Lieu de réflexion qui met à votre disposition des textes issus d'ouvrages souvent ignorés des grands médias,  pour aiguiser votre esprit critique.  Belles lectures .

 

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Derniers textes proposés

 

La pensée d'Adam Smith trahie

 

« En fait, son argument crucial en faveur des marchés était là : dans des conditions de liberté parfaite, ils conduiraient à l'égalité parfaite. La célèbre expression de Smith "la main invisible", que tout le monde utilise totalement de travers, n'apparaît qu'une seule fois dans La Richesse des nations, et c'est dans le contexte d'un raisonnement contre ce que nous appelons aujourd'hui le néolibéralisme. Smith dit que, si les industriels et les investisseurs anglais importaient de l'étranger et investissaient outre-mer plutôt que chez eux, ce serait nuisible à l'Angleterre. Autrement dit, s'ils suivaient ce que nous appelons aujourd'hui les principes d'Adam Smith, ce serait nuisible à l'Angleterre. Mais, poursuit-il, il n'y a aucune raison de redouter ce scénario, car " à égalité de profits ou à peu près, tout marchand en gros préfèrera, individuellement, utiliser des biens produits sur le territoire national et investir dans son pays. Ainsi, comme s'il était "conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions", il conjurera la menace de ce qu'on appelle aujourd'hui le néolibéralisme. »

                             La doctrine des bonnes intentions, Noam Chomsky (2004)

 

 

Prise en otage des Etats

 

« Des sociétés d’avocats, des agences de renseignement et des sociétés de sécurité privées se sont spécialisées dans les poursuites contre des gouvernements délinquants – nuisant à la rentabilité du capital – et un gouvernement d’Amérique du Sud a été dûment poursuivi pour avoir augmenté le salaire minimum, un autre pour avoir laissé une guérilla perturber les opérations minières, un troisième pour avoir laissé des activistes de l’écologie recueillir et diffuser des informations nuisibles à ses plantations agricoles ! »

 Le mur de l’Ouest n’est pas tombé, Hervé Juvin (2015)

 

 

Bailleurs de fonds

 

« Sur l’estrade politique, un « homme d’Etat » doit être soigneusement maquillé et apprêté par ceux qui le poussent vers l’avant. Il faut toutefois que le futur « homme d’Etat » soit nourri d’une grande ambition personnelle couplée, si possible, à la possibilité à chaque instant, d’être sujet à chantage pour des faits antérieurs, c’est-à-dire quelqu’un qui ne saurait devenir trop indépendant dans le temps, mais à qui on l’on peut tout le temps « susurrer » des conseils politiques. C’est ainsi que se fait un vrai « homme d’Etat » par le tact et la persévérance dans le temps. C’est ainsi que, le moment venu, Franklin D. Roosevelt devint un excellent acteur à la « Barrymore » sur le plan politique, dans la mesure où il pouvait patauger délicatement dans les eaux de l’opportunisme politique, voire de l’indiscrétion contenue, pour s’assurer la claque feutrée de ses bailleurs de fonds. »

Curtis B. Dall, Franklin D. Roosevelt (1968)

 

 

L'Eglise et les Impôts au Moyen Age 

  

« Les catalogues des droits féodaux, des redevances en tout cas, font état tout naturellement, de la dîme, perçue par l’Eglise ou par des accapareurs. Mais, là aussi, l’examen tourne vite court et n’envisage rarement ni le poids de cette levée, ni sa véritable nature. Les mises au point pourtant ne manquent pas. Sur le poids tout d’abord : le prélèvement ne s’appliquait pas à toutes les récoltes mais principalement aux blés et n’atteignait pas toujours les 10 pour cent, loin de là. Sur l’usage ensuite : outre l’entretien du clergé, l’exercice du culte, les messes et les prières auxquels nombre de civilisations consacraient et consacrent encore, tout naturellement, des sommes appréciables, l’Eglise assurait alors une part notable de l’assistance publique (hospices, hôpitaux, maisons Dieu, aumônes, enfants abandonnés) et de l’enseignement dans les paroisses. Faut-il comparer ces prélèvements, de 5 à 10 pour cent, à ceux d’aujourd’hui, pour notre sécurité sociale et au coût de nos systèmes d’éducation ? »

 

