Henri, un ami qui vous veut du bien

Livre Lectures au peuple de France (2014)
Livre Lectures au peuple de France (2014)


Lors d’une de ses multiples conférences, François Asselineau, président fondateur de l'UPR, a démontré, par un travail approfondi et sourcé, la mainmise du monde anglo-américain sur les résultats du prix Nobel de la paix.


« COMPLOTISTE ! », beugleront les voix dominantes !


Il est certes aujourd’hui de mise, dans notre pays, d’être traité de complotiste dès lors que l’on soumet une opinion compromettant l’Empire. L’oligarchie politico-médiatique et sa machine de propagande formate le petit peuple en affublant ce qu’il faut bien appeler aujourd’hui « la dissidence » de tels préjugés, annihilant tout débat. D’après un éminent prix Nobel de Physique, il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé. Alors, laissons donc ce dernier de côté et attachons-nous aux faits, seuls garants de la vérité. Confrontons la démonstration Assélinienne à un prix Nobel de la paix choisi au hasard dans l’Histoire, le hasard, ce fameux déguisement que prend Dieu pour voyager incognito. Donc au hasard…heu…tiens, la date de naissance de Thierry, le kiosquier du coin de la rue ! 1973, si on en croit le premier intéressé. + 10 si on en croit notre instinct, mais passons. Alors 1973….euh, voyons….1973 ? Evidemment ! Le grand, que dis-je, l’éminent Henry Kissinger ! Merci, oh vénérable hasard. Les gens qui veulent fortement une chose sont presque toujours bien servis par le hasard, comme l’écrivait notre cher Honoré de Balzac dans La vendetta. La postérité, dictée par l’autobiographie d’Henry et par l’Histoire officielle (celle des vainqueurs) retint qu’Henry mit fin à la guerre du Vietnam en signant les accords de paix de Paris en 1973, et permit ainsi au monde de vivre dans la quiétude et l’harmonie. Il y eut donc un avant et un après Henry.


 Vraiment un complotiste cet Assélineau !


Un homme, ancien secrétaire d’Etat américain, qui d’autorité met fin à une guerre meurtrière et barbare (un euphémisme, un !) mérite au moins le prix Nobel de la paix, un prix sensé récompenser par définition « la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix ». On est dans les clous. Fermez ce rideau complotiste, il n’y a rien à voir ! Sauf que… Oui, il y a un sauf… Sauf qu’une fois de plus, la véritable Histoire n’est pas tout à fait celle rapportée dans les livres scolaires. Sûrement un problème à l’impression. Un problème certes récurrent. « Y a-t-il une histoire impartiale ? Comment un historien juge-t-il qu'un fait est notable ou non ? Il en juge arbitrairement », proclamait à juste titre Anatole France, prix Nobel de…Littérature.


Examinons donc de plus près les faits et gestes de ce personnage et non la version romancée de sa vie. Mais, ne nous attardons pas sur le Henry post 1973. En effet ce n’est pas pour cette période de sa vie que lui a été décerné ce prix. Donc, ne parlons pas de celui qui a protégé le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Ne parlons pas non plus de cet homme qui usant de realpolitik, sa patte diplomatique, envoya les Kurdes irakiens se faire massacrer.  Et, derechef, ne parlons pas de son feu vert donné au génocide perpétré en 1975 par la junte indonésienne au Timor Oriental pendant que l’administration américaine proclamait mielleusement par voie de presse que « Les Etats-Unis sont toujours inquiets lorsqu’il y a usage de la violence. Le président espère que la situation pourra être résolue pacifiquement. ». Enfin, mettons aussi provisoirement de côté son implication dans la création du plan « Condor », réseau de chasse aux opposants dans six dictatures militaires d’Amérique latine (Chili, Bolivie, Brésil, Paraguay, Uruguay, Argentine) qui s’étale sur la décennie 70. Oui donc black-out sur le Henry post 1973, parce que vous imaginez bien qu’un petit groupe de personnes, qui votent une fois l’an pour le nouveau prix Nobel de la paix n’a pas le temps de statuer sur la légitimité des précédents prix Nobel. Eux, s’abaisser à faire du service après-vente, tu t’es cru chez Darty ou quoi ? Et l’éthique ? Attend, mais ce n’est que le prix Nobel de la Paix ! Non mais, allo quoi !!


