Environnement

L'influence de l'Homme sur son environnement naturel, influe sur sa destiné :

 

Totalitarisme

 

 « Entre 1958 et 1960, Mao Tsé-toung a estimé que les oiseaux et spécialement les moineaux mangeaient les récoltes. Il demanda aux Chinois de les tuer par tous les moyens possibles. Tout le monde s’y mit : les oiseaux disparurent. Les insectes mangés par les oiseaux se mirent alors à pulluler. Ce que le dictateur appelait « Le Grand Bond » en prit un sacré coup dans l’aile. Une grande famine va s’abattre sur le pays. Plus de trente millions de Chinois en mourront. »

 

 

Jean-Pierre Dickès, La fin de l'espèce humaine (2015)

 

  

Sortir de l’enfumage de la COP21 pour entrer dans le concret :

 

 Le président Bolivien Evo Morales a promulgué en Octobre 2012 la « Loi sur la Terre-mère ». Une loi qui octroie 11 droits fondamentaux non pas à l’Homme mais à la Terre, tels que le droit à la vie, à la diversité de la vie, le droit de ne pas être polluée, droit de perpétuer les processus naturels en dehors de toute intervention humaine, à l’eau et à l’air purs, à l’équilibre, ou encore le droit de ne pas être génétiquement modifié. Une initiative de simple bon sens, encore jamais vue au niveau étatique.

 

Lectures au peuple de France

 


Al Gore

 

"Al Gore a reçu un prix Nobel pour son documentaire sur le réchauffement climatique, couronné pour deux Oscars à Hollywood. Le film, diffusé dans les collèges de Grande-Bretagne, a été passé au crible par la justice anglaise après la plainte d'un proviseur d'un lycée du Kent, l'accusant de faire du lavage de cerveau. La Haute Cour de justice de Londres, la plus haute juridiction britannique, a répertorié "neuf erreurs" et ordonné que la projection soit accompagnée d'un guide étayant les rectifications à apporter au long-métrage.
Dans le même temps, d'après le centre de Recherche politique du Tennesse, "la propriété du zélote de l'environnement consommerait plus d'électricité en un mois qu'un foyer américain en un an. A cette critique il fut répondu qu'il compensait en achetant des swaps sur le carbone..." Ni plus ni moins que de droits à polluer.
Très gênant aussi tout ce qui suit : il possède avec son associé David Blood, ancien PDG de Goldman Sachs Asser Management et Henri M. Paulson, secrétaire au trésor et ancien PDG de Goldman Sachs, un fond d'investissement, le Generation Investment Management LLP, créé pour spéculer sur les marchés des droits d'émission de carbone, donc pour tirer profit de la situation qu'il dénonce.
Enfin, c'est à Al Gore et à Bill Clinton,quand ils étaient à la Maison-Blanche que l'on doit l'Accord de libre-échange Nord-américain (ALENA), traité qui définit les réglementations sur l'environnement comme des "distorsions de marché" illégales, relevant des tribunaux. Il faut dire qu'il doit être bien briefé : son cousin germain par alliance est Michael Taylor, l'avocat de Monsanto !"

Claire Séverac, La guerre secrète contre les peuples (2015)

 


Chine et pollution


« La Chine bute. Pas sur la bulle immobilière, la parité yuan/dollar, ou les manœuvres américaines agressives à son égard. Sur la survie. Si les autorités chinoises chargées de l'environnement en avaient le courage, si les institutions internationales osaient le faire, Pékin, Harbin, et combien d'autres villes chinoises auraient dû être déclarées impropres à la vie humaine et évacuées. "La croissance ou la mort" était le slogan du passé ; "la croissance, et la mort" va devenir le slogan du futur.»

 

Hervé Juvin, le mur de l'Ouest n'est pas tombé (2015)

 


L'Histoire assassinée, Jacques Heers (2006)
L'Histoire assassinée, Jacques Heers (2006)


Bien-être

 

« L'on se refuse à considérer que la notion de bien-être est elle-même changeante et peut évoluer de façon parfois inattendue. Nos livres disent toujours qu'aux temps anciens les hommes devaient, faute d'une bonne hygiène et de règlements sur la salubrité publique, survivre dans des conditions de "confort" vraiment déplorables.

