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Qui derrière l'U.E ?

 

"Dès 1962, les milieux politiques influents dans l'administration Kennedy avaient proposé une alternative à l'affirmation d'une Europe indépendante incarnée par la collaboration grandissante entre l'Allemagne d'Adenauer et la France du Général De Gaulle.

Un groupe de conseillers politiques, provenant de l'administration américaine et de la CIA, formulèrent une contre-proposition à la vision franco-germanique d'une Europe forte et indépendante. Ils l'appelèrent leur "Grand projet atlantiste".

Avec une rhétorique chaleureuse favorable à l'Europe de Jean Monnet, l'essence de la politique de Washington consistait à ouvrir le nouveau marché commun aux importations américaines et à l'arrimer fermement à l'alliance militaire de l'OTAN dans laquelle les voix américaines et britanniques prédominaient. Le plan de Washington impliquait aussi un soutien à la candidature britannique au marché commun des six nations, une manœuvre à laquelle De Gaulle avait de très bonnes raisons de s'opposer avec intransigeance.

A l'époque de la rencontre de janvier 1963 entre De Gaulle et Adenauer, la politique d'opposition de Washington coordonnée avec celle de la Grande-Bretagne était pleinement opérationnelle. Le Département d'Etat de Kennedy montrait son extrême déplaisir face à l'accord franco-allemand.

L'ambassade américaine à Bonn avait reçu des instructions pour exercer un minimum de pression sur certains parlementaires allemands.

Le 24 avril 1963, deux jours avant la lecture officielle du traité franco-allemand au Bundestag, Ludwig Erhard, ferme opposant à De Gaulle et atlantiste avéré favorable à l'entrée de la Grande-Bretagne dans le marché commun, fut élu pour succéder à Adenauer. La ratification de l'accord franco-allemand, qui devait être le point culminant de tout le projet politique de la vie d'Adenauer, lui fut confisqué au dernier moment par les intérêts anglo-américains.

A la suite de quoi le contenu de l'accord, bien que formellement ratifié, resta lettre morte. Le chancelier Erhard présida inefficacement un parti divisé. En juillet 1964, De Gaulle lui-même, interrogé par la presse sur le progrès de l'accord franco-allemand, dépeignit l'état maussade des relations entre les deux pays. "On ne peut pas dire", déclara De Gaulle avec amertume à propos de ses relations avec le successeur d'Adenauer, "que l'Allemagne et la France se soient accordées pour une politique commune et on ne peut contester que cela résulte du fait que Bonn n'a pas cru, jusqu'à présent, que cette politique devait être européenne et indépendante."

Les milieux influents de Londres et de Washington avaient ainsi réussi à bloquer provisoirement la perspective, dangereuse pour eux, d'une Europe continentale puissante et indépendante des desseins anglo-américains. L'Allemagne "occupée" d'après-guerre, qui était le maillon faible de l'Europe, avait été provisoirement brisée. Comme dans les années d'avant 1914, la stratégie britannique "d'équilibre des forces" contre l'Europe continentale n'avait pas changé. Cette fois, la Grande-Bretagne avait rétabli son "équilibre" grâce à l'arme déléguée du département d'Etat américain. Il restait désormais aux Anglo-Américains à traiter directement du cas De Gaulle. Cela ne devait pas être simple."

Williams Enghdal, Pétrole, Une guerre d'un siècle

 

"Quand je donne mon opinion, vous ne devez pas l'accepter jusqu'à ce que vous soyez convaincu qu'elle est correcte."

  Sheik Imran Hosein

       Les écrits, issus d'ouvrages, que nous vous proposons sont classés par domaine de réflexion et de savoir : Le Monde d'aujourd'hui vous propose un panel d'auteurs contemporains qui vous montre le monde tel qu'il est vraiment et non pas tel qu'on vous le décrit. Le Monde d'hier se repose pour sa part sur des écrits qui font référence aux fondations du monde moderne, ce qui permet de mieux le comprendre.

En outre, pour Dominer les Masses, les différents Pouvoirs ont recours à la manipulation et au mensonge. Sans maîtrise des subtilités rhétoriques et autres théories d'asservissement, l'émancipation du Peuple est impossible.

D'autre part, l'homme maître de savoirs est un homme dont l'esprit tend à l'émancipation. Ouvrons donc une des portes de ce monde infini avec Savoir et Connaissances.

Pour finir sur une note de volupté, Mots et Langages vous encourage à la maîtrise de la langue, une des libertés premières, par le biais d'oeuvres classiques qui la magnifient. Bonne lecture...