Respectons donc cette noble institution et Henry en s’attachant uniquement à la vie d’avant son élection au Nobel et à ce pour quoi il a été distingué. Rappel historique, en 1968 le président américain démocrate Johnson s’était mis à la table des négociations avec les Vietnamiens du Sud (ses alliés) et les Vietnamiens du Nord (ses ennemis) pour leur proposer un plan de paix et ainsi mettre fin à la guerre du Vietnam. Les conditions de ce plan semblaient satisfaire tous les belligérants. Mais, c’était sans compter sur les obscures manipulations d’Henry. Ce dernier, après avoir mangé à différents râteliers, avait jeté son dévolu sur le candidat républicain Nixon. Les élections approchant, il n’était point question que le président sortant (Johnson) et son poulain (Humphrey) profitent de retombées électorales qu’engendreraient un populaire accord de paix. Cela rappellera à certains des histoires de libérations d’otages à des dates opportunes. Henry prit donc contact avec les sud Vietnamiens pour qu’ils refusent les conditions du plan de paix (qu’ils semblaient en passe d’accepter) sous le prétexte qu’un gouvernement américain républicain dirigé par Nixon leur serait beaucoup plus favorable à l’avenir. De paix, il ne fut plus question. Nixon fut élu, et Henry devint son conseiller à la défense nationale. En 1973, plus de quatre ans plus tard, Henry signa lui-même les accords de paix de la guerre du Vietnam -Nixon étant embourbé dans le scandale du Watergate- avec quasiment les mêmes conditions que proposait le gouvernement Johnson. Entre temps, des milliers d’hommes sont morts. « On sait que 20763 soldats américains, 109230 soldats du Vietnam du Sud et 496260 soldats du Nord ont perdu la vie en Indochine entre le jour où Nixon et Kissinger sont entrés en fonction et le jour de  1973 où ils retirèrent les forces américaines et acceptèrent la logique de 1968 », écrivait le journaliste anglais Christopher Hitchens dans son livre fort documenté Les crimes de monsieur Kissinger.


En outre, durant cette période mortifère, Henry participa fortement -en utilisant les méthodes de l’Etat profond cher à Peter Dale Scott- à étendre le conflit vietnamien aux pays voisins que sont le Laos et le Cambodge, en envoyant notamment l’armée américaine bombarder massivement ces contrées. Un petit ordre de grandeur, le nombre des bombes lâchées en cette occasion fut largement supérieur à l’ensemble de celles lâchées par cette même armée lors des évènements de la Seconde guerre mondiale. Le déluge de bombe s’abattant sur Dresde, la «Florence de l'Elbe», en février 1945, aurait presque l’allure d’une simple ondée à côté de la submersion subie par les cambodgiens.


Si l’on se réfère donc à l’unique année 1973 et à son lauréat, on est loin du complot…plus loin c’est MACSO647-JD, la galaxie la plus reculée jamais observée dans l’univers. Un personnage ce Henry. La dernière visite qu’il a faite à l’hexagone, en 2001, s’est terminée en queue de poisson, ou pour coller au plus près du personnage, en queue de sycophante. Alors qu’il était invité à comparaître au palais de justice comme témoin dans l’affaire des cinq Français disparus au Chili, Henry quitta le sol français en catimini. Tel est le vrai visage de ce seigneur de l’ombre à l’âme immaculée de noir, cependant drapé de blanc par le monde politico-médiatique de      l’« axe du  bien ». Un potentat ennemi de la fameuse « communauté internationale » aurait, lui, déjà eu les honneurs du Tribunal pénal international (TPI) pour crimes contre l’humanité et autres chefs d’accusation.


« Les lois ressemblent à des toiles d'araignée, suffisamment solides pour ne retenir que les faibles, mais trop ténues pour retenir les forts »

Anacharsis, 580 avant J.C.