 

Peut-on s'interroger et se demander si les voitures et les usines de produits chimiques ne polluent pas davantage que les tas de fumier au pied des habitations ? Et prendre conscience de ce que sont les immenses champs d'ordures, lèpre ostensible d'une civilisation bientôt encombrée de ces montagnes de déchets indestructibles ? »



L’Effet de serre

  

« La polémique sur l’effet de serre a été engagée par les mondialistes qui y trouvent un intérêt politique et idéologique direct. Le coût des mesures envisagées est sans commune mesure avec les bénéfices qui peuvent raisonnablement en être attendus. Comme trop souvent en matière d’écologie, on provoque une réaction émotionnelle du public, à forte composante symbolique. Elle interdit toute étude sereine des questions débattues et autorise des mesures dont le coût économique, politique et social est sans rapport avec le problème réel. Pour un bien douteux mais fort médiatisé, on provoque un mal considérable mais éloigné.

  

Les données scientifiques sur lesquelles s’appuie la théorie de l’effet de serre sont très minces. Elles proviennent de mesures de la température globale contestables, contredites par les mesures effectuées par satellite, et de modèles dont personne ne songe à nier les lacunes considérables. Ainsi la réalité d’un accroissement dangereux de l’effet de serre n’est nullement assuré, bien au contraire. L’étude de l’évolution des températures au cours du XXe siècle montre qu’elles ont commencé à croitre avant la concentration en gaz carbonique, puis qu’elles sont redescendues alors que cette concentration continuait d’augmenter. Les mesures effectuées par satellite montrent que la température globale décroit légèrement. Enfin l’étude des liens entre le soleil et le climat, omis par les modèles, offre une explication suffisante des variations climatiques sans qu’il soit besoin d’invoquer l’augmentation de la concentration en gaz carbonique.

  

En outre, les résultats des modèles climatiques servent de « données », d’entrées, à d’autres modèles utilisés dans les domaines politique, social, agricole, forestier, etc. SCOPE 29 notait que ceci ne devait être pratiqué qu’avec « extrême prudence » puisque les erreurs du modèle climatique se propagent aux modèles qui utilisent ses résultats – encore plus incertains que les modèles de circulation générale.

  

Toutes ces lacunes se doublent d’une omission systématique des effets bénéfiques et certains de l’augmentation du gaz carbonique. Celle-ci favorise de manière certaine la croissance des plantes et donc l’agriculture et le développement des forêts tandis que le réchauffement redouté reste très hypothétique. Les résultats les plus récents confirment qu’un monde plus riche en gaz carbonique est un monde plus vert ! C’est ainsi que Budyko, l’un des pionniers de la recherche sur l’effet de serre, pense que le doublement de la concentration en gaz carbonique et l’augmentation de température qui en résulterait seraient bénéfiques. Il propose donc d’augmenter les rejets en gaz carbonique (EI 90) !

  

Le discours dominant souffre d’une autre déficience majeure. Il laisse à penser que l’effet de serre provoquera une augmentation de la température comprise entre 2 et 3°C et que les mesures envisagées pourraient l’éviter. Or, s’il faut en croire les prévisions de l’IPCC (groupe de scientifiques et d’experts chargé de conseiller les gouvernements et les institutions internationales dans le domaine de l’effet de serre), il n’en est rien. Si les émissions de gaz carbonique sont maintenues au niveau atteint en 1994, la concentration en gaz carbonique se stabilisera autour de deux fois la valeur atteinte lors de la période préindustrielle. La hausse des températures prévue pour un doublement de la concentration en gaz carbonique semble inévitable – s’il faut en croire les modèles. La seule question qui se pose est donc d’évaluer la différence d’augmentation de température que les mesures envisagées pourraient provoquer. Cette différence étant à l’évidence fort faible, cet aspect de la question n’est jamais évoqué… Notons à ce sujet que le seul remède généralement envisagé par les médias consiste à limiter les rejets de gaz carbonique. La récupération et le stockage du gaz carbonique, en particulier sous forme de sédiments marins, ne reçoivent guère d’attention alors qu’ils étaient envisagés par l’IPCC lui-même.