 Jacques Heers, Le Moyen Age une imposture (1992)

 

 

Du social au sociétal

     

"Laboratoire sociologique et idéologique, les grandes métropoles montrent leur capacité à gérer une société de plus en plus inégalitaire en substituant la question ethnoculturelle à la question sociale. Cette opération vise à désamorcer par avance tout conflit de classes, potentiellement très coûteux. Paradoxalement, dans ce système, les inégalités socioculturelles favorisent la cohabitation. Les différences de classes entre couches populaires immigrées et catégories supérieures disparaissent, tandis que les différences culturelles sont valorisées. La diversité culturelle des grandes métropoles participe ainsi à un efficace brouillage de classe qui permet aux couches supérieures urbaines de maintenir leur domination. On comprend dans ce contexte l'attachement de plus en plus marqué des classes dominantes des pays développés à une diversité qui rend acceptable les inégalités en faisant disparaître toute concurrence. la lutte des classes pour l'égalité sociale laisse ainsi la place à un combat pour la diversité et à une légitimation de l'inégalité. On comprend donc que, dans les métropoles, l'immigration soit majoritairement perçue comme un processus positif. Elle empêche toute résurgence du conflit de classes, assure la pérennité d'un système de plus en plus inégalitaire socialement pour un cout relativement modeste en comparaison des bénéfices tirés de la mondialisation économique.

Débarrassé d'une "question sociale", aujourd'hui délocalisée dans les espaces périurbains et ruraux où se concentrent désormais la majorité des ouvriers et des employés, le champ politique des métropoles s'avère particulièrement apaisé. Les débats politiques se focalisent sur les sujets de société où les socialistes et les verts excellent. Des majorités vertes et roses se sont ainsi constituées dans la plupart des grandes métropoles et confirment le choix d'une "gestion sociétale" de la ville inégalitaire."

Christophe Guiluy,

Fractures françaises (2010)

 

 

 

Gourou

 

« Lorsque l'expert est insuffisant, ou trop pusillanime, on sort l'"oracle" ou le "gourou". L'expert envie l'oracle, car celui-ci ne fait référence à rien. Ni à un savoir, ni à une réalité, des données, des modèles, des statistiques ou autres choses ennuyeuses. Il se situe d'emblée dans l'Avenir, la Confiance et le Destin. Bref, la métaphysique. Comme à Delphes, "il ne dit pas mais fait signe". A vous de vous démerder.

George Soros est un oracle. Il impressionnait beaucoup de monde parce qu'il avait spéculé contre la livre en 1992 et fait sortir celle-ci du SME, en gagnant une paire de milliards de dollars. On le prit un peu moins au sérieux quand on sut, en juillet 1998, qu'il s'était fait plumer de plus du double en spéculant contre le rouble. Peu importe. Il continue de dire l'avenir, qu'il ne voit pas plus qu'un autre, la preuve, il perd plus que les autres. Même ruiné, il expertisera toujours, ne serait-ce que sa propre ignorance, pourrait-il la vendre, une fois expertisée. Alors que l'expert est constamment ridicule, l'oracle est toujours ironique est solennel. Il ne commet plus d'erreurs. Il est l'horoscope, qui satisfait toujours tout le monde, l'amant et le cocu en même temps. Il sait qu'il ne sait rien, comme Socrate, sacré oracle de son temps, ou comme Friedman, Barre, Attali, d'autres qui se sont fait une spécialité de cette sorte d'"ignorance supérieure". »

  Bernard Maris, Lettre ouverte aux gourous de l'économie (1999)

 

 

Éminences grises

 

La politique américaine est émaillée de ces éminences grises au pouvoir occulte et à l’influence inimaginable. Si ce sobriquet provient du personnage du père Joseph, capucin, homme de main et agent secret de Richelieu auquel il était entièrement dévoué, l’analogie s’arrête là ! Ces éminences grises présidentielles américaines sont dévouées, non pas aux présidents qu’elles « servent », mais aux groupes de pression qui en ont assuré (entre autre) les campagnes. Ce ne sont pas des conseillers des présidents : ils les tiennent en otages !

