Différence = Inégalité ?

Texte inspiré du livre Lectures au peuple de France (2014)
Texte inspiré du livre Lectures au peuple de France (2014)


Différence = Inégalité ?


Le communautarisme se revendique aujourd’hui au travers d’un égalitarisme à toute épreuve. Il fut pourtant un temps où les minorités et leur particularisme criaient au droit à la différence, à l’indifférence. Il fut un temps où elles faisaient de leur particularisme une force, une fierté à défendre coûte que coûte. Aujourd’hui, on veut avoir le droit d’être identique.

Une minorité agissante de la communauté homosexuelle semble vouloir à présent se marier et avoir des enfants comme un hétérosexuel lambda, comme celui qu’elle traitait il y a peu d’hétéro de base, ce beauf réactionnaire. Les générations gay précédentes doivent se retourner dans leurs tombes en criant à l’embourgeoisement de la communauté! La prochaine revendication ne serait-elle pas un véritable mariage en blanc devant monsieur le curé et une grappe de demoiselles d’honneur ? En dernière instance, le monde marchand se frotte les mains de voir, à l’avenir, des enfants devenir objets de commerce. La GPA, cette gestation pour autrui, est déjà une réalité, jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme oblige. Le monde de la marchandise a donc, avec cette GPA, enfin (pour lui) trouvé une porte d’entrée dans la famille, elle qui fut si longtemps le sanctuaire du don, du désintéressement !


Dans un esprit similaire, une minorité de femmes, au féminisme libéral égalitarien, va jusqu’à refuser l’exercice de procréation que la nature leur a offert, n’y voyant que soumission, qu’un rôle ingrat dont l’homme est dispensé, alors que ce don de procréation, ce don du vivant, devrait être magnifié.


Autre exemple d’égalitarisme primaire en forme de revendication communautaire : En Suède, le Left Party a déposé le 28 mai 2012 une motion au conseil du comté de Sörmland pour favoriser l’implantation de toilettes qui permettent à tout le monde, hommes et femmes, de faire pipi assis. Des querelles de pissotière qui vont jusqu’à nier les particularismes physiques. Monde asexué nous voilà ! Un monde d’"idiots utiles" du marché, et heureux de l’être ! Tout ceci dans la négation complète de notre part biologique qui forge une partie intangible de notre identité, dans la négation des caractères innés qui nous gouvernent, dans la négation de la diversité qui doit se vivre comme une richesse.


 Il est des gens pour penser qu’une différence est une inégalité.


Estomper les différences, c’est uniformiser le monde, c’est détruire les doux particularismes qui épicent nos vies. C’est en définitive une vie sans vie. Un monde à l’encéphalogramme plat. Stop !!!!!!! Sus à l’égalitarisme synonyme d’uniformité, cette rime d’infirmité.


            « Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels. Toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu et non un être factice crée par mon orgueil et mon ennui. »

On ne badine pas avec l’amour, Alfred De Musset (1833)


Vive la différence !