  

La polémique sur l’effet de serre aura été l’occasion de créer ou de renforcer diverses institutions (sociétés savantes, programmes internationaux) qui encadrent les scientifiques du monde entier ou les forment dès leurs plus jeunes années. La socialisation complète de la science étant en voie d’achèvement, les opposants ont toujours plus de mal à se faire entendre."


La grande séparation, Hervé Juvin (2013)
La grande séparation, Hervé Juvin (2013)


Monde marchand contre  Nature


"La reproduction par l'industrie de tous les mécanismes de la nature, puis la substitution de produits et services industriels aux services gratuits de la nature, est un trait déterminant du futur. Elle est le fourrier invisible de l'urbanisation forcée (contre laquelle l'Inde, la Chine, d'autres encore, commencent de réagir).

Un point de vue naïf veut que les progrès significatifs, par exemple les semences OGM, aient malencontreusement des conséquences regrettables, comme la mort des abeilles et des insectes pollinisateurs. Il faut lui substituer le point de vue cynique ; chaque fois que les gratuités de la nature disparaissent, l'industrie prend leur place, ce qui signifie que l'industrie organise la disparition de la nature pour le profit privé des sociétés du vivant et de leurs actionnaires. Le jour où plus aucun animal, plus aucun arbre, plus aucune plante ne pourront se reproduire naturellement, quelle victoire pour l'industrie du vivant ! A titre d'exemple, les engrais et les pesticides ont éliminé environ 90% de l'activité microbiologique des sols, et il n'existe plus de chaire de microbiologie en France ! La privatisation du vivant, qui élimine du catalogue autorisé des semences toutes les plantes qui poussent sans pesticides et engrais, est un exemple de la prédation économique."


A nos amis, Comité invisible (2014)
A nos amis, Comité invisible (2014)


La Terre au centre


"La gauche de la gauche, quand on lui demande en quoi consisterait la révolution, s'empresse de répondre : "mettre l'humain au centre". Ce qu'elle ne réalise pas, cette gauche-là, c'est combien le monde est fatigué de l'humain, combien nous sommes fatigués de l'humanité ; cette espèce qui s'est crue le joyau de la création, qui s'est estimé en droit de tout saccager puisque tout lui revenait. "mettre l'humain au centre", c'était le proet occidental. Il a mené où l'on sait. le moment est venu de quitter le navire, de trahir l'espèce. Il n'y a pas de grande famille humaine qui existerait séparément de chacun des mondes, de chacun des univers familiers, de chacune des formes de vie qui parsème la terre. Il n'y a pas d'humanité, il n'y a que des terriens et leurs ennemis ; les Occidentaux de quelque couleur de peau qu'ils soient. Nous autres révolutionnaires, avec notre humanisme atavique, ferions bien de nous aviser des soulèvements ininterrompus des indigènes d'Amérique Centrale et d'Amérique du Sud, ces vingt dernières années. Leur mot d'ordre pourrait être : "Mettre la Terre au centre". C'est une déclaration de guerre à l'Homme. Lui déclarer la guerre, ce pourrait être une bonne façon de le faire revenir sur terre, s'il ne faisait le sourd, comme toujours."


Richesse


"Ricardo posait la question du partage, Mark celle de l'exploitation. Walras préféra poser celle de la valeur, et après lui tous les économistes : Pareto Hicks, Debreu. La valeur, dirent-ils, est quelque chose de "subjectif". Et les prix définissent la valeur. Seigneur ! Quel chute ! Ramener la somptueuse valeur à un vulgaire prix ! "Tout ce qui a un prix n'a pas de valeur !" (Nietzsche). Méditez, les économistes.