Pour en revenir à ce fortuné hasard, une chose est lamentablement certaine, quel que soit le chemin que nous aurait fait prendre le hasard, et Dieu sait qu’il peut être imprévisible, il ne nous aurait jamais fait rencontrer le Mahatma (« grande âme » en sanskrit) Gandhi. Un homme qui prônait la non-violence, prix Nobel de la paix ? Voyons ! Il faut raison garder.


L’actualité brûlante du prix Nobel de la Paix corrobore nos propos. En effet, différentes personnalités scandinaves, 16 Norvégiens et Suédois, viennent de porter plainte au printemps 2014 contre le comité Nobel auprès de la brigade financière norvégienne. Elles lui reprochent d’usurper les vœux d’Alfred Nobel dans l’attribution du prix Nobel de la paix, lui qui avait spécifié sur son testament que le prix Nobel de la paix devait être attribué « à celui qui aurait agi le plus ou le mieux pour la fraternisation des peuples, l’abolition ou la réduction des armées de métier ainsi que pour l’organisation et la diffusion de congrès de la paix ». Comment ne pas donner raison à ces scandinaves au regard du présent quand on compte l’Union Européenne et Barack Obama dans les derniers lauréats, eux qui, via l’OTAN, participent à de multiples conflits et financent et équipent plusieurs insurrections à travers le monde ?


Le prix Nobel de la Paix et ses considérations géopolitiques servant l’axe anglo-américain n’est pas le seul à bafouer les vœux du fondateur Alfred Nobel. Pour d’autres prix décernés, ce sont des considérations économiques aux tendances libérales prônées par ce même axe qui l’emportent  En 1948, Paul Hermann Müller est lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine pour sa découverte de la haute efficacité du DDT comme poison de contact contre plusieurs arthropodes1. C'est la première fois que ce prix est décerné à une personne qui n'était pas biologiste ou médecin. Sauf que…oui encore un sauf que, sauf que le DDT est vite accusé d’être cancérigène pour l’homme sur le long terme ou sur le court terme pour ceux amenés à le manipuler. De plus, il appauvrit l’humus des sols, ainsi qu’une partie de la faune et de la flore. On pense particulièrement aux populations d’oiseaux qui se nourrissent d’insectes et aux abeilles. Du coup, certaines catégories d’oiseaux disparaissent, ne remplissant plus leur rôle de régulateur de certaines populations d’insectes qui deviennent nuisibles par leur nombre. Les abeilles tendent, à disparaître, elles aussi, ne remplissant plus leur rôle de pollinisation de plantes à fleurs et notamment des arbres fruitiers cultivés par l’homme. En outre, plusieurs nuisibles que le DDT devait combattre sont devenus résistant à cet insecticide. On pense notamment aux moustiques porteurs de la malaria. Belle carte de visite pour un prix Nobel…

            « En 1945, le D.D.T. fut autorisé à la vente au public. Cependant, plusieurs chercheurs savaient déjà à cette époque que ce produit était dangereux pour toute vie animale, depuis l’insecte jusqu’au mammifère. En 1951, il a déjà causé aux U.S.A. de nombreux cas d’empoisonnement et de mort. Cependant, l’industrie chimique intéressée à ce nouveau et fructueux commerce a répandu victorieusement ce produit à travers le monde entier, grâce à une énorme publicité, fondée sur des attestations d’innocuités     pseudo-scientifiques bien payées. ».

Docteur Morton S. Biskind à la Chambre des représentants des Etats-Unis

 

Le DDT sera interdit aux Etats-Unis en 1972. Mais Paul Hermann restera sur les tablettes des prix Nobel. Entre 1945 et 1972, le DDT aura baigné quelques personnes dans l’opulence et beaucoup d’autres dans la maladie et la mort.


Pour clore sur une note plus légère, ci-joint une petite anecdote décalée : Alfred Nobel a créé de multiples Prix Nobel comme celui de Physique ou celui de Biologie. Mais il n’existe point de Prix Nobel de Mathématiques. La raison ? Une femme. Sa femme. Elle qui l’avait trompé avec un éminent mathématicien.


Livre Lectures au peuple de France

Broché, 340 pages

Résumé et autre extrait dans LE LIVRE

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