la paix après la défaite de Waterloo n'élimina pas la menace que faisait peser l'économie britannique sur notre politique de développement. Londres envoya en France un homme d'influence, John Bowring pour dénoncer la politique protectionniste de la France. Pour promouvoir le free trade, cet agent d'influence parcourut la France en cherchant des points d'appui à partir des anciennes terres anglaises. Il cibla dans un premier temps des acteurs économiques faciles à convaincre. les producteurs de vin du Sud-Ouest, opposés aux taxes qui pénalisaient leurs exportations, souhaitaient leur suppression et soutinrent son initiative.

L'innovation de Bowring fut le déclenchement d'une guerre de l'information en faisant publier des dizaines d'articles dans les journaux français. Son efficacité rhétorique porta sur l'angle d'attaque qu'il choisit : Bowring présenta le libéralisme comme une idée d'avenir et le protectionnisme comme une idée du passé. Il ne remporta pas immédiatement la victoire car il fut expulsé. Mais le milieu affairiste proche de Napoléon III relaya ce message en imposant la modernisation de l'appareil industriel comme le seul levier de développement crédible. La réussite de la stratégie d'influence menée par John Bowring se traduisit dans les faits par une disparition du débat sur la finalité des affrontements économiques entre Londres et Paris. La polémique amorcée sur la nuisance de l'impérialisme marchand britannique se perdit au début du second Empire dans l'application des idées libérales qui devint la grille de lecture universelle du fonctionnement de l'économie de marché. Ce mode de raisonnement a réduit la vision de la puissance à la protection du territoire et à l'approvisionnement extérieur en ressources stratégiques."

 

Citations

 

Olivier Berruyer

 

"La vraie concurrence libre et non faussée, c'est bien celle qui remet tous les acteurs sur un pied d'égalité !

Le bon sens indique pourtant qu'il semble illusoire d'attendre du salarié français qu'il soit "compétitif" face à un ouvrier roumain gagnant 300 euros par mois, à un salarié polonais dont l'entreprise fait des économies en rejetant du mercure et du souffre, à un salarié anglais dont la monnaie vient d'être dépréciée de 30% - sans même parler d'un employé vietnamien ou chinois pour qui la notion de protection sociale reste un simple concept théorique. Or, tout ceci constitue bien une "concurrence libre et très faussée", au sens le plus libéral du terme..."

 

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