 

Curtis B. Dall, Franklin D Roosevelt (1968), Note de l’Éditeur

(1968), Note de l’Éditeur

 

 

L'opinion

 

 

« L’opinion devient fonction de l’identité raciale ou ethnique, du sexe ou de la préférence sexuelle. Des « porte-parole » auto-désignés de la minorité appliquent ce conformisme en frappant d’ostracisme ceux qui dévient de la ligne du parti – par exemple ces noirs qui « pensent blanc ». Combien de temps encore l’esprit de libre examen et de débat ouvert peut-il survivre dans de telles conditions ? »

 

Christopher Lasch,

 La révolte des élites (1996)

 

 

Deux poids deux mesures

  

« Ce qui nuit profondément à la paix du monde c’est le sentiment du deux poids deux mesures parce que finalement les pays occidentaux, Washington, la France s’émeuvent parce qu’il y a eu 40 personnes qui auraient été tuées dans une attaque chimique [en Syrie en avril 2018]. Evidemment si c’est vrai c’est absolument horrible et ça doit être condamné, mais on en est encore au stade des hypothèses puisque les preuves tardent à venir. En revanche, il y a des preuves tout à fait avérées qu’il y a eu entre 62 et 82 morts, selon Amnesty International, au royaume du Bahreïn au cours des dernières années pour des répressions de manifestants contre la dictature du roi du Bahreïn. Il n’y a jamais eu la moindre protestation. Peut-être que le fait que le Bahreïn soit le siège de la 5ème Flotte américaine dans le Golfe arabo-persique est-il pour quelque chose dans ce silence. Au cours de ces derniers jours on a quand même vu l’armée israélienne faire 18 morts en tirant dans des manifestants à Gaza et des centaines de blessés. Les protestations des gouvernements américain, britannique et français ont été les plus discrètes sur cette affaire. La présence saoudienne au Yémen où depuis 3 ans il a plus de 10 000 morts, dont des civils, n’a pas gêné les gouvernements américains et français, puisque le prince Mohammed Ben Salmane vient de leur faire une visite très chaleureuse. »

 

François Asselineau,

 RT France, 14 avril 2018

 

 

 

 

Dépolitiser

 

« Dépolitiser consiste à faire accepter au bétail son statut de dominé en détournant son regard sur des faux problèmes, ethniques, religieux, de genre, ou en le divertissant par le sexe, la danse, les soins du corps, le sport, les jeux vidéo.... Et si possible tout cela ensemble ! Et pour la fraction encore lucide du bétail, encore politisée et consciente de cette lutte des classes, il n'y a qu'à la marginaliser en disqualifiant ses arguments avant débat. On peut, en vrac, accuser de populisme, d'homophobie ou de misogynie toute remise en cause radicale de notre système. Ou, mieux encore, d'antisémitisme ! Aussi longtemps que nous parvenons à diviser le bétail et à créer des conflits entre les religions, les ethnies, les sexes et les générations, il ne pense pas à se retourner contre nous et nous pouvons régner tranquillement sur lui. »

 

 

Lucien Cerise Oliganarchy (2013)

 

 

 

                                       Novlangue

 

"Dans le figaro magazine de 6 janvier 2007, Alain-Gérard Slama écrit que "les deux valeurs cardinales sur lesquelles repose la démocratie sont la liberté et la croissance". C'est une définition parfaite du libéralisme. A ceci près, bien sûr, que l'auteur prend soin d'appeler "démocratie" ce qui n'est en réalité que le système libéral, afin de se plier aux exigences définies par "les ateliers sémantiques" modernes (on sait ainsi qu'aux Etats-Unis on désigne les officines chargées d'imposer au grand public, à travers le contrôle des médias, l'usage des mots le plus conforme aux besoins des classes dirigeantes). Ce tour de passe-passe, devenu habituel, autorise naturellement toute une série de décalages très utiles. Si, en effet, le mot "démocratie" doit être, à présent, affecté à la seule définition du libéralisme, il faut nécessairement un terme nouveau pour désigner ce "gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple" où chacun  voyait encore, il y a peu, l'essence même de la démocratie. Ce nouveau terme, choisi par les ateliers sémantiques, sera celui de "populisme". Il suffit, dès lors, d'assimiler le populisme (au mépris de toute connaissance historique élémentaire) à une variante perverse du fascisme classique, pour que tous les effets désirables s'enchaînent avec une facilité déconcertante. Si l'idée vous vient, par exemple, que le Peuple devrait être consulté sur tel ou tel problème qui engage son destin, ou bien si vous estimez que les revenus des grands prédateurs du monde des affaires sont réellement indécents, quelque chose en vous doit vous avertir immédiatement que vous êtes en train de basculer dans le "populisme" le plus trouble et par conséquent, que la "bête immonde" approche de vous à grands pas. En "citoyen" bien élevé (par l'industrie médiatique), vous savez alors aussitôt ce qu'il vous reste à penser et à faire."

Jean-Claude Michéa, 

L'Empire du moindre mal (2007)

 

  

Systémo-compatibles

 

« Les uns se paluchent sur des statues d’Odin, les autres se finissent sur une affiche de Trotski. Les uns ont pour Dieu l’épiderme, les autres, Benetton. Les uns pensent que la France n’existe plus tout à fait après 1789, les autres qu’elle est née en 1789. Les uns et les autres sont donc aussi proches que peuvent l'être une cravate à pois et un pachycéphalosaure. Et pourtant c’est mains dans la main qu’ils se battent pour rester dans l’Union Européenne. Les uns y voyant un sanctuaire de l’Occident blanc, les autres une machine à détruire les nations. Et c’est pour cela que le monde financier qui nous gouverne les a malicieusement désignés comme ennemis publics. Parce que ça braille, ça fait peur dans les chaumières, mais ça ne gêne pas la libre circulation des capitaux ! Bienvenu dans le monde systémo-compatible ! »

 

Jérôme Pages

 

  

Jouer avec le feux 

 

« Entre autres, les Etats-Unis susciteront les Talibans, et Oussama Ben Laden, contre l’union soviétique, avant d’affronter les Taliban et de nommer Ben Laden ennemi public numéro un. La créature se retourne toujours contre son créateur, le golem échappe toujours à la maîtrise de son fabricateur. Alors, faut-il conclure que les USA sont depuis un siècle des apprentis sorciers, ou, en d’autres termes, des imbéciles géopolitiques, de grands enfants incapables de remplacer la Grande-Bretagne dans le rôle de gendarme du monde ? C’est ce qu’il paraît difficile de croire à la longue. D’autant qu’ils jouissent des moyens de renseignement les plus puissants du monde, d’universitaires érudits, de cercles de réflexion (« think tanks ») et de revues de géopolitique où se débattent longtemps à l’avance les questions les plus graves. On doit en tirer la conséquence que, sinon les dirigeant de façade, du moins ceux qui les commanditent, savent ce qu’ils font et que cette stratégie désastreuse est voulue. »

  Martin Peltier, 20 bonnes raisons d’être anti-américain (2015)

 

 

Vomir le capitalisme

 

"Aussi longtemps que le peuple mordra à l'appât en sacrifiant au culte de veau d'or, il devra payer par un travail de plus en plus aliénant, des achats de plus en plus coûteux, de moins en moins utiles, de plus en plus décevants. Il faut avoir le courage de lui dire : halte, cela suffit. Dans votre intérêt, mais aussi dans celui des autres qui se refusent à mener vitre vie, mais que vous empoisonnez avec votre béton, vos autoroutes, vos jérémiades, tout un système que vous n'avez pas créé, dont vous êtes les victimes, mais dont vous risquez de devenir les complices. Et ne croyez pas qu'il existe des faux-fuyants. On ne vous demande pas de faire vœu de pauvreté, mais de refuser cette prétendue consommation pour briser l'engrenage. Alors, ayant changé de vie, donc de mentalité, vous en viendrez à lutter contre le système pour un vrai bonheur qui ne sera pas fondé sur un bien-être matériel exclusif et illusoire. Mais aussi longtemps que vous n'aurez pas changé votre fusil d'épaule, vous ne ferez que vous débattre et vous épuiser dans la nasse. le capitalisme vous tient par un leurre. Il ne fallait pas l'avaler. Mais puisque le mal est fait, il est encore temps, pas pour longtemps d'ailleurs, de le vomir."

Claude Alzon, 

La mort de Pygmalion (1974)

 

 

La "valeur"...

  

Savez-vous vraiment ce qu'est la valeur ? Avez-vous réfléchi au poids de ce mot que vous utilisez ; moins souvent, il est vrai, vous préférez le mot "richesse". La France de plus en plus riche, l'entreprise productrice de richesse...

 

Vous croyez-vous sincèrement  autorisés à utiliser le mot "richesse" ? Savez-vous que les déchets, la transformation des forêts en latérite, les bidonvilles qui ceinturent les villes à la place des campagnes, la dépense d'essence dans les embouteillages, la mutation de l'eau en poison, l'agrandissement du trou d'ozone son de la "richesse" ? Car il y aura bientôt des marchés de gaz a effet de serre, avec une offre, une demande, des prix, donc de la richesse!

 

Savez-vous que plus l'eau devient rare, dégueulasse, donc chère, plus les hommes s'"enrichissent" dans votre système ? Que plus le monde est empoisonné, plus il est riche, par simple effet de rareté ?

 

  Bernard Maris,

Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles (1999)

 

  

 

Syrie

  

« Lorsque les États-Unis décidèrent unilatéralement et illégitimement d’intervenir militairement dans mon pays, Washington déclara qu’ils intervenaient pour combattre Daech. Ensuite, ils se ravisèrent en disant qu’ils venaient pour construire des bases militaires permanentes afin d’assurer leur sécurité stratégique et celle de leurs alliés. Puis, ils se ravisèrent encore en expliquant qu’ils restaient en Syrie pour créer des milices armées rebelles à la souveraineté syrienne, lesquelles contrôleraient les ressources pétrolières, gazières et hydriques ; autrement dit, pour créer un mini-État par la force. Mais, ils se ravisèrent une fois de plus pour annoncer : « Nous resterons en Syrie même si Daech est défait » ; les mêmes propos tenus sur l’Irak afin de justifier la présence pérenne de leurs forces armées dans le pays.

 

Et, ils se ravisèrent encore pour prétendre : « Nous ne quitterons pas la Syrie tant qu’un règlement politique n’est pas mis en place et que la sécurité de nos alliés dans la région n’est pas garantie » ; leur dernière sortie brillante étant : « En Syrie, nous combattons l’Iran, le Hezbollah et la Russie ».

 

Il n’est pas loin le jour où ils nous diront : « Nous sommes en Syrie pour combattre les extra-terrestres venus du fin fond de la voie lactée ». »

 

Bachar Jaafari, ambassadeur syrien à l'ONU,

                                                                                 Devant le Conseil de sécurité, 14 février 2018

 

 

Tags

  

« Selon certains, le tag dans l’espace publique serait l’affirmation de soi des « invisibles ». Toutefois, entre montrer qu'on existe pour montrer qu'on existe par une bête dégradation, et avoir un réel message politique il y a une différence...En outre, les véritables « invisibles » sont ceux qui meurs socialement dans le silence, et de ces personnes il y en a autant si ce n'est plus, en pourcentage, dans la Creuse qu'ailleurs, et pourtant on n'y dégrade pas l'espace publique.... Il y en a encore beaucoup qui n’ont pas compris que le réel combat est social et non pas ethnico-minorito-communautaire, A part la politique de l’excuse ou la victimisation primaire, rien ne justifie de salir ainsi l’espace publique. En tout cas, surtout pas avec des ersatz de mots formulés dans la langue de nos maîtres. »

 

Lectures au peuple de France, 23 février 2018

 

 

Armes nucléaires

 

« Le monde est partagé en deux. D’un côté, ceux qui peuvent annoncer fièrement qu’ils vont développer des armes nucléaires tactiques miniaturisées. Et, de l’autre, ceux qui n’ont pas le droit de posséder ne serait-ce qu’un dixième de milligramme d’uranium. »

Lectures au peuple de France, 22 février 2018

 

  

Aveu

 

« Le Secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a reconnu vendredi 2 février 2018 que les États-Unis d’Amérique n’ont jamais eu la moindre preuve démontrant que le gouvernement syrien avait utilisé du gaz toxique contre sa propre population, qu’il s’agisse de la tragédie de la Ghouta survenue en août 2013 ou de la tragédie de Khan Cheikhoun survenue en avril 2017. »

 UPR.fr, citant Newsweek, Communiqué de presse du 11 février 2018

 

 

 

Pollution

 

« Le monde politico-médiatique se mobilise pour le Climat et contre le réchauffement climatique, arguant des responsabilités anthropiques, alors que des zones d’incertitude persistent. Notez pour exemple que l’étude détaillée des archives du passé semble nous montrer que si les teneurs en CO2 ont fluctué dans le passé, elles ont suivi les augmentations de température et non l’inverse. D’un autre côté, l’activité humaine est responsable sans contestation possible de la pollution de l’atmosphère, des sols et des océans… mais bizarrement pas de COP 21 de la pollution. »

                                                                                         Lectures au peuple de France

 

 

Guerre plus ou moins soft

 

« C’est une guerre plus ou moins « soft » qui ne se nomme pas. Cette guerre est à l’intérieur des pays, contre des couches sociales, contre des cultures et à l’extérieur contre des pays ou blocs qui refusent de se laisser laminer, déculturer ou coloniser par la marchandise et le capital financier. Dans cette guerre, ce qu’il s’agit de défendre c’est l’ordre social kleptocratique, élitiste et globaliste, celui qui convient à l’Accumulation sans limites. »

 

Bruno Bertez, 28 janvier 2018

 

 

Nation

 

«Une nation c’est un sentiment, un désir, un plébiscite de tous les jours… mais pas que. Une nation c’est un peuple qui vit dans un même Etat et sous les mêmes lois. Une nation est donc aussi définie par ses frontières et sa constitution. Elle est de fait personnifiée par une autorité souveraine. De ce qui précède, déduisons-en qu’une « nation souveraine » est un doux pléonasme… et que la France, soumise à Bruxelles, ne peut plus être qualifiée de nation. »

Lectures au peuple de France

 

 

Souveraineté

 

« C’est le propre de tout instrument de pouvoir être mal utilisé. Mais, cessons nous d’utiliser un couteau parce qu’il fut utilisé par certains pour commettre des crimes ? Bref, on n’a jamais vu dans l’histoire de la pensée un instrument condamné du fait du mauvais usage qu’en firent certains. Le discours qui prétend refuser la Nation et la souveraineté du fait des mauvais usages qui ont pu être ne tient pas. C’est un discours moralisateur d’une rare bêtise qui confond les niveaux d’abstraction. » 

Jacques Sapir,

                                                        Nature politique de la souveraineté, 24 avril 2014

 

 

 De Gaulle

 

« La seule chose que les Américains ne lui ont jamais pardonné, m’a dit Pierre Messmer peu avant sa mort, ça n’est pas sa sortie de la défense intégrée de l’OTAN, ni son fameux discours de Phnom-Penh dénonçant la guerre au Vietnam, mais c’est sa remise en cause du « privilège exorbitant du dollar ». Monnaie de réserve mondiale, encore liée à l’or à l’époque, du moins symboliquement, le dollar permettait aux USA de vivre à crédit sur le dos du monde en faisant marcher à tour de bras la planche à billets. »

 

Morgan Sportès,

 

Le MAI 1968 dont les médias n’ont pas voulu parler, 31 janvier 2010

 

 

Lobbying

 

« Il a été demandé au président de la BCE de ne plus fréquenter un club secret composé de banquiers de haut vol, suite à des allégations affirmant que ce groupe avait pu utiliser de son influence pour orienter les politiques (de la BCE). Suite à une enquête longue d’un an, Mario Draghi a été informé ce mercredi par le médiateur européen, Emily O’Reilly, que ses liens étroits avec ce groupe du G30 basé à Washington représente une menace pour la réputation de l’institution. »

                                                                                                          The Guardian.com,

Cité par or-argent.eu, 19 janvier 2018

 

En France, les députés des états généraux étaient porteurs de mandats spécifiques (les cahiers de doléances). Une des premières décisions de l'Assemblée nationale fut d'interdire, dès juillet 1789, la pratique du mandat impératif. Cette décision ne devait  jamais être remise en cause, ni pendant la Révolution, ni après. En 1973-1974, une partie du mouvement Sans-Culotte fit pression pour que les élus fussent révocables de façon permanente et discrétionnaire par les assemblées de base. Le projet de constitution présenté à l'Assemblée prévoyait une telle révocabilité. Celle-ci ne fut finalement pas instituée."

 

Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif.

 

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"Quand je donne mon opinion, vous ne devez pas l'accepter jusqu'à ce que vous soyez convaincu qu'elle est correcte."

  Sheik Imran Hosein