La "valeur"... Savez-vous vraiment ce qu'est la valeur ? Avez-vous réfléchi au poids de ce mot que vous utilisez ; moins souvent, il est vrai, vous préférez le mot "richesse". La France de plus en plus riche, l'entreprise productrice de richesse... Vous croyez-vous sincèrement  autorisés à utiliser le mot "richesse" ? Savez-vous que les déchets, la transformation des forêts en latérite, les bidonvilles qui ceinturent les villes à la place des campagnes, la dépense d'essence dans les embouteillages, la mutation de l'eau en poison, l'agrandissement du trou d'ozone son de la "richesse" ? Car i y aura bientôt des marchés de gaz a effet de serre, avec une offre, une demande, des prix, donc de la richesse !

Savez-vous que plus l'eau devient rare, dégueulasse, donc chère, plus les hommes s'"enrichissent" dans votre système ? Que plus le monde est empoisonné, plus il est riche, par simple effet de rareté ?

O miracle de l'économie politique libérale qui sut transformer le mal en bien, le déchet en produit, appelant blanc ce qui est noir et richesse ce qui n'était que misère !

Au fait... Qui fait la richesse de votre arrogante industrie du tourisme ? ... Notre-Dame, construite pour des pauvres, ou les entrées des villes, avec vos monuments à vous, construits également pour des pauvres, Leclerc et Castorama ?"

 


Effondrement, Jared Diamond (2005)
Effondrement, Jared Diamond (2005)

 

Trace de l'homme

 

"Le tableau que présente l'île de Pâques est l'exemple le plus extrême de destruction de la forêt [par l'homme, par surexploitation notamment pour ériger les fameuses sculptures géantes] dans le Pacifique et l'un des plus extrêmes du monde entier : la totalité de la forêt a disparu, et toutes les espèces d'arbres se sont éteintes. Pour les Pascuans [habitants de l'île de Pâques], les conséquences immédiates en furent la disparition de matières premières, la disparition de ressources alimentaires sauvages et une diminution des récoltes.

Les matières premières qui disparurent ou qui ne furent plus disponibles qu'en de bien moindre quantités regroupaient tout ce qui provenait des végétaux et des oiseaux indigènes, c'est-à-dire le bois, la corde, l'écorce servant à fabriquer le tapa et les plumes. Le manque de bois d'oeuvre et de corde mit fin au transport et à l'érection des statues ainsi qu'à la construction de pirogues de haute mer.

Lorsque cinq pirogues pascuanes, qui pouvaient accueillir deux hommes et qui prenaient l'eau, s'approchèrent d'un navire français ancré au large de l'île de Pâques en 1838, le capitaine de ce bateau fit le rapport suivant : "Tous les indigènes ne cessaient de répéter avec agitation le mot muru et se désespéraient de voir que nous ne le comprenions pas : ce mot désigne le bois qu'utilisent les Polynésiens pour fabriquer leurs pirogues. C'était ce dont ils avaient le plus besoin et ils firent tout ce qu'ils purent pour nous le faire comprendre..."

              

Danse avec le diable, Günther Schwab.
Danse avec le diable, Günther Schwab.

 

Guerres et Nature


     "Si les hommes étaient si intelligents qu'ils l'imaginent, sans doute s'appliqueraient-ils à considérer l'Histoire mondiale du point de vue de la sauvegarde biologique de la Nature. Ils découvriraient alors que bien des guerres et des batailles, au cours desquelles des millions d'être humains furent massacrés, étaient inévitables, parce que l'attaquant avait ruiné ses forêts, son sol, le régime des eaux de son pays et qu'il était de ce fait obligé de conquérir d'autres contrées afin de pouvoir subsister. Ou encore parce qu'il ne voulait pas renoncer à un standard de vie artificiellement élevé et qu'il lui fallait, pour ce faire, réduire d'autres peuples en esclavage. Bien des rapports leur apparaîtraient sans doute entre l'effondrement de Rome et le fait que tous les pays du bassin méditerranéen appartenant à l'Empire étaient, presque sans exception, déboisés et desséchés. Car cette constatation s'impose dans tous les pays du monde antique. Les forêts d'Afrique du Nord où Hannibal captura ses éléphants de guerre ont également disparu et le Sahara s'est étendu par place jusqu'à la Méditerranée. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le reboisement est devenu si difficile dans les pays du Sud de l'Europe, car le souffle torride des vents du désert provoque le dessèchement des jeunes